Preview de Little Nightmares III – L’horreur en coopération

Little Nightmares III est le premier épisode de la série à ne pas être développé par Tarsier Studios. Cette fois, c’est Supermassive Games qui prend la main, et forcément, la question qui brûle les lèvres est simple : est-ce que ce troisième chapitre sera à la hauteur de ses prédécesseurs ? Le studio n’est pas étranger à l’horreur, il suffit de jeter un œil à The Dark Pictures Anthology pour s’en convaincre, mais leur approche diffère radicalement de l’univers si particulier de Little Nightmares. Et pourtant, après deux heures passées sur le jeu en coopération avec un collègue journaliste, une chose est claire : l’identité de la série est intacte, et mieux encore, elle gagne une petite bouffée d’air frais grâce au mode coopératif.

Deux enfants dans un monde terrible

Dans ce troisième volet, on incarne Low et Alone, deux enfants paumés mais inséparables depuis leur rencontre au cœur de ce cauchemar vivant. Chacun a son joujou fétiche : un arc pour Low et une clé à molette pour Alone. Ensemble, ils se hissent, se faufilent, se tirent d’affaire et se sauvent la mise. Que vous jouiez avec un ami ou accompagné par une IA, il faudra exploiter intelligemment leurs objets emblématiques pour progresser. Les flèches de Low peuvent couper des cordes ou dégommer des ennemis volants, tandis que la clé d’Alone sert à écraser, casser ou activer d’énormes mécanismes. En duo, l’expérience est franchement agréable, et croyez-moi, c’est un miracle, vu que j’ai joué avec un parfait inconnu.

Chut!

La démo se déroulait dans une fête foraine glauque à souhait. Bonne nouvelle : l’ambiance si chère à Little Nightmares est bien là. Si, comme moi, vous aviez peur que le changement de studio tue l’âme de la licence, soyez rassurés : Supermassive a repris le flambeau sans dénaturer l’univers. On est dans une continuité totale, avec toujours ce mélange d’inquiétude et de fascination qui colle si bien à la série.

Le niveau offrait un bon équilibre entre énigmes et infiltration. Impossible pour un joueur de prendre le lead sur l’autre : chacun devait participer activement. Le décor, à la fois sinistre et étrangement chaleureux, accentue ce contraste typique de la licence : des enfants fragiles et innocents plongés dans un monde qui veut les croquer tout crus. Quelques jump scares s’invitent, mais sans excès gore. En revanche, ramper devant une créature qui est occupée sur sa petite activité glauque, en priant qu’elle ne vous entende pas… ça, ça fonctionne toujours.

L’arc sert aussi à résoudre des énigmes

Côté arsenal, pas d’illusion : les armes ne transforment pas le jeu en beat’em up miniature. On passe bien plus de temps à fuir qu’à se battre. Quand le combat est imposé, il demande coordination et sang-froid. Dans une séquence marquante, Low devait tirer sur les têtes de poupées pendant qu’Alone les achevait à la clé à molette. Un joueur attire l’ennemi, l’autre vise, et il faut s’adapter vite si on ne veut pas finir en casse-croûte. C’est une excellente illustration de l’importance de la communication en coop.

Je me sens petit

Autre bonne surprise : Bandai Namco a confirmé la présence d’un friend pass, comme cela se fait pour Split Fiction par exemple. En clair, vous pourrez embarquer un pote avec vous même s’il n’a pas acheté le jeu. Un choix logique et très malin, car la vraie force de Little Nightmares III semble bien être cette expérience partagée.

Au final, ces deux heures de preview sur Little Nightmares III sont passées beaucoup trop vite. L’ambiance est excellente, la coopération solide, et techniquement, c’est très propre. En effet, il n’y a eu aucun bug gênant à signaler, ce qui est rassurant quand on connaît les débuts parfois chaotiques des jeux The Dark Pictures. Bref, vivement octobre, car si le reste du jeu est au niveau de cette mise en bouche, on tient là une suite qui s’annonce cauchemardesque dans le bon sens du terme.