Payday 2 - Le braquage pour tous !

Avec Riggs, on est plutôt Left 4 Dead que Payday mais l'idée de mettre un masque et de sortir nos gros engins pour faire sauter des tirelires nous a séduit ! Et on doit le dire, on en a chié pour donner un verdict à ce titre. Fun mais baclé, prenant mais soulant, les opposés s'attirent non ?

Faire une introduction sur un jeu qui s’appelle Payday, ce n’est pas facile. Le titre passe très bien partout dans le monde mais il faut reconnaître qu’en France, ça sonne différemment. Le deuxième épisode débarque sur console et PC (mais la version PC, suxxe trop, ouais on est fanboy nous ! ) et est un jeu coop’, ça nous parle à Riggs et moi. Ah les bonnes parties de Left 4 Dead la fleur au fusil ! Ici, on doit se la jouer Heat avec ses braquages en tout genre alors vais-je encore abandonner Riggs au pied de l’hélico ?

Hauts les mains ! Peau de lapin !

L’idée est simple dans ce jeu Vous êtes un braqueur professionnel et vous devez réaliser des braquages en tout genre : bijoux, banques, magasins, centre commerciale ou galerie d’art. Ne cherchez rien de plus, c’est tout. Les dialogues ne servent qu’à lancer les missions et à nous dire quand notre porte de sortie est prête ou quand les renforts ennemis se pointent. On est dans un minimalisme incroyable avec ce titre. Les braquages se font toujours à quatre dès lors on comprend vite que le jeu est avant tout orienté pour le multi. Grand testeur dans l’âme, j’ai lancé une partie solo : mes trois acolytes me suivaient collés aux basques comme des enfants apeurés, ils attendaient en paquet que je fasse tout le boulot et descendait un policier de temps à autre. Mais pour prendre le butin, personne ! J’ai tout porté comme un grand. Qu’ils ne s’étonnent pas que j’en ai abandonné deux d’entre eux aux portes de la mort !

Regardez bien en haut à droite le message ... Police... ASS ... on joue bien à Payday ...

En multi, c’est là que le titre prend tout son sens, surtout à 4 en équipe organisée. On choisit sa mission, on peut filtrer ses partenaires par niveaux et roule ma poule. Ça enchaîne bien mais il faut reconnaître tout de même qu’on tourne vite en rond. Malgré les changements à chaque partie, on a l’impression de faire la même chose encore et toujours. Au moins, j’ai rigolé lors de mon énième casse de bijouterie, un type a cru bon de « savoir » que le fourgon apparaîtrait à tel endroit. Manque de pot, il était à l’opposé, les gardes étaient retors et on a tous fini en taule ! Mais j’ai réussi quelques casses quand même mais il faut reconnaître que pas mal de joueurs jouent comme des brutes. Moi, qui voulait faire mon casse, rapide et discret, je suis tombé sur un gang de psycho qui s’est mis à jouer au ball trap avec les renforts de police. J’ai presque dû les prendre par le col pour qu’on se barre avec le fric. De plus, personne n'utilise le casque donc on a des tarés muets capable de vous abandonner sans raisons ou d’oublier de couvrir la porte d’entrée car ils voulaient piquer de la thune en plus.

Des graphismes dignes du premier Rainbow Six !

Car cette ressource est la clé de tout. En gros, il faut jouer deux millions de parties pour gagner assez de thunes pour ses compétences, ses armes et autres. Les compétences permettent de s’orienter vers des rôles plus définis comme gros bourrin (avec gilet par balle et munitions en plus), fantôme (le roi de la discrétion), technicien (pour être rapide et poser des gadgets mortels) et cerveau (pour soigner et corrompre un peu tout le monde). L’idée est pas mal car on sent la progression. Au début, on fait de la merde, on sauve ses miches même pour braquer un magasin de farces et attrapes mais après on est de taille à jouer dans la cour des grands. Seulement pour cela, il faut supporter un nombre de parties incalculables et donc vaincre l’ennui ! Mais qui pensait que dans Payday, on était tout foufou !

L'équipe de nettoyage en action ! Me cherchez pas, je me suis déjà sauvé !

Car mise à part la musique techno insupportable après deux parties, on voit qu’en plus de l’ennui (en solo), on a un jeu buggé de partout. Textures qui piquent les yeux, ennemis ou civils qui disparaissent ou apparaissent mieux que Gérard Majax, on a de quoi dire. Et je ne parle même pas des bugs du genre, le sol qui disparait et notre personnage qui sombre dans les limbes du développement. De même, je veux bien admettre que mes armes puent du cul au début mais pourquoi, j’ai besoin d’un chargeur pour tuer un policier alors que je tue un civil d’un coup de crosse ? Au milieu des graphismes non finis et scintillants, j’ai souvent du mal à distinguer un bégonia d’un mec du SWAT. Surtout que ces enfoirés font des roulades ou autres mouvements de folie alors que moi, je dois sauter puis m’accroupir pour passer… une fenêtre à hauteur de nain. On le dit souvent sur GameOrNot', le principal dans un titre c'est que ce soit fun et sympa à jouer. Mais quand on a un moteur de jeu qui date de 10 ans et qui est mal optimisé, il faut vraiment être motivé, et je le répète, jouer en équipe avec des amis, pour passer ses soirées dessus. Et là, je dis bien là, on arrive à se prendre à l'ambiance et on a envie de faire progresser notre avatar masqué.

Payday ! Un jeu avec des hommes masqués !

Je vous épargne l’idée de customiser les masques car certes, on a le choix mais tout dépend du hasard. À chaque braquage, on tire une carte qui donne : une possibilité d’arme ou une customisation d’arme ou un élément de masque. Pour créer un masque (même pas le masque de vos rêves), vous devrez donc compter sur la chance et supporter x parties où vous aurez des éléments d’armes moisis impossibles à acheter le plus souvent car elle coûte un bras. Sauf Riggs qui est un gros chateux, il tombe toujours sur les bonnes cartes !

Et encore un hélico dans notre vie de coopération

Payday 2 avait plein de bonnes idées mais autant le dire : le jeu semble inachevé et souffre d’une redondance générale à faire passer tape taupe pour un RPG en monde ouvert. Le titre est clairement sauvé par ce côté multijoueurs en équipe captivant et prenant. Pourtant tout le reste est presque à jeter aux ordures : musiques technos horribles, graphismes laids, bugs à outrance, lags en multi, perte de connexion, gameplay de FPS antique, bref, on se demande pourquoi il est 3h du mat et qu'on est toujours entrain de faire des casses avec notre groupe d'amis Xbox Live. Si vous êtes une bande de potes motivés pour perdre votre vie sociable sur ce titre, vous pouvez ajouter de 10 à 20 points à la note, vous prendrez du plaisir, promis, surtout que Payday 2 est vendu à petit prix. Par contre, si vous pensiez vous la jouer rapiat à faire des casses dans votre coin, vous pouvez retirer ces même points, directement sans réfléchir. En gros, on a choisi de faire la moyenne des deux possibilités. Payday 2 est un titre particulier à tous les niveaux, pas facile de sortir du placard pour donner son avis sur la question en toute objectivité.

Payday 2 Note XboxOrNot

sur 100

  • Arbres de compétences
  • Eléments aléatoires des missions
  • Coop' à 4 vraiment cool
  • Vendu à petit prix
  • Moteur pas fini !
  • Gameplay en mousse !
  • Musiques !
  • Le solo qui donne envie d'en finir !
  • Redondance des missions
  • Notre barême en détail
Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.