Skyhill - La descente aux enfers

Skyhill propose une expérience de survie intéressante où la mort peut se trouver à chaque étage et se cacher derrière n'importe quelle porte.

Skyhill est une expérience de jeu que j'ai beaucoup aimée. Malgré son côté très figé du à ses animations très pauvres, on est constamment en mouvement. Ouais c'est un peu paradoxal mais c'est le jeu qui veut ça.

Nous commençons en haut d'un gratte-ciel de 99 étages et le but est d'en sortir. Le problème c'est que l'immeuble dans lequel on se trouve est infesté de bestioles en tout genre suite à une attaque chimique lors de la troisième guerre mondiale, ouais, rien que ça! Comprenez ici zombies et autres bizarreries supposées être 6 pieds sous terre.

Attendez vous à mourir souvent.

Ce ne sera pas une promenade de santé et comme dans tout bon jeu de survie, il faudra faire attention à votre vie et votre faim. Le passage express en prenant l’ascenseur ou les escaliers ne sera pas possible. En effet chaque déplacement vous coûtera des points de faim. Parce que descendre un escalier ça creuse vous comprenez... Il faudra donc fouiller chaque pièce de chaque étage. Ceux-ci sont composés de trois pièces. Celle du milieu fait office de cage d'escaliers / ascenseur, les deux autres pièces seront des appartement dans lesquels il sera possible de trouver de la nourriture et des objets de craft.

Le ruban adhésif, instrument de destruction massive.

Le système de craft repose surtout sur la transformation des objets collectés en objets de craft plus perfectionnés ou en armes / plats à manger utilisables directement. Cela donne une véritable valeur à l'économie des ressources pour aller plus loin dans l'efficacité des objets. Mais cela augmente en contre partie la prise de risque dans l'exploration. Bref, c'est ce qu'on aime dans un jeu de survie, l'équilibre dangereux entre le confort et la prise de risque pour être encore mieux équipé / soigné / nourri.

Certains crafts pourront être réalisés à la mano sur place, la majorité nécéssiteront cependant de remonter au 99 étages en ascenseur pour les créer sur l'atelier. A condition d'avoir débloquer les ascenseurs sur votre descente bien évidemment.

Les bonus de replays sont bof bof.

Skyhill retransmet donc ce sentiment d'insécurité permanant avec beaucoup de brio rien qu'à travers sa gestion des ressources obtenues lors de notre exploration. Malheureusement, le côté aléatoire des loots peut nous donner par moment des combinaisons de ressources de craft totalement incompatibles entre elles. Et on a beau avoir les poches pleines, elles se révèlent être pleines de merdouilles inutiles car l'objet tant espéré pour débloquer la situation n'est pas trouvé en exploration.

Je crois qu'il attendait mon arrivée avec impatience…

Et qui dit exploration, dit prise de risque encore une fois. Un placard une fois vidé ne donnera plus rien, il faut donc descendre, descendre et encore descendre et c'est là que les ennuis commencent. Les combats sont gérés à la manière d'un jeu de dés. Tout est laissé à la chance qui saura ou non vous honorer. Trois attaques sont possibles avec chaque arme. Chaque attaque a un taux de réussite différent et un intervalle de dégâts qui lui est propre. On est dans le random pur et dur avec ses côtés jouissifs et douloureux. Encore une fois, faut-il prendre des risques pour tenter de frapper un gros coup ou se rater ou faut-il assurer ses arrières et taper peu mais à coup sûr?

J'ai envie de lui mettre une tarte à 20 de dégâts, il n'a pas une gueule de porte bonheur.

Le personnage gagne des niveaux au fur et à mesure des combats, ce qui nous permettra d'attribuer des points aux 4 caractéristiques, Force, Vitesse, Dextérité et Précision. Cela aura un impacte direct sur notre efficacité au combat.

 Pour finir, Skyhill propose une expérience rogue-like avec tous les critères du genre. En plus d'une génération totalement aléatoire des zones à explorer, des loots et des ennemis, le jeu propose des bonus à débloquer en fonction de l'étage atteint dans l'immeuble. Ceux-ci sont vraiment dispensables de ce que j'ai pu en voir. Ils amènent des avantages certes mais des contre parties aussi qui ne font pas forcément notre bonheur. Enfin, notons que Skyhill est peut être un poil cher pour ce qu'il a à offrir.

Le jeu offre une excellente expérience de survie oppressante mais souffre d'un côté aléatoire peut être trop prononcé sur certains points.

Skyhill Note XboxOrNot

sur 100

  • Une gestion tactique des déplacements
  • Addictif
  • Style graphique original
  • Chaque partie est unique
  • Un stress permanant
  • Graphismes très très statiques
  • Le côté un peu WTF du random par moment
  • Les bonus de replay peu inspirés
  • Notre barême en détail
Goma
Par

Le petit dernier de GameOrNot, c'est Goma. On pense qu'il est là par passion. Mais détrompez-vous, sa véritable nature se dévoile quand on prend quelques secondes pour faire du verlan sur son pseudo. Goma. Mago. Il doit aimer les Doritos ! A moins que ce ne soit une alusion à sa magic' touch' ?

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