Resident Evil 2 - Une journée en enfer

Resident Evil est de retour, avec un remake du deuxième épisode. Vrai plaisir coupable, ou sortie opportuniste ?

Je dois avouer que l’annonce de ce « nouveau » Resident Evil 2 m’a laissé de marbre. Je me méfie beaucoup de ce genre de produits. Il faut dire que ma passion pour cette saga est tout sauf linéaire. J’avais apprécié les premiers épisodes sur Playstation, car c’était vraiment quelque chose d’énorme à l’époque. Le remake Gamecube du premier épisode était également une bonne idée, avant un épisode 0 qui sentait le recyclage à l’infini d’une recette qui ne fonctionnait plus. Resident Evil 4 avait su renouveler la série avec un vrai bon épisode, avant de déboucher sur des suites de plus en plus mauvaises. Le 6 est pour moi une purge d’ailleurs, dont le seul truc qui me revient en tête est l’horrible logo de l’homme en costume de girafe qui se fait pomper goulûment. Et puis Resident Evil 7 fut une super surprise au point de me faire rekiffer la saga. Alors faire un remake du 2… oui le 2 était sympa à l’époque, mais retrouver le côté « couloir », les « énigmes à deux balles » et une histoire plan-plan des années 90 ne me motivaient pas plus que ça.

Ada est de la partie

Et bien je dois admettre que Capcom a fait le boulot pour moderniser ce titre au standard des jeux actuels. Alors oui, on pourra toujours reprocher le scénario qui n’a rien d’exceptionnel, avec des dialogues plutôt navrants dans la majorité des cas, mais pour le reste, on est dans l’ambiance, et on vit à fond les aventures de Leon Kennedy et Claire Redfield. D’ailleurs pour les deux du fond qui ne suivent pas, je fais un petit rappel du scénario de ce jeu. L’histoire, c’est simple, on découvre Leon Kennedy le nouveau flic de la police de Raccoon City qui arrive pour son premier jour (pas de bol) et Claire Redfield, qui recherche son frère Chris, le héros du premier opus qui a disparu depuis les événements du manoir Spencer (dans Resident Evil 1). Nos deux héros vont vite se retrouver séparer dans la ville, et on devra choisir le scénario A ou B. Bon, je vous le dis tout de suite, il y a un tronc commun assez volumineux, donc si vous voulez tout voir, en refaisant les deux histoires, vous vous taperez quand même pas mal de passages en doublons.

Mike Hammer sorti du cimetière

Le jeu s’apparente à un TPS. On contrôle notre personnage avec une vue type « caméra à l’épaule », un peu plus éloignée que celle de RE4 tout de même. Resident Evil est connu pour sa maniabilité « balai dans le cul » et bien pour une fois, ce n’est pas trop le cas. Nos héros bougent plutôt bien, ils sont réactifs, et pas trop raides. Alors oui, comme dans tous les TPS, dès qu’on est dans un endroit un peu étroit, on va se cogner dans les murs, mais rien de bien méchant. L’inventaire est toujours de la partie, avec des sacoches à récupérer pour pouvoir porter plus d’objets. Il va falloir constamment faire du stockage dans les abris pour ne pas se retrouver comme un con dans une salle à ne pas pouvoir porter un nouvel objet indispensable à notre avancée. Et comme d’habitude, manger de l’herbe, c’est bon pour la santé !

Tu as une sale gueule

L’action est très présente, on sera plus souvent entrain de combattre des ennemis qu’à résoudre des énigmes, et pour moi c’est une bonne chose. D’ailleurs les énigmes ne sont jamais bien compliqués, on s’en sort globalement toujours très bien. Par contre, au niveau des zombies à buter, il faut savoir qu’ils ont la tête dure. Il faut parfois plusieurs balles dans le crâne pour les buter. L’astuce que j’ai fini par utiliser, afin de ne pas me retrouver tout le temps à court de munitions, est de tirer dans les jambes puis de les finir au couteau. De cette manière on peut garder les munitions pour les monstres plus imposants et plus rapides. Non, parce que sinon il faut parfois une dizaine de balles pour finir un zombie basique, je trouve cela LEGEREMENT abusé.

Coucou!

L’ambiance est excellente. La réalisation technique du titre aide d’ailleurs vraiment à se plonger dans cette ambiance. Les décors sont magnifiques, les effets de lumière également. Un gros boulot a été fait sur la bande son, avec des musiques et bruitages qui peuvent filer des frissons. Lorsque le Tyran, l’espèce de Terminator qui veut notre peau, nous suit dans les niveaux, la bande son change et fait monter le trouillomètre. Certains combats de boss sont également intenses, avec des apparitions toujours impressionnantes. La mise en scène globale du jeu est très bonne. Le scénario n’est pas génial, mais comme il n’y a aucun temps mort, on finira la première campagne en 7 ou 8 heures sans avoir vu l’ennui pointer le bout de son nez.

Mais quelle journée de merde

Resident Evil 2 est un bon remake et surtout un bon jeu. Ce n’est pas une tuerie, car cela reste une reprise d’un jeu culte avec un moteur graphique qui tient la route, donc il n’y a pas l’effet « waouh » de la nouveauté. J’ai été plus marqué par le premier tiers de Resident Evil 7 par exemple. Resident Evil 2 ne va pas vous faire flipper plus que ça, mais son ambiance vaut le coup et on prend du plaisir en jouant. Et la durée de vie tient la route car si on veut faire tous les scénarios (en comptant les petites campagnes bonus ajoutées gratuitement il y a peu, merci Capcom) on atteint facilement la vingtaine d’heures. Une bonne surprise au final pour moi, alors je vous conseille à tous d’y jouer !

Resident Evil 2 Note XboxOrNot

sur 100

  • Super ambiance
  • Très joli
  • Bande son
  • Les deux campagnes trop proches au final
  • Scénario too much
  • Zombies qui aiment manger les balles
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.

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