Jet Set Radio - Changez de fréquence !

Et un jeu surcoté, un !! La Dreamcast, c'était bien, j'en avais une, et j'aimais bien. Mais, malgré ce que disent certains joueurs, Jet Set Radio n'était pas le meilleur jeu de cette console. Et y jouer de nos jours, si on n'est pas un fanboy mélancolique, ça fait mal au fion.

Jet Set Radio, c'est l'histoire d'un gang de la ville de Tokyo-To. Les membres de ce gang aiment passer leur temps à taguer les recoins de la ville tout en échappant à la flicaille et aux gangs rivaux bien sûr. Rollers au pied, on speede dans la ville, dans un style Cel Shading, avec de la musique "qui dézingue grave" (dixit les fanboys du jeu) et une maniabilité complètement funky. En réalité, le jeu est plutôt moche, la musique tape sur le système, et la maniabilité est à chier. Comment ça je suis sévère ? A l'époque de sa sortie, oui, peut-être que le style cartoon du titre était réussi, mais aujourd'hui, ça a vieillit, avec des textures coupées à la serpe et des têtes qui feraient peur à un Roswell perdu sur Terre. La musique, entraînante si l'on veut, est surtout très agressive pour des tympans "normaux". C'est répétitif, ça fait "bing bing bang bang" avec des voix débiles à côté. Et la maniabilité, c'est le pompon. La caméra est pourrie de chez pourrie, quand on veut la centrer derrière nous, notre personnage s'arrête comme un gogole. Les sauts sont approximatifs et faire des enchaînements de slide, c'est juste avoir envie de se taper la tête contre les murs. D'ailleurs, en parlant de cela, le mouvement qui permet de glisser sur les murs est tellement chiant à passer que... que... que rien, c'est chiant, c'est tout, pas besoin de trouver de superlatif.

Les textures du trottoir sont magnifiques. En attendant je m'accroche à une voiture, c'est plus fun.

Le jeu commence avec un tutoriel qui a lui seul prouve que ce jeu n'est plus à l'ordre du jour. On vous propose un enchaînement d'actions, à répéter pour débloquer la séquence suivante. Avancer, reculer, glisser, tomber, recommencer, taguer, bref, vive les rimes en "er". Le hic, c'est que c'est parfois mal expliqué et surtout, c'est souvent super dur pour un tutoriel. T'es là pour apprendre, pas pour te flinguer. Je veux bien qu'on nous assiste trop dans les jeux de nos jours, mais Jet Set Radio c'est un jeu fun non ? Le taux de suicide doit augmenter avec ce titre c'est sûr. Une fois le tutoriel abandonné (sauf si vous êtes un maso-courageux) on se lance dans le grand bain, avec une superbe mission kikoolol où rien n'est bien expliqué non plus. Au final, on comprend qu'on doit suivre une nana et faire tout comme elle, sinon c'est Game Over. Génial ! En poussant la partie un peu plus loin, on se rend compte que le jeu n'offre que très peu de liberté à cause d'un chronomètre omniprésent. En gros, on ne peut pas apprécier de se balader dans la ville pour faire du roller. Non, on doit juste speeder, en évitant des flics, des membres de gangs et des hélicos qui vous balancent des roquettes (oui, oui, on est en rollers, on est super dangereux pour la communauté) tout en faisant des figures pour faire des points et récupérer des bombes de peinture pour taguer là où une flèche nous indique de le faire. Super ! En gros, c'est du Crazy Taxi, avec des bombes de peintures à la place des clients, une maniabilité encore plus délicate, un chronomètre toujours aussi stressant et un jeu tout aussi moche aujourd'hui. Il n'y a pas à dire, Sega, c'est vraiment plus fort que toi... ou pas.

Sur mes patins à roulette, je me sens comme un gangsta coréen

Jet Set Radio est un jeu XBLA qui survit grâce à une sorte de légende urbaine qui dit que ce jeu est génial. En fait, seuls les joueurs de l'époque qui auront dépensé 400 francs pour acheter ce jeu sur leur Dreamcast pourront vraiment apprécier de rejouer à ce titre de nos jours pour 10 euros. Personnellement, à l'époque, ce jeu ne me disait déjà pas grand chose, dans le genre, je préférais jouer à Metropolis Street Racer (putain ça, c'était du jeu de courses). Alors, oui, dépenser des MS Points dans Jet Set Radio, même en l'ayant payé en soldes et bien, j'en ai encore mal aux fesses. Pourtant, tout le monde le dit (ou presque) que ce jeu est génial. Je vous jure. Et bah pan, je me suis fait niquer comme un bleu. Plus jamais je ne me ferai avoir comme cela, plus jamais!! Pourtant je le sais qu'il faut se méfier des vieux titres coups de cœur de joueurs mélancoliques fanboys. Et chez Sega, il y en a un paquet de jeux surfaits : Space Channel, Nights, bon, j'arrête là, on va me taper sur les doigts. Dans le genre surfait chez Sega, il y a aussi Vanquish et Bayonetta et pourtant c'est pas du oldies ça...

Des playmobils policiers m'attaquent !!

Jet Set Radio Note XboxOrNot

sur 100

  • Un jeu de roller
  • Urban Legend
  • Souvenir de la Dreamcast
  • Graphiquement pas terrible
  • Musique qui tape sur le système
  • Maniabilité à la con
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.