PES 2020 - Le meilleur opus depuis PES 6

C’est la rentrée, alors on chausse les crampons et on se remet à nos tests annuels, avec PES pour commencer.

Et l’année dernière, on a clairement senti le vent souffler. Un FIFA qui ronronne et ressemble de plus en plus à une MAJ facturée au prix fort, et un PES qui peaufine son jeu et fait de plus en plus plaisir. Cette année, la saga change un peu son nom, comme pour appuyer un peu plus le changement : eFootball PES 2020. Il faut bien surfer un peu sur le eSport, PES tente le coup, en espérant pour eux que la licence arrive à se vendre correctement face à l’ogre de EA.

Ok, la pelouse est un peu flashy des fois

Pour rappel pour ceux qui nous découvrent, j’ai été un grand fan de la saga, bien avant que cela s’appelle PES. J’ai toujours préféré les jeux de foot de chez Konami. ISS sur Super Nintendo, ISS 64 sur Nintendo 64, et puis les ISS Pro Evolution puis PES jusqu’au numéro 6, le dernier vrai bon jeu de la saga. Le virage HD a été très difficile à négocier pour Konami qui s’est fait ensuite bouffer par FIFA qui a débarqué avec un nouveau moteur de jeux en 2007 avec FIFA 08 et ensuite le rouleau compresseur s’est activé. Depuis quelques années, FIFA s’embourbe dans la facilité, ce qui n’est pas bon signe, car la fan base est grande et le risque de les chambouler peut perturber les ventes. Nous verrons si FIFA 20 avec ces nouveautés saura apporter du neuf avec du vieux. PES a donc depuis quelques épisodes, enfin surtout depuis l’année dernière avec PES 2019, compris qu’il y avait une possibilité de retrouver des joueurs, des anciens fans qui peuvent revenir pour le gameplay. J’avais bien aimé PES 2019, même si beaucoup de choses me gênaient encore. Et bien, je dois avouer que en lançant PES 2020 j’ai eu beaucoup de mal à aller me coucher. Si ce n’est pas un bon signe ça !

On peut faire des tactiques sur ces phases de jeu

PES 2020 nous offre déjà une interface bien plus agréable. Malgré encore quelques petits couacs comme des options rangées dans des sous menus, ou par exemple en mode carrière, l’impossibilité d’utiliser les gâchettes hautes pour changer d’onglet, pour le reste, c’est du tout bon. La bande son a également progressé. Les musiques sont plutôt sympas, et surtout l’ambiance dans les stades n’a plus à rougir par rapport à son concurrent. Ca gueule, ça pète, ça chante, j’ai vraiment apprécié l’ambiance. Entendre les chants des supporters des grands clubs (oui l’OM est un grand club) quand on mène au score, c’est toujours sympa.

En route pour le Ballon d'Or

D’un point de vue purement graphique, et ayant joué sur Xbox One X, PES 2020 est très joli. La modélisation des joueurs est vraiment très bonne. La base de données pour les visages réalistes est conséquente et ne s’arrête pas au 15 plus gros clubs européens. Le jeu est fluide, net, avec un HDR bien calibré. On peut encore pester sur le rendu de quelques pelouses, mais franchement, rien de bien méchant à l’horizon. Les animations sont plus nombreuses que par le passé, avec des enchaînements fluides et réalistes. Les dribbles sans ballon, les feintes d’appels et autre mouvements de corps sont très bien représentés. Du tout bon, vraiment. Et enfin, la physique de balle, la patte de la série PES, est excellente. Et contrairement à l’année dernière où je pestais parfois sur des frappes qui réagissaient bizarrement, j’ai kiffé. On comprend pourquoi la balle s’envole tuer un pigeon ou si au contraire elle part bien fort dans la lucarne. La position du corps et les contacts avec les adversaires sont bien rendus, et on n’a pas l’impression qu’un script nous punit ou non sur un tir.

Des duels au sommet

Alors bien sûr tout n’est pas encore parfait. Je vais encore parler du duo de commentateurs français. Comme d’habitude, si Konami avait viré Darren Tulett et juste gardé Grégoire Margotton, les choses se seraient bien passées, mais l’english plombe l’ambiance avec son humour à deux balles. J’ai basculé sur des commentaires en anglais et c’est bien plus sympa. Les licences ne sont toujours pas complètes avec des championnats amputés de grands clubs. Mais cette année, Konami a quand même bien travaillé en récupérant pas mal de clubs et championnats, au point d’avoir l’exclusivité par exemple de la Juventus. Le jeu en ligne, je n’ai pas encore assez de recul sur le sujet donc je ne vais pas m’avancer, mais j’espère que c’est plus stable que les années précédentes, et le mode coop à 3 est toujours aussi sympa à jouer. Rien de bien méchant donc, sauf si notre club favori à un nom fictif et des maillots à la con.

Et pan dans la lucarne

PES 2020 s’impose à mes yeux comme un concurrent sérieux qui fait plaisir au niveau du gameplay. Si vous avez envie de jouer en solo en Master League, vous allez prendre du plaisir. Ce mode a été repensé avec pas mal de petites nouveautés, et franchement, il est redevenu chronophage. La courbe de progression au niveau de notre club et de notre manière de jouer est clairement visible et on a envie d’aller un peu plus loin pour faire mieux, car on prend du plaisir, vraiment, pad en main. C’est le meilleur PES pour moi depuis PES 6. C’est un vrai compliment. Après, il reste encore du chemin pour devenir une référence, mais je tire mon chapeau à Konami qui n’a pas baissé les bras au fil des années. Un très bon cru, je vous le conseille vraiment.

eFootball PES 2020 Note XboxOrNot

sur 100

  • Gameplay
  • Master League de retour au top
  • Modélisation des visages
  • Ambiance
  • Darren Tulett
  • Encore un manque de licences
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.

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