Dangerous Driving - Un petit Burnout qui veut devenir grand

Attention, si vous attendiez enfin une suite aux anciens Burnout, vous allez peut-être trouver le sourire avec Dangerous Driving.

Mais je dis bien « peut-être » et cela pour plusieurs raisons. Pour la petite histoire, Dangerous Driving est développé par le studio Three Fields Entertainment. Un studio qu’on suit depuis le début, on n’a pas attendu la sortie de Dangerous Driving pour pondre des tests de leurs jeux. Le premier s’appelait Dangerous Golf en 2016, où il fallait tout péter avec une balle de golf. Un jeu défoulant mais très répétitif. On sent que le studio bossait sur son moteur de jeu. Ensuite est apparu Danger Zone en 2017 et sa suite Danger Zone 2 en 2018 : ces deux jeux nous rappelaient le mode Crash de la série Burnout. Normal, car le studio Three Fields Entertainment a été fondé par les fondateurs de Criterion, les papas de Burnout. Ces trois jeux ont tous eu la cinquantaine, ils étaient sympa à jouer mais voilà, pas de quoi fouetter un chat.

TAKEDOWNNNNNN

Et puis, voici que débarque cette année : Dangerous Driving. Et là, pour le coup, on peut parler de suite spirituelle (et même plus) de Burnout 3. D’ailleurs dès le menu du jeu, on a l’impression de jouer à Burnout 3. On retrouve tout le sel de la licence à ses débuts. Mais attention, le voyage dans le temps sera violent pour certains. Burnout 3 Takedown est sorti sur PS2 et Xbox en 2004. Cela date… Mais quel jeu ! Du fun à l’état brut. Alors Dangerous Driving tente de reproduire le même délire, et il y arrive en partie.

A FOND !!!

Techniquement parlant, nous parlons d’un jeu développé par une petite équipe et un petit budget. Du coup, le moteur de jeu n’est pas exceptionnel, et cela se remarque lors des crashs. Aucune déformation de véhicules, c’est dommage, c’était une des forces de la série Burnout depuis le troisième épisode. Lorsqu’il y a un accident, on verra juste des roues qui se barrent ou des rayures un peu profondes. C’est vrai que cela manque de réalismes et surtout, c’était quand même bien cool de voir sa voiture en pièces comme dans Burnout Paradise. Mais Three Fields Entertainement n’est pas EA, donc on oublie le budget AAA pour ce titre. Idem pour la bande son. Tous les jeux de ce développeur ne possèdent pas de musique in game. C’est fort dommage, car il y a beaucoup de musiques libres de droit sympas dans le monde. Heureusement pour les possesseurs de compte Spotify Premium, une fonction a été intégré à Dangerous Driving pour qu’on puisse utiliser nos playlists en courses, en changeant la zik avec le pad. Mais bon il faut un compte Spotify, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

UN DOUBLE

Mais mis à part ces problèmes de budget, qui se ressent sur les graphismes pas exceptionnels, les déformations inexistantes ou l’absence de musique, le reste est FUN. Dangerous Driving nous propose comme unique mode le Dangerous Driving Tour : une carrière à l’ancienne avec divers types de courses. On aura donc des courses contre 6 adversaires, où il faut finir premier. Les Road Rage tout droit issus de Burnout où il faut expulser les adversaires de la course avec des Takedowns. Des courses contre la montre, pas besoin de décrire la chose, ou encore les Eliminator, pareil, pas besoin de détailler. Le mode Poursuite, où dans la peau d’un flic il faut stopper un ou plusieurs véhicules. Les Heatwave, des couses sans Takedown, où on doit enchainer des… Chaines de boosts. Les Face-à-face où on doit battre un adversaire pour piquer sa caisse et enfin les Grand Prix qui sont les épreuves finales de chaque catégorie sous forme de mini championnats. Et les catégories ? Il y en a 6 : Sedan, SUV, Coupé, SuperCar, HyperCar, Formula DD. Chaque catégorie est une voiture identique qui existe en plusieurs variantes : Classique, Tuning, Avancé et Prototype. Bref, à mes yeux le jeu est plutôt très complet. Ils ne se foutent pas de la gueule du monde.

SAUT DE LA MORT

Le gameplay est à l’ancienne. C’est de l’arcade à mort. Cela surprendra plus d’un joueur qui pensait que l’arcade s’arrêtait à Forza Horizon. Non, ici on est un stade encore au-dessus. C’est hyper accessible et hyper bourrin. Mais attention, la moindre erreur peut être fatale. Le jeu nous impose d’avoir des réflexes de malade. Les courses sont d’ailleurs parfois très longues, et si on se crashe trop souvent, il sera impossible de revenir dans la course. Je n’ai pas rencontré trop de bugs pour ma part, donc mis à part l’IA en mode tricherie absolu lorsqu’elle n’a pas appréciée de se prendre une voiture du trafic, pour vous rattraper en 3 secondes avec une vitesse de dingo, le reste ça va.

C'est pas si vilain que ça non plus

Dangerous Driving Tour est à mes yeux un titre qui remplit sa part du marché dans les grandes lignes. Pour un jeu indépendant, la réalisation tient la route même si elle ne peut pas tutoyer celle de titres au budget digne de ce nom. C’est pas très joli mais c’est loin d’être moche. Le gameplay est un hommage aux premiers Burnout. Les modes de jeu sont nombreux. Et si vous avez un compte Spotify vous pouvez foutre une playlist Burnout et se croire au début des années 2000 sur Xbox ou Xbox 360. Un titre sympa, non sans défaut, mais qui vous défoulera quelques soirées. Et il n’y a plus qu’à espérer une suite prochainement avec un budget plus imposant. A noter que les développeurs prévoient des mises à jour très prochainement dont peut-être des épreuves Crash. A surveiller !

 

Dangerous Driving Note XboxOrNot

sur 100

  • Mode de jeu
  • De la course à l'ancienne
  • Contenu
  • Pas de musique si on n'a pas Spotify
  • On aimerait un plus gros budget
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.

Commenter

Participer à cette discussion.