Crash Team Racing: Nitro-Fueled - La course en mode turbo

Après le retour de Sonic, voici donc un grand classique de la fin des années 90 qui débarque avec Crash Team Racing: Nitro-Fueled.

En 1999, c’était l’année de la majorité ! Bon, ok, on s’en fout, mais en attendant, il y avait le petit Crash Team Racing qui sortait sur Playstation, histoire de surfer sur la vague de Mario Kart. D’ailleurs à l’époque, ayant une Nintendo 64 et une Playstation, bah, j’ai fait l’impasse (ou presque) sur CTR car je trouvais Mario Kart 64 plus abouti. La puissance du brouillard de la 64 sans doute. Et depuis, les jeux du genre « Mario Kart Like » se sont multipliés, en rajoutant pleins de concepts bizarres qui s’éloignent de plus en plus du bon vieux jeu de kart axé sur le skill. Mario Kart, c’était d’ailleurs un peu perdu en route avec des opus comme le Double Dash, histoire de vouloir inventer la roue, alors que parfois la simplicité suffit à notre bonheur.

On tire la langue et on y va

Du coup, Crash Team Racing: Nitro-Fueled débarque en nous offrant un vrai remaster du jeu original de 1999, mais 20 ans plus tard avec la puissance des machines actuelles. Et on peut le dire : Beenox et Activision ont fait du très bon boulot. Ceux qui ont déjà joué au CTR de la Playstation, vont vite retrouver leur repère. Le jeu se décompose d’un mode aventure, d’un mode versus local et d’un mode en ligne. Le mode aventure est jouable en mode Nitro-Fueled, où l’on peut changer de personnages et customiser son kart, ou le mode classique, où on contrôle le même personnage tout le long comme dans le CTR original. On peut choisir la difficulté et c’est un détail important car : en facile, on aura aucun mal à dompter les courses, en normal il va falloir un peu d’adaptation mais en difficile… Le jeu est cheaté à l’ancienne. Cela me rappelle Super Mario Kart où je voyais Bowser qui allait à 500 km/h sur le radar pour me rattraper. Mais bon, on était maso à l’époque, alors au moins, le mode difficile nous rappellera le passé.

OH YEAH

Dans ce mode Aventure, il faudra sauver le monde de Nitros Oxyde qui veut transformer la Terre en terrain vague pour faire mumuse avec ses Majorettes. Il faudra enchaîner les épreuves : courses classiques, courses de reliques, défi CTR, etc. Du classique, afin de débloquer des boss à battre qui nous donneront des clefs afin que l’on débloque de nouveaux accès sur la map pour faire de nouvelles épreuves et ainsi de suite. Une fois qu’on a compris le concept, cela s’enchaîne et on a bien du mal à lâcher le pad. Un détail qui montre que l’alchimie fonctionne et que ce remaster est une réussite. Il faut savoir que le titre se joue surtout à la manière de gérer son turbo.

LA GAGNEEEEEE

Le turbo est la clef de la réussite. Il y a plusieurs méthodes pour en avoir. La plus simple, c’est de choper un turbo dans une des boîtes à objets. Mais il est vrai que ce n’est pas forcément l’objet que l’on désire chopper principalement : des missiles à tête chercheuse ou une invincibilité, c’est quand même plus bandant. Il y a aussi bien sûr, les petits turbos au sol, un grand classique. On ne vous présente plus le démarrage turbo en appuyant sur l’accélérateur au bon moment. Un grand classique du Mario Kart Like, c’est également le turbo en dérapant. Mais dans Crash Team Racing, il est beaucoup plus complet… Et difficile à dompter. En fait, on lance le dérapage en maintenant RB, et quand la fumée noire apparaît, il faut appuyer sur LB, et on peut enchaîner cela 3 fois, pour ensuite déclencher un turbo, qui sera plus ou moins long en fonction du timing de nos différents remplissages de jauge turbo. Pas si simple à maîtriser, mais c’est une arme absolu. A cela s’ajoute les turbos, si on appuie sur LB pendant un saut : plus on reste en l’air, plus on aura un turbo intéressant à l’atterrissage.

Pour gagner de la vitesse, il y a des pommes à attraper sur la piste. Et si on atteint le stock de 10 pommes, en plus de gagner quelques kilomètre par heure, on pourra avoir des versions améliorées des objets bonus, comme par exemple, la fiole verte que l’on pose au sol pour emmerder nos concurrents, qui deviendra rouge et qui sera plus puissante. Il y a beaucoup de stratégie dans Crash Team Racing. Alors, en facile, ok, on peut la jouer relax sans trop se prendre la tête, mais dès qu’on attaque le mode normal ou pire, difficile, il faut clairement dompter la bête ! Le mode aventure est donc complet, avec une vraie progression et du challenge pour tout faire à 100%. Mais il ne faut pas oublier que le plaisir du jeu est surtout le multi. Que ce soit en local ou en ligne, il y a de quoi faire avec une trentaine de circuits et une douzaine d’arène pour le mode combat où il faut se foutre sur la gueule. Il est par contre dommage qu’il n’y a pas de mode grand prix. On fait juste des courses ou autres épreuves en « one shot » sans progression particulière. On peut toujours espérer une mise à jour sur ça, car je trouve que c’est un gros manque. Il serait sympa de pouvoir faire une sélection de 4 courses par exemple avec un classement final à la fin.

Welcome to Jurassic… euh CTR

D’un point de vue technique, Crash Team Racing: Nitro-Fueled tient clairement la route ! Le style cartoon est très réussi et c’est le jour et la nuit par rapport au jeu original. Les décors sont variés, très jolis, avec une tonne de petites animations sympas. Par exemple, on peut voir un requin qui chasse un mec en bateau, ou des plantes carnivores qui peuvent nous bouffer, enfin bref, cela grouille de vie. Alors j’ai entendu que cela peste car le titre est en 30 images par seconde, mais pour moi sur une jeu de course ce n’est pas gênant. Le principal c’est que ce soit fluide et ça l’est. Le seul truc chiant, ce sont les temps de chargement, parfois bien longs avant ou après une épreuve ; cela casse le rythme. A part cela, l’IA cheaté en difficile et un manque de mode grand prix en multi, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Crash Team Racing. Et ce n’est pas la bande son qui va gâcher tout ça car cette dernière rythme parfaitement le jeu. Les musiques sont entraînantes, les bruitages rigolos, les doublages très sympas avec des personnages qui se vannent ou qui se plaignent en courses, bref, du bon boulot à ce niveau également.

Crash Team Racing: Nitro-Fueled est une réussite, et sans aucun doute une référence dans son genre sur Xbox One. Il aura fallu attendre 2019 pour avoir un Mario Kart like de cette qualité, c’est un peu dommage, mais mieux vaut tard que jamais. Si vous aimez le genre, et que le challenge ne vous fait pas peur (dans l’optique où vous voulez finir le jeu à 100% bien sûr) alors n’hésitez pas une seconde, et passez l’été avec Crash Team Racing: Nitro-Fueled.

Crash Team Racing: Nitro-Fueled Note XboxOrNot

sur 100

  • Bien foutu
  • Complet
  • Gameplay progressif
  • IA cheatée en difficile
  • Temps de chargement
  • Manque de mode "Coupe" en multi
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.

Commenter

Participer à cette discussion.