Immortals Fenyx Rising - Mythique !

Pour la fin d'année, Zeus nous offre un jeu foudroyant!

Ubisoft nous gâte pour cette fin d'année 2020 et pour le lancement de la nouvelle génération. Car en moins de trois mois, nous avons eu trois grosses sorties et toutes jouables sous leurs plus beaux jours grâce à une optimisation sur Xbox Series X|S. Il y a eu le très bon Watch Dogs Legion que Riggs a aimé écumer. Je n'ai pas été en reste avec Eivor dans Assassin's Creed Valhalla et voilà que débarque Immortals Fenyx Rising. Certains vont me dire "ouais, on parle de Gods & Monsters". Oui, mais bon, une marque de boisson énergétique a râlé quant au terme Monsters du coup, je crains que le film d'animation "Monsters, Inc." ne doive un jour changer de nom. Blague à part, Immortals Fenyx Rising est parti d'un délire lors d'Assassin's Creed Odyssey avec des cyclopes comme rameurs. Et parfois, c'est avec un bon délire qu'on fait les meilleurs jeux non? 

Ce minotaure est un peu vache !

Et du délire, il y en a à tous les coins du jeu. Vous êtes Fenyx, (pas Marcus Fénix, aucun lien) seul survivant d'à peu près tout depuis que Typhon s'est libéré et à vaincu l'Olympe. Du coup, Zeus doit compter sur vous et il doit écouter vos exploits racontés par Promethée. Et Zeus, il n'est pas très patient ou friand des exploits d'un humain, il veut, certes, buter Typhon mais pas avec vous comme héros. Du coup, quand vous jouez, vous entendez le boss de l'Olympe vous tailler tandis que Prométhée tâche d'expliquer ce que vous faîtes (en brodant un peu). Le scénario est donc en mode "fufu la moquette", comme on le dit chez nous, à bien des égards et j'ai adoré! Même lorsque Fenyx interagit avec les dieux, c'est très bon. Hermès est superbe dans son rôle de dieu malicieux. Alors, on peut toujours râler que Fenyx oscille parfois trop entre petites peurs et grosse confiance mais ça le fait.

Buzz l'éclair à la rescousse !

Surtout que ce côté exagération est magnifié par les graphismes très cartoon. J'en entends dans le fond qui me parle de Breath of the Wild mais ce dernier n'a rien inventé. Il a certes, modernisé la série Zelda mais pas le monde des jeux vidéo. En plus, Fenyx sait parler et ses armes ne sont pas en carton. En fait, moi, ça m'a rappelé une saga que j'adore et dont j'attends la suite comme une lycéenne qui attend son partenaire pour le bal du lycée : Fable. Le côté second degré, les visages, la personnalisation… Ah… la personnalisation… Je peux définir la tronche de mon Fenyx et je suis aux anges. Et il y a des barbes…

Je suis un tireur d'élite !

Mais pour en revenir aux graphismes, le jeu est bluffant, il n'a pas cessé de me surprendre et de m'étonner sur Xbox Series X. Dès que je pensais avoir compris ce qu'Immortals Fenyx Rising avait à offrir, il me sortait un nouveau paysage, un nouveau défi. Le sentiment d'exploration est énorme et la carte fourmille de défis, de challenges, d'objets à trouver au milieu d'un décor vivant. On sent le côté Assassin's Creed Odyssey en mode cartoon et c'est excellent. La bande son est également réussie, avec des musiques sympas et surtout des doublages en VF de qualité, avec entre autres, Lionnel Astier qui prête sa voix à Zeus.

L'expertise d'Ubisoft se ressent dans le gameplay qui utilise les bases d'Odyssey pour en faire un jeu fun, débridé et axé jeunesse. En effet, pas de sang ou de têtes tranchées dans Immortals Fenyx Rising. Le jeu est PEGI12 et il s'adresse également aux plus jeunes. Mais avec le second degré dont j'ai parlé et un gameplay aux petits oignons, les adultes (comme moi il paraît) ont de quoi s'amuser. Surtout que le jeu propose 4 modes de difficultés pour que chacun y trouve son compte.

L'enfer de la mode !

J'avais peur que les ailes du héros nous impose à passer notre temps à voler mais en fait, il s'agit plus de planer comme dans un Saint Row IV (ou l'épisode Gat in Hell) pour gagner du temps à gauche ou à droite. De plus, Immortals Fenyx Rising garde ce côté exploration, la découverte via l'escalade, le repérage et tient à garder un gameplay qui puisse se faire sur la terre ferme notamment pour ses combats avec les esquives, les contres, etc.

Immortals Fenyx Rising collectionne les qualités, même s'il l'on pourrait râler pour son côté trop accessible et le "peu" d'armes à avoir. Mais plutôt que la quantité, Immortals Fenyx Rising joue sur la qualité et sur le plaisir de jouer. Dans le jeu, il y a des énigmes à faire un peu partout et même moi, j'ai pris du plaisir à résoudre un puzzle, et pourtant ce n'est pas ma tasse de thé. Certes, il faudrait une dizaine d'heures en traçant mais pour le côté exploration et fun, le double est au moins à prévoir car il y a tellement de choses à faire un peu partout. Mais au-delà de la durée de vie qui est déjà honnête, il faut voir le plaisir. Et Immortals Fenyx Rising est très largement gagnant de ce côté là.

Ce "Assassin's Creed Odyssey" pour tous est donc, pour moi, la vraie surprise qu'Ubisoft avait pour nous cette année. A tel point, que je lorgne du côté du Season Pass pour découvrir la suite, notamment via l'épisode dans les mythes asiatiques ou le mode hack & slash. La mythologie grecque nous offre un cadeau divin, c'est la vraie bonne surprise de cette fin d'année et il mérite son coup de cœur.

Bon ce n'est pas tout ça, mais… j'y retourne car quand on a goûté le nectar des dieux…

Fenyx ne manque pas de tranchant !

Immortals Fenyx Rising Note XboxOrNot

sur 100

Coup de coeur
  • Graphismes
  • Gameplay
  • Dialogues
  • Personnalisation du héros
  • Certains allers et retours au hall des dieux
  • Certaines expression de Fényx
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

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