Ori and the Blind Forest - Plus beau qu'un fond d'écran animé

Il y a des jeux qui sortent du lot. Les jeux AAA, les grosses sorties qui inondent les sites web et la télévision à grands coups de matraquage publicitaire. Et il y a les petites perles qu’on ne trouve même pas en magasin. Ori and the Blind Forest est peut-être la première exclue Xbox One éditée par Microsoft Studios qui mettra tout le monde d’accord. Il faut dire que ce jeu a de jolis arguments.

Ori est un beau jeu, un vrai travail d’artiste. Chaque niveau est un tableau vivant. Ori est animé de manière magistrale. Ori est une petite créature blanche, une sorte de lapin-chat bizarre mais mignon. Le prologue du titre nous raconte son histoire, la manière dont il fut élevé par une mère adoptive, puis la tragédie et enfin la quête de soi en sauvant le monde au passage. J’exagère mais c’est un peu l’idée. Kuro la chouette géante, sera là pour nous rappeler que les vilains sont de vrais méchants qui font peur et que Ori n’est pas un jeu pour les enfants malgré un côté graphique très mignon. Ori and the Blind Forest est un jeu qui va mettre les nerfs à un paquet de joueurs. Mais le côté enchanteur du titre vous détendra entre deux pétages de plomb.

Comme c'est mignon !

La maniabilité du titre est aux petits oignons. Ori est un jeu à la jouabilité qui répond au poil. Les sauts sont précis, les déplacements vifs, le level design est extrêmement travaillé et très vicelard. Entre les sauts à réussir, les tirs ennemis à éviter et les pics à l’atterrissage qui n’attendent que de vous finir, il va falloir aimer le « die and retry ». Et sans doute un peu trop. Je trouve Ori vraiment bon dans son gameplay mais du coup, je le trouve trop pointilleux dans sa progression. Ori étant presque trop maniable, il faut croire que le jeu était trop facile, du coup, les développeurs nous ont foutu des passages de malade !!! Rien que le passage où on doit remonter à la surface, pendant que l’eau remonte à la vitesse de la lumière, sans checkpoint, avec des ennemis et des plateformes éloignées qu’il faudra atteindre avec des doubles sauts en série tout en prenant de l’élan en s’accrochant aux projectiles ennemis… Euh, j’ai failli m’arracher la tête ce jour là. Et puis, j’ai réussi et j’ai découvert le niveau avec les « aimants » et ses sauts vicieux. Bref, Ori propose un challenge corsé dans son style que l’on peut qualifier de Metroidvania (je ne l’invente pas, tout le monde appelle ça comme cela… Moi, j’aurai dit un jeu de plateforme-action mais cela fait trop noob…). Il faut mieux éviter de jouer quand on n’est pas zen.

Libre comme l'air

A côté de cela, on a envie d’avancer dans ce titre. On a envie de découvrir le monde, la map, de débloquer de nouveaux pouvoirs, de sauver l’arbre, d’aider Ori à accomplir sa quête. Le jeu nous énerve par moment mais il nous émerveille la minute d’après. La bande son est magistrale avec une OST de très grande qualité. La patte graphique du titre mettra tout le monde d’accord et le gameplay est accrocheur. Mais il y a un défaut à mes yeux qui empêche Ori d’être la merveille tant espérée. Un défaut lié d’ailleurs à la difficulté du titre : on peut choisir soi-même où on peut placer ses checkpoints. Alors oui, il y a quelques sauvegardes au fil du jeu, des saves obligatoires pour les moments clefs ainsi que des puits pour enregistrer sa progression. Mais les checkpoints, le meilleur ami du joueur qui n’aime pas recommencer depuis le début quand il en chie sur un passage et bien, il faudra gérer cela tout seul. Mais attention ! Pour pouvoir poser un checkpoint, il faudra puiser dans la réserve d’énergie d’Ori. On ne peut donc pas save à tout bout de champ. Le hic, c’est que si l’on a placé un checkpoint dans un endroit pourri et bien cela peut foutre la merde dans notre partie et du coup, il faudra refaire tout le jeu. Je m’étais posé la question sur ce problème, me retrouvant dans un coin avec un saut tordu que j’avais réussi avec de la chatte, avant d’avoir débloqué la compétence « planer » et sur les forums, on retrouve des joueurs tout tristes, avec leur checkpoint moisi. Die and retry…

Une map classique mais complexe

Ori and the Blind Forest est un bon titre, un très bon titre même qui ne souffre pas de beaucoup de défauts. Il serait vendu au prix fort en version boite, on lui fouterait une bonne note aussi. Du coup, à moins de 20 euros, avec une durée de vie d’environ 10 heures sans forcément tout trouver, c’est vraiment plus que correct. Surtout que le voyage vous émerveillera avec ces décors magnifiques. Sur Xbox One, on peut même parler de référence et les prochains titres du genre devront sans doute s’inspirer de ce titre. Une exclusivité console qui fait plaisir et qui nous rappelle que la 2D, c’est quand même sympa pour certains jeux.

Ne pas se prendre le projectile!!!

Ori and the Blind Forest Note XboxOrNot

sur 100

  • Magnifique
  • Bande son envoutante
  • Maniabilité au poil
  • Il faut kiffer le "die and retry"
  • Le choix des checkpoints à placer soi-même
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.