Riot : Civil Unrest - La manif' pour tous ?

Manifester est un droit mais c'est aussi tout un art ! Découvrez les ficelles du métier !

La France est championne du monde ! Je ne parle pas de football ! Je ne parle pas d’alcool ! Je parle des manifestations. L’actualité de ses derniers mois me donne raison et ce n’est pas Gilles et John qui iront dire le contraire. Du coup, c’est presque étonnant qu’aucun jeu de manifestations ne soit sorti. Pourtant, des jeux, nous en avons vu de tout poil ! Il y a même des simulateurs de chèvres !!!!! Riot : Civil Unrest vient donc combler un vide et nous montrer tout l’art de la manif’ !

Opération Quéchua !

Dans Riot : Civil Unrest, vous avez le choix entre deux camps : celui des émeutiers ou celui des forces de l’ordre. Pour les premiers, vous devez occuper des lieux, résister aux charges de la police ou encore franchir une barricade. Pour les seconds, vous devez déloger, arrêter les leaders ou encore disperser la foule vindicative. Pour ancrer le jeu dans la réalité, 5 scénarios sont proposés dans le mode histoire et ils sont inspirés de faits réels ! Etre contre une autoroute en Italie ou manifester en Egypte, vous allez voir du pays. Une grosse vingtaine de missions et si vous êtes doués, vous gagnerez en quelques minutes. Gagner ? Deux critères sont à prendre en compte : le militaire et le politique. La violence est un bon moyen de gagner une bataille et d’un côté ou de l’autre, vous avez des armes pour ça : jet de pierres, batte de baseball, lacrymo, matraque… Mais plus vous êtes violents, moins l’impact politique sera bon. Du coup, votre combat ou votre réaction auront un impact sur l’opinion publique. Côté police, un mouvement peut devenir plus important si vous êtes violent contre les manifestants. Et inversement, rester calme et disperser la foule tout en arrêtant les plus violents vont aider votre lutte. Côté manifestant, un bon sitting pacifique peut avoir un gros effet à long terme pour peu que vous sachiez ne pas perdre trop de gens sous les coups adverses.

"Pas content, pas content !"

Cette possibilité d’être pacifique est appréciable et montre bien que tout ne dépend pas d’un molotov ou d’un canon à eau. Cela dit, pour réussir ça, il faudra passer quelques écueils. Déjà, le jeu n’est pas hyper beau. On dirait les premiers Méga-CD quand il s’agissait de faire un effet « caméra réaliste » avec des pixels ! Vous voyez le conflit de loin et vous donnez des ordres à différentes parties de la foule. Un moyen de contourner ses adversaires ou de créer une charge ou de protéger certains éléments qui œuvre à réussir vos objectifs. L’autre truc, c’est le gameplay. Pas de tuto, pas d’aide quelconque. Vous êtes livrés à vous-mêmes et à force de triturer le pad, vous allez piger le jeu. Mais c’est assez frustrant au début de fixer le jeu et de ne pas savoir pourquoi nous perdons ou même comment nous avons gagné… Surtout que le jeu n’est pas hyper fluide et qu’entre deux missions ou même pour relancer la même partie, il faut passer par des temps de chargement non négligeable.

Riot : Civil Unrest n’est pas un mauvais jeu en soi. Il est même original et mérite que l’on s’y intéresse. Cela dit, il faut passer par un no man’s land d’apprentissage. De même, une fois le jeu maîtrisé et les missions réussies, la rejouabilité ne sera pas au rendez-vous.

Une balade sur les champs un samedi aprèm' !

Riot : Civil Unrest Note XboxOrNot

sur 100

  • Inspiré de faits réels
  • Prenant
  • Gérer sa manif'
  • Graphismes
  • Un tuto aurait été le bienvenu !
  • Durée de vie
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

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