Test de Beautiful Sakura : Surfing Club 2 – Le seul jeu de surf qui se joue sur un canapé (sans bouger)

Le titre nous vend du rêve : des planches, l’océan, et sûrement un peu de gameplay pour glisser sur l’eau. Mais ne te méprends pas, le seul truc qui glisse ici, c’est ton intérêt pour le jeu. On est à nouveau face à un Visual Novel pur jus qui utilise le thème du surf comme un simple papier peint. Si tu espérais au moins un petit mini-jeu de réflexes pour garder l’équilibre sur une vague, oublie tout de suite. Le club de surf est en réalité un club de lecture en maillot de bain.

On prend les mêmes défauts et on recommence. Le jeu consiste à enchaîner les plans fixes et les boîtes de dialogue avec un enthousiasme proche du zéro absolu. L’histoire tente de nous vendre les péripéties d’un club de sport, mais comme il n’y a aucune action, on a juste l’impression de regarder les photos de vacances d’un inconnu qui parle beaucoup trop. C’est lent, c’est mou, et l’interactivité se résume à cliquer pour passer à la phrase suivante. À ce niveau-là, lire l’étiquette de mon gel douche est plus riche en sensations fortes.

Graphiquement, c’est propre, c’est coloré, c’est du style anime qui fait le job pour les amateurs du genre. Mais c’est désespérément statique. On nous parle de la puissance des vagues et de la beauté des mouvements, mais on ne voit rien. C’est l’équivalent de commander une pizza et de n’avoir que la photo sur la boîte. Tu restes sur ta faim, et tu finis par te demander pourquoi tu as dépensé de l’énergie (et des euros) pour un titre qui a oublié d’être un « jeu ».

Beautiful Sakura: Surfing Club 2 réussit l’exploit d’être aussi ennuyeux que son prédécesseur. Si tu n’es pas un fan hardcore de Visual Novels qui veut juste collectionner des images de jolies filles, fuis ce spot de surf comme si c’était une invasion de requins. On se fait chier, on attend que ça se termine, et on finit par regretter de ne pas être allé à la vraie plage, ou au moins d’avoir lancé n’importe quel autre jeu.

Verdict : Buvez la tasse, c’est gratuit. Encore une fois, la déception est totale pour quiconque cherche un minimum de jeu. La seule différence entre ce jeu et une planche de surf, c’est que la planche, elle, finit au moins par avancer. Un titre à réserver exclusivement aux insomniaques en quête d’un remède radical.