Beat Cop - Bon ou mauvais flic?

Bienvenue dans Beat Cop, le jeu aux milles et un clichés et à l'humour décapant.

Peut être connaissez vous les jeux Papers Please et Beholder. Et bien Beat Cop n'a rien à voir avec ces deux jeux et pourtant il m'y a beaucoup fait penser. Le jeu se lance avec un message à l'attention du joueur. On a ici affaire à un hommage aux séries policières des années 90. Préparez vos donuts, votre carnet de contraventions, on part faire régner l'ordre dans un quartier pourri.

Humour décapant. Chaque jour commence avec un discours du boss.

Nous incarnons Jake Kelly, ancien détective accusé de meurtre dont l'enquête est toujours en cours. En attendant le verdict de l'enquête, Jake est condamné à faire le petit boulot dans la rue. C'est un retour en arrière dans sa carrière, une voie de garage. Jake devra se tenir à carreau et refaire ses preuves dans ce nouveau commissariat. Mais son boss ne manquera pas l'occasion de lui rappeler dans quelle merde il est chaque matin. Ajoutez à cela une femme qui cherchera par tous les moyens à vous soutirer quelques dollars durement gagnés.

Le boss et les collègues de Jake sont des caricatures bourrées de clichés. La moindre conversation avec eux nous rappellera les films comiques des années 90. Le jeu atteint clairement son but de ce point de vue là.

Les rues débordent d’événements en tout genre.

Mais nous pouvons compter sur Jake pour profiter de sa situation désastreuse pour la faire tourner à son avantage afin d'élucider cette histoire de meurtre et d'accusation à tort. Mais avant d'avancer dans cette affaire, il devra accomplir ses tâches quotidiennes obligatoires sous peine d'avoir une réputation bien merdique au commissariat.

Les tâches consisteront essentiellement à sécuriser le quartier en mettant les voleurs derrière les barreaux, en collant des PV aux voitures mal stationnées, ou ayant des pneus ou phares défectueux. Régulièrement Jake se verra confier des missions spéciales sortant de l'ordinaire pour lesquelles il devra être très présent. Mais ses tâches quotidiennes devront toujours être faites. Une gestion du temps mis à disposition s'impose, les heures de la journée défilant petit à petit.

Jake aura de nombreuses opportunités de se faire des amis ou des ennemis dans le quartier. La mafia italienne et les gangs locaux sont au rendez-vous. Il conviendra de jongler entre les deux pour éviter de se faire décapiter dès le 2ème jour.

Le design pixelart simpliste du jeu ne fera pas l'unanimité.


Il sera difficile de résister à devenir un flic pourri, tous les autres flics nous conseillant eux mêmes de profiter un peu des faveurs de la mafia et des gangs.

La mafia nous proposera des faveurs dont certaines nous permettront de progresser dans notre enquête perso. En échange de quoi il faudra fermer les yeux sur certaines activités.

Les gangs eux nous proposeront de nous faire un peu d'argent à côté en échange d'une certaine tranquillité.

Le joueur devra jongler entre la mafia, les gangs et la police afin d'être droit dans ses bottes tout en s'offrant la possibilité d'avancer dans l'histoire. Des choix seront constamment faits qu'on le veuille ou non. Un événement raté, aider l'un plutôt que l'autre, ne pas coller suffisamment de PV, etc... Tout a un impact, relativement minime certes, mais tout à un impact. Le plus direct sera notre salaire qui pourra être considérablement augmenté ou pas.

Chaque mission se termine par un compte rendu des actions faites.

Beat Cop propose une approche très intéressante du jeu d'enquête. Malheureusement la redondance du principe en lui même en rebutera plus d'un. Se mettre dans la peau d'un flic et faire ses tâches journalières c'est fun un moment. Mais quand on doit coller 12 PV en une journée, ça commence à vite nous les briser... Son humour décapant fera mouche et permettra aux courageux de tenir la distance pour découvrir une blague toujours plus salace que la précédente.

Beat Cop Note XboxOrNot

sur 100

Goma
Par

Le petit dernier de GameOrNot, c'est Goma. On pense qu'il est là par passion. Mais détrompez-vous, sa véritable nature se dévoile quand on prend quelques secondes pour faire du verlan sur son pseudo. Goma. Mago. Il doit aimer les Doritos ! A moins que ce ne soit une alusion à sa magic' touch' ?

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