Beholder - La fête des voisins version Orwell !

Beholder est saisissant ! Il fait froid dans le dos car il nous rappelle la part sombre de l'humanité. Un jeu a découvrir pour ne pas oublier tout en jouant à un jeu de qualité.

En 2016 est sorti Beholder. C’était sur PC donc je n’y ai pas joué. Pourtant le jeu a été apprécié, acclamé et tout le bazar. Maintenant, il est sur One, je vais donc pouvoir rattraper mon retard. Cependant, la saveur sera-t-elle la même ? Le jeu pourrait être comme un soufflé qui serait… Retombé !

Petite discussion "anodine" avec le fiston !

« Si j’étais né en 17 à Leidenstadt… », c’est le truc classique. On regarde les événements du passé et on dit ceci ou cela. Mais comment aurions nous fait ? This War of Mine proposait un postulat en temps de guerre avec des choses assez rudes. Ici, nous sommes en temps de "paix" mais sous un régime totalitaire. Les auteurs ont pioché chez Huxley, Orwell ou dans l’histoire. On pourrait très bien être en Allemagne de l’Est ou en URSS à l’époque où l’espionnage de ses voisins était l’activité la plus normale. Dans Beholder, vous êtes nommé par l’Etat en tant que « concierge » d’un immeuble. Derrière ce métier, vous avez le devoir d’observer, de rapporter et de maintenir « l’unité du pays ». Pour cela, tous les moyens sont bons du moment que l’état y trouve son compte. Un petit chantage, une confidence, ou même de la corruption peuvent être utile pour mener à bien votre mission de renseignement. A vous de voir si vous voulez être un fidèle serviteur de l’état ou bien un rebelle ou encore un opportuniste. Surtout que vous n’êtes pas seul. Vous avez une famille et elle a ses propres besoins. Allez vous acheter de l’aspirine au marché noir pour votre gamine ou bien être un serviteur loyal et la laisser mourir ? A moins que vous ne trouviez un gentil voisin pour vous aider. A ce moment là, si ce voisin fait un acte prohibé par le gouvernement, le dénoncerez vous ? Le jeu vous place dans tout un ensemble de situation qui ne sont pas toujours facile à jongler et vos actes vous suivent tout au long du jeu. Ainsi, selon vos choix, vous aurez le droit à plusieurs cinématiques de fin.

On se sent observé ?

Le jeu prend soin de raconter sa trame et il prend soin de ses visuels. Le côté noir et blanc, le côté cartoon avec ses personnages en ombre noir et aux yeux blancs… Tout cela contribue à poser une ambiance humaine mais à l’atmosphère lourde. Lourde de conséquences et lourde du poids de la suspicion, du mensonge et la délation. Le gameplay, s’il est relativement simple à prendre en main, souffre d’imprécision. C’est dommage au regard du soin apporté au reste du jeu. De plus, les allers et retours entre les étages ne sont pas toujours hyper rigolo. Un sentiment de redondance peut alors se manifester car sur vos quêtes, vous comprenez vite qu’il faut courir d’un voisin à l’autre avant que ces derniers partent en balade.

Ma fille de 5ans aura le droit à un rapport !

Cela dit le jeu est prenant. On cherche à aider les gens ou le gouvernement ou les deux selon différentes approches. Certes, le jeu propose les mêmes choses d’une partie à l’autre mais il marrant de tenter l’aventure sur au moins 2 ou 3 runs. Pour un petit jeu du live, c’est un bon petit jeu qui place le joueur dans une réflexion sur la liberté et les relations avec la société.

"Vous avez quelque chose à me dire ? "

 

Beholder Note XboxOrNot

sur 100

  • Embranchements
  • Ambiance
  • Idée
  • Allers et retours !
  • Gameplay imprécis
  • Rejouabilité un peu redondante
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

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