Borderlands : The Pre-Sequel ! - Le début de la fin ?

Après le gros succès - mérité - de Borderlands 2, Gearbox laisse la main à 2K Australia pour faire à nouveau fleurir sa licence de mille feux. On prend presque les mêmes et on recommence, sur une console old gen... est-ce que ça marche ?

Borderlands a su s'imposer, en seulement 2 titres, en tant que fps mêlant loot, xp et humour un poil corrosif - et souvent con-. Quelques mois après la sortie des consoles next gen, c'est un pari osé que de sortir une suite à Borderlands en ne considérant que les consoles old gen (PS3 et Xbox 360). Grosse déception, donc, j'aurais préféré voir le jeu plus beau, plus fin, plus fluide. Mais on va mettre ça sur le compte de la logique pure : il ne s'agit pas d'une suite, mais d'une pre-sequel, l'humour ravageur de la licence aurait pu permettre d'aller encore plus loin vers le low gen. Après tout, si ça se passe avant, pourquoi ne pas y aller carrément et faire un jeu pour la Nintendo 64 ? Pourquoi ne pas faire du block art façon Minecraft ?

Y'a du gros mech. Mais aussi des nanas, je vous rassure.

Pourquoi ? Parce que ce serait n'importe quoi ! On a donc échappé au pire, mais on est pourtant déçu dès les premières minutes de jeu : ce n'est pas par plaisir qu'on a évité de passer sur One. C'est par dépit qu'on reste sur 360. Voilà, c'est dit.

Heureusement, on est tellement heureux de se replonger dans l'univers de Borderlands que l'on oublie assez vite que la technique n'est pas au top, que les graphismes sont maintenant désuets (le moteur de jeu commence à se faire vieux) et si le cell shading, toujours omniprésent, masque un peu la misère, on pleure encore devant quelques textures bien crades et modélisations un peu trop anguleuses.

Duel !

Quoiqu'il en soit, on repart donc dans l'univers de Borderlands en reprenant assez rapidement nos marques, tout en découvrant, et en s'adaptant aux nouveaux éléments de gameplay. Ceux-ci sont essentiellement au nombre de trois : gravité faible, gestion de l'oxygène et possibilité d'incarner Cl4P TR4P. C'est simple, on va bouffer du passage dans l'espace (personne ne vous entendra crier, peut-être, mais vous ferez quand même du bruit...) et des sauts de cabris à ne plus savoir qu'en faire. Un peu comme si un petit malin avait modifié le fichier de config du jeu. Il aurait pu mettre un fov 160, mais non, c'est gravity qui a pris cher. Ce nouveau paramétrage à le mérite de permettre de faire des retombées acrobatiques forcées vers le sol, et ainsi de repousser les ennemis avec entrain. De même, les sauts durent plus longtemps, on "plane", si bien qu'on tire sans problème en étant dans les airs. Donc ça pilonne sans arrêt tout en oubliant où l'on est. Les combats sont ainsi plus dynamiques mais aussi très bordéliques. Ca change un peu donc.

Oui, ce n'est pas un screenshot Xbox :)

Au niveau de CL4P TR4P, c'est assez fou : ce sont ces compétences un peu particulières qui vont apporter du sel au jeu. Il peut aussi bien récupérer un buff superpuissant qu'un effet de lose totale. Imaginez une roulette russe qui lancerait aussi bien des balles que des fleurs. C'est exactement ça. On ne sait plus sur quel pied danser, ça rejoint tout à fait l'esprit déjanté du jeu.

En dehors du robot, on peut incarner d'autres archétypes de personnages, mais pas grand chose d'original. Est-ce que c'est choquant ? Pas vraiment, on a l'habitude de bouffer du gros stéréotype dans tous les jeux maintenant...

4 personnages jouables

Voilà, pas la peine d'en dire plus sur ce Borderland en pré-sequel. C'est une façon agréable de prolonger son plaisir de jouer à la licence (surtout en coop à 4). Un véritable DLC, et pas autre chose. Vous avez aimé Borderlands 2 ? Vous aimerez cette pré-sequel.

Borderlands : The Pre-Sequel ! Note XboxOrNot

sur 100

  • C'est fun
  • C'est drôle
  • De nouveaux éléments de gameplay
  • Pas grand chose de nouveaux...
  • Les graphismes commencent à dater
  • Notre barême en détail
Jaded
Par

Lui, il a commencé les jeux vidéo à 7 ans. A force de voir de tout, des jeux excellents comme du foutage de gueule en règle, il est devenu le blasé de la bande. Le cherchez pas, il est capable de vous affirmer que Max Payne 3 c'est vraiment trop pourri. Arguments à l'appui. Le pire dans tout ça, c'est qu'il ne joue même pas sur le Xbox Live. Crédible ?