Kingdom Come Deliverance - Come, come, come into my life !

Oyez Oyez ! Venez chercher la gloire dans le royaume de Bohème ! Avec ses femmes, sa bières et ses spadassins, le royaume a de quoi satisfaire toutes vos envies !

Lorsqu’un jeu comporte des épées, en général, c’est pour moi. Si vous ajoutez une touche de jeu de rôle, vous êtes maintenant certains que Riggs ne va pas être la cible. Du coup, lorsque Kingdom Come Deliverance (ou KCD) est arrivé à la rédac’, j’ai commencé de suite mon travail de testeur. Il faut dire que le jeu semble être gourmand en temps. Ça doit être la conséquence d’un jeu préparé aux petits oignons par des développeurs passionnés de moyen-âge et férus de réalisme. Pour ma part, j’étais à la fois impatient et inquiet. Impatient de tâter un jeu ambitieux pour qui donjons ne rimaient pas avec dragons. Inquiet car depuis Mount & Blade, le genre « moyen-âge réaliste » avait pris du plomb dans l’aile.

Voilà une belle table !

Dès le début du jeu, les visuels m’invitent au voyage. Me voici en Bohême en 1400 et des poussières et le royaume n’est pas au top de sa gloire. Depuis la mort de l’empereur Charles, ses fils n’ont pas été incroyables. Entre un queutard en détention et un guerrier revanchard, le peuple est entre de bonnes mains. Vous êtes le fils du forgeron, un peu comme Conan en son temps. Comme lui, votre petite vie va être chamboulée quand votre famille va être massacrée par l’armée et que la dernière épée faîte par votre papa va être dérobée. Commence alors une quête de vengeance qui va vous emmener dans l’histoire de la Bohême et la vie de l’époque. Le scénario est bien fichu : simple, il guide votre personnage dans son exploration du jeu. Efficace, elle vous permet de mieux appréhender la vie quotidienne du 15ème siècle même si au début, on se dit que notre basse extraction ne va pas être un atout pour devenir guerrier. Mais bon, comme vous êtes un gars « qui n’en veut », vous passez outre tout cela et vous avez de bons appuis dans les hauts rangs.

Robin est dans la place !

De plus, tous les chemins mènent à Rome dans ce jeu. Vous n’êtes pas obligé de vous payer une armure de plate pour réussir. Etre bien sapé et avoir la tchatche, ça peut vous mener loin également. Une même quête se réalisera de plusieurs façons et il est alors possible de jouer subtilement ou frontalement selon nos goûts. Arc, épées, dagues, persuasion, menace, etc. Le jeu s’aborde sous plusieurs angles. Cela tombe bien puisque les développeurs ont pris le temps de penser à tout ou presque. Votre personnage regorge de stats diverses et de choses à penser. Ici, pas question d’oublier de boire, manger, se laver, dormir sous peine d’être mal en point. Imaginez vous devant une damoiselle en sentant l’étable, votre persuasion en prendrait un coup ! De même, votre matos, ça s’entretient ! Pas question d’aller au combat avec une épée sur le point de se briser. Le jeu se veut donc réaliste et il faudra donc bien se préparer avant d’aller faire une quête.

"J'y vais mais j'ai peur"!

C’est bien l’idée dans KCD : il faut prendre son temps. Rien que le prologue, cela peut prendre trois heures. En voulant aller vite, en comprend que l’on n’arrive à rien de bien. Dès lors, on adopte le rythme du jeu et les choix que l’on fait s’accorde selon ce rythme également. Vous êtes un joueur invétéré ? Vous apprendrez à vivre la nuit ! D’ailleurs, jour, nuit ou attente ont leur importance. Un malade ne survivra pas si vous mettez trop de temps à l’aider.

"Salut le peuple"!

Le bémol, c’est qu’il n’est pas possible de sauvegarder comme on veut et que les interfaces ne brillent pas par leur facilité d’usage ou leur compréhension. De même, si les combats sont relativement bien faits, mais dès lors que deux ennemis sont là, c’est la panade. Je me doute bien que c’est logique, mais quand même, on sent une certaine lenteur dans les actions, dans le déroulement des combats. Puisque j’en suis à pinailler, les graphismes m’ont plu MAIS (il y a toujours un mais) cela n’est pas toujours hyper détaillé par endroit comme certains intérieurs ou comme ces foutus bosquets indestructibles et infranchissables. C’est dommage car on sent que les architectures sont fidèles, que les extérieurs sont grisants et qu’un certain sens de la mise en scène sont présents.

Bon, quand il faut y aller...

KCD malgré ses menus défauts offre une belle expérience, on se prend à s’imaginer être le héros d’une grande saga bien ancrée dans le réalisme de l’époque. KCD pourrait être une série tellement on se laisse prendre au jeu. Si vous aimez la durée de vie, vous aurez une grosse trentaine d’heure pour les amateurs de ligne droite. En vrai, vous mettrez le double sans vous forcez. De plus, si vous voulez tout faire, vous dépasserez la centaine d’heure comme ça rigole. Kingdom Come Deliverance est donc un bon jeu qui certes demande du temps et de l’investissement mais qui saura séduire.

Raté !

 

Kingdom Come Deliverance Note XboxOrNot

sur 100

  • Cinématiques
  • Principes de jeu
  • Durée de vie
  • Ambiance
  • Interfaces
  • Déplacements limités (méchants buissons)
  • Gameplay pas évident
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

Commenter

Participer à cette discussion.