Hitman : Absolution - Tueur né pour tuer

Nous avons eu la chance de recevoir l'agent 47 à la rédaction pour faire un point sur le petit dernier de la série Hitman, intitulé Absolution. Son crane rasé de prêt, son code barre intrigant, son regard bleu flippant, bref, c'est bel et bien lui. Espérons que nous ne soyons pas sur sa liste de contrats...

GameOrNot' : Bonjour 47, je peux vous appeler 47?

Agent 47 : Si vous voulez, c'est toujours mieux mon diminutif que de m'appeler 640509-040147...

GON : Ce sont vos mensurations ?

47 : Vous êtes un petit rigolo, vous avez du cran, j'aime ça...

GON : Oh vous savez, en bon Riggs, je me dois d'être un taré au sang froid, capable de rire de tout, pour vous flinguer à bout portant avec un fusil à pompe fraichement ramassé au sol...

47 : On est là pour parler de votre nombrilisme, ou pour mon jeu, non parce que je n'ai pas que ça à foutre non plus, j'ai une cible dans mon contrat qui n'attend que de passer de vie à trépas, et même si cet interview est amusant et distrayant, si vous me prenez pour un con, on va se dire adieu vite fait.

GON : Pardonnez moi, je reprend. Donc, Hitman Absolution est un peu un reboot de la franchise, ou vous le voyez comme une suite directe de votre précédente aventure.

47 : Je n'aime pas le terme de reboot, ni celui de remake d'ailleurs. J'ai vieilli au fil du temps, Absolution est dans la lignée des anciens épisodes, ce n'est pas comme si on avait pris un nouveau chauve pour lui dire : "vas-y c'est toi la star, va flinguer du caïd" non ce n'est pas ça. Dans cette histoire, l'Agence me demande d'éliminer Diana Burnwood qui est la personne en qui j'ai le plus confiance. Mon contrat... Je l’exécute bien entendu, mais je me rend compte que toute cette histoire pue la merde bien fumante, alors comme dirait mon pote chauve de New York : "Yippie-kai-yay mother fucker" et hop, je vais faire le ménage moi-même, l'Agence va prendre cher.

I'm a gangsta bitch !

GON : En effet, cela a l'air d'être sincère, votre regard ne me donne pas envie de blaguer outre mesure. Vous avez le chic pour refroidir l'ambiance comme on dit.

47 : Je n'ai pas été créé pour remplir les salles de spectacle et faire rire les gens.

GON : On peut parler de votre "naissance", de cette histoire de clonage, la base de votre personnage.

47 : Si vous voulez, mais dans ce cas, je serai obligé d'éliminer toutes les personnes présentes dans cette pièce.

GON : Je suis seul... Il n'y a que moi 47.

47 : Ce sera donc encore plus pratique, pas de témoin... Je n'aurai même pas à cacher votre corps dans le placard, là, derrière moi...

GON : Ah ah, sacré 47, vous avez de l'humour.

47 : Si vous le dites...

Je suis Batman euh... non en fait, c'est Hitman, Batman n'est pas chauve

GON : ... Bon bref, j'ai cru voir que le moteur graphique de Hitman Absolution avait changé depuis Blood Money. Les développeurs de chez IO Interactive ont fait du bon boulot. Les environnements sont classes, les animations un peu rigides parfois mais imposent le respect, surtout lors des mouvements de foules.

47 : J'avoue que les séquences où il y a des centaines de personnes qui font leur petite vie ont été jouissive à jouer. Par exemple, à Chinatown, autant la mission était super simple à exécuter, autant les possibilités offertes étaient incroyables. J'avais pensé au début empoissonner un plat que ma cible avait envie de manger, mais non, j'ai profité de la foule, pour m'enfuir, après un bon tir en pleine tête au sniper depuis une fenêtre d'immeuble. Ce connard le méritait. Il avait des pensées dégueulasses dans le crane, ça méritait d'être dévoilé au grand jour, et de finir dans le stand de poissons crus d'un restaurateur chinois.

GON : Vous avez l'art de rendre une exécution intéressante à être raconter.

47 : Vous connaissez la série Dexter ?

GON : Oui bien sûr.

47 : Et bien ce gus est une tapette à côté de ce que je fais...

Ding Dong, je viens pour le ménage

GON : Bien... Je vous jure, vous devriez écrire des bouquins, en plus c'est cool, vous avez déjà un code barre tout trouvé ! Je vois que vous riez sous votre air patibulaire mais presque. Donc, sans trop nous en dévoiler, la durée de vie de cette aventure est plutôt du genre à satisfaire les habitués de la licence.

47 : Tout à fait. Nous ne sommes mis d'accord avec les développeurs. Eux, ils voulaient toucher le plus grand monde, et moi je voulais la jouer la plus réaliste possible. Alors les niveaux de difficultés sont là pour satisfaire la populace. Personnellement je fais mes contrats en Puriste : pas de checkpoint, pas de HUD, l'IA est à cran plus réactive que jamais, bref, sortir son flingue est à bannir, la méthode pour passer un niveau sans mourir est d'être patient, de connaitre les rondes par cœur et d'éliminer en silence les gardes gênants sans oublier de planquer leur cadavre. Par contre un petit rigolo comme vous, s'amusera en facile, avec des gardes complètement cons, des checkpoints plus nombreux que dans un Call of Duty, bref, vous devriez y arriver mon gars.

GON : J'ai joué en normal moi !

47 : Et tu en es fier ?

GON : Bah j'étais obligé, en facile, il ne prenait pas en compte les défis pour débloquer des succès.

47 : Tu joues à Hitman Absolution pour glaner un peu de G score. Tu mériterais de finir dans une boite de conserves pour ça.

GON : Ça met du beurre dans les épinards, c'est tout. Mais j'ai kiffé cette aventure, manier un tueur aussi exceptionnel, c'est le pied.

47 : Tu es doué pour caresser les gens dans le sens du poil.

GON : J'ai eu de bons rédacteurs en chef par le passé, spécialistes du genre.

47 : Bande de suceurs... Ce n'est pas comme ça qu'on doit parler d'un jeu. Dis le que Absolution a des défauts malgré tout. Cela me rendra plus humain.

GON : Oui c'est vrai que les combats au corps à corps en QTE, c'est de la merde. Quelle idée à la con quand même. Bon d'un côté, ça donne envie d'éliminer les vilains d'une autre manière.

47 : J'avoue, c'est pas terrible... Je t'aime bien en fait petit gars.

GON : Merci. Pareil, le mode Contrat, le principe est cool à la base : on reprend les niveaux de la campagne, et on choisit nous même les cibles à exécuter, de quelle manière, avec quelle arme et quelle costume, pour défier nos amis. Mais honnêtement, sur le long terme, cela ne casse pas trois pattes à un canard. Une fois qu'on connait le niveau par cœur, l'IA fait les mêmes rondes, on torchera le niveau à la va-vite. Ils auraient pu pousser un peu le concept en rajoutant des conditions, ou je ne sais quoi. Ça pue la fainéantise. On sent que l'idée de base était plus profonde mais que les développeurs n'ont pas eu le temps de pousser le vice. Au final, c'est un ajout rigolo mais qui va prendre la poussière.

47 : Le replay value ne sera pas au top c'est sûr dans ce mode. Mais cela a le mérite d'exister. Mon gars, tu as des couilles pour me dire droit dans les yeux que mon jeu à des défauts. Tu es entrain de sauver ta peau.

Jouer à chat perché avec 47, ça claque

GON : Je ne suis pas du genre à vendre mon âme pour tester un titre. Hitman Absolution est un bon jeu, j'ai vraiment pris du plaisir à jouer. Mais tout n'est pas parfait. Le scénario n'est pas exceptionnel, certaines missions sont franchement torchées à la va vite, et l'IA des gardes n'est pas toujours au top, j'ai réussi souvent à liquider un type juste devant son pote, et ce dernier a juste réagit en disant : "Je vais te trouver mon gars" en se barrant dans la pièce d'à côté. Je l'ai fini à la corde à piano, mais quand même, c'est un gros débile, il méritait à peine que je m'occupe de lui. Bref, tout n'est pas parfait. Mais il faut savoir saluer un titre quand il donne envie de refaire les missions pour tenter une approche différente. Il faut saluer un jeu lorsque l’atmosphère générale est réussie. Hitman Absolution a un style cinématographique qui en jette et prend en main un tueur comme vous 47 c'est franchement excellent.

47 : Mieux que Sam Fisher ?

GON : Vous touchez une corde sensible là, j'ai un petit faible pour Splinter Cell vous savez.

47 : Mauvaise réponse....

GON : Euh... 47... vous faites quoi avec ce couteau ???

47 : Je me cure les ongles....

GON : ...


Merci à SquareEnix de nous avoir envoyer l'agent 47 pour le test d'Hitman Absolution. Merci à Goma pour la traduction, bah oui, 47 ne parle pas français à la base. Merci à Huggies et Pampers qui ont bien aidé Riggs à ne pas se salir à la fin de l'interview. Merci à 47 d'avoir joué le jeu, en ne faisant aucune victime. Fichtre, ça devient compliqué de faire des tests de jeux vidéo depuis le doritosgate.

Hitman : Absolution Note XboxOrNot

sur 100

  • La liberté des missions d'infiltration
  • Bonne réalisation globale
  • Atmosphère cinématographique
  • Le mode Contrat original...
  • ...mais limité
  • Des missions bourrines franchement mal vues
  • Les QTE pour les corps à corps
  • L'IA un peu bizarre des fois
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.