Anarchy Reigns - Le jeu qui claque ?

Un jeu pas cher où l'on peut taper sur tout le monde, moi, je dis pourquoi pas ! Et je dis ça malgré un traumatisme des précédents jeux de l'éditeur qui m'avait fait froid dans le dos ! Si vous aimez la baston, vous verrez qu'Anarchy Reigns n'est pas anarchié bien qu'il écope, comme beaucoup de beat'em all de graphismes pas tip top ! Mais si le fun est là, on est prêt à dire oui !

Sur GameOrNot’, on ne peut pas dire qu’on est de grands amoureux des jeux made in Platinum Games ! Certes, l’esthétique est là mais ça s’arrête là ! De dépit, on rebaptise même tous leurs jeux : Bayonetta devient Mayonetta, Madworld devient Bad World et Vanquish devint Vingt Quiches Lorraines ! Le gameplay poussif mais en manque cruel de fun nous éloignant de ces jeux comme d’un Riggs devant une Wii U. Cependant, l’idée de jouer à un beat’em all est souvent plus forte que tout chez le Korganor ! Ainsi, il peut passer des heures à jouer à Dynasty Warriors sans s’ennuyer une seule seconde bien qu’il admette la répétitivité du genre ou les limites visuelles. Anarchy Reigns propose de taper tout le monde alors il se dit : moi aussi je veux faire ça !

Le futur a ses avantages ! Preum's pour surveiller ses arrières !

Le scénario tient sur une feuille de papier toilette à première vue : un monde dévasté par les multinationales, les déchets et les mutations. Le salut de l’homme passe donc par la technologie et la cybernétique. Dans ce monde, dans le mode campagne, on doit donc choisir Jack Cayman le héros de Madworld ou bien Leo pour retrouver un certain Max pour des raisons inconnues au début du récit. Bon, même après la campagne, vous ne souffrirez pas de migraines dû aux rebondissements de l’intrigue mais c’est une excuse pour tout taper alors concentrons nous la dessus.

Quel beau torse velu et viril !

J’avoue que le gameplay est simple mais il donne la patate ! Des coups faibles, forts et des prises de brutes font qu’on a notre personnage en main en un temps record. Les habitués comme les nouveaux taperont du mutants en un tour de main. En prime, une arme spéciale (genre la tronçonneuse de Jack ou le marteau de Big Bull), une attaque Ravage façon Musou de Dynasty Warriors viennent compléter votre liste de coup. Les plus imaginatifs joueront avec des lances missiles, des grenades ou jetteront des bagnoles sur les autres. Oubliez l’idée de défense, dans ce jeu, c’est très surfait : la garde ou l’esquive existent mais ne brillent pas par leur prise en main. Donnez tout sur l’attaque rapide et sauvage tel un loup affamé ou un Goma sur une bouteille de Vodka! Alors oui, ce n’est pas subtil et répétitif mais c’est jouissif d’aller foutre ses pieds dans la gueule d’un adversaire ou de lui balancer un tonneau enflammé.

Attaque GUNDAAAAAAAAAAAAAAAM !

Là, où le mode solo pêche, c’est sur ses limites : Jack et Leo sont les seuls avec qui on peut arpenter librement les niveaux. Dans ces derniers, les missions se débloquent en fonction des points marqués en libre ou en mission. Si vous êtes mauvais, vous êtes bon pour galérer en libre pour débloquer le prochain objectif : un peu dommage en somme. Ce mode libre en tout cas, offre des ennemis et des situations variées comme des bombardements, des mutants géants ou des hordes de punks fous. Les plus anciens d’entre vous se rappelleront avec nostalgie le jeu State of Emergency qui offrait son petit lot de folie libre dans un niveau.

Le frère caché de Metal Gear Rising est dans la place !

Le jeu se réclame comme un beat’em all multijoueurs, c’est assez intriguant et en effet, on voit que le casting prend toute sa mesure ici. Seize perso sont là dans une petite dizaine de mode de jeu comme des matchs solo, en équipe, en dogfight, bref de quoi foutre le dawa. C’est un peu ça l’esprit du jeu : le bordel ! Quand seize joueurs se foutent sur la gueule, il ne faut pas se retrouver seul contre tous sinon, vous allez vous faire avoir en quelques secondes. C’est sauvage mais j’avoue avoir trouver un certain plaisir à jouer à ces différents modes. Ces derniers sont même disponibles avec des bots afin de vous exercer et de connaître les autres personnages. Le Baron avec ses poings me fait bien marrer et les amateurs pourront découvrir également Bayonetta qui est un personnage à télécharger. Son arme ultime d’ailleurs ruine une grande surface de terrain. Mieux vaut calmer ses ardeurs avec quelques voitures dans sa tronche pour éviter les mauvaises surprises au corps à corps.

Il s'entraîne sur la dinde de Noël !

Alors, c’est vrai que je me marre bien dans ce jeu mais ce constat engage surtout les amateurs de beat’em all. Car le jeu est répétitif, limité dans son solo, bordélique en multi mais surtout, il n’est pas très beau … textures foireuses, animations parfois ratées ou rigides, environnements qui sonnent creux, on ne nage pas dans un monde de beauté. C’est dommage car avec trois bout de scotch et un peu de colle, ce jeu aurait eu une saveur en plus. C’est un peu comme Dynasty Warriors 2. Dans l’opus trois, quatre fois plus de perso, un mode libre vraiment libre et un mode coop’ au top avait propulsé la saga au firmament des beat’em all. Cependant, saluons tout de même Anarchy Reigns qui parviendra à détendre l’amateur de baston et qui se vend neuf à trente euros. À ce prix là, c’est un effort louable qui mérite bien qu’on s’attarde un peu sur ce jeu qui en tout cas est doté d’un véritable dynamisme et d’une galerie de personnages hauts en couleurs.

Le plus rude va être l'atterrissage pour le Baron !

Anarchy Reigns Note XboxOrNot

sur 100

  • Jeter des bagnoles sur des mutants !
  • Un jeu pas cher !
  • Personnages charismatiques !
  • Musiques
  • De la baston rigolote qui défoule
  • Parades et esquives en carton !
  • Seulement seize personnages !
  • Mode libre pas très libre !
  • Musiques
  • Graphismes pas au poil
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !