Skully - Comment ça va crane d’œuf ?

Skully est un jeu de plate-forme indé, très joli mais qui va vous faire perdre la boule !

Le speech est simple et efficace, sur une île perdue dans un océan, une fratrie de divinités se bat. Lassée par cette guerre, l’une d’elle va récupérer votre crane et vous insuffler la vie à partir de boue. Sauf que vous n’êtes pas tombé sur la divinité de la lumière ou du feu… ce qui, il faut l’avouer, serait plutôt classe. Nan vous êtes tombé sur la divinité de la boue. Donc votre petit crane rempli de boue a été ramené à la vie pour faire cesser le combat.

Salut p'tite tête !

Vous voilà avec votre tête à rouler très vite et de façon fluide à travers un océan de lambeaux de terre, et gare à vous si vous tombez dans l’eau. Ben oui, boue + eau = eau boueuse = mort très rapide. Vous allez devoir manier votre boite crânienne avec dextérité, timing et patience. Car la difficulté est croissante et à certains moments, le jeu se transforme en die and retry. Je m’explique : votre progression est sauvegardée par des flaques de boue, disposées çà et là souvent assez rapprochées pour juste kiffer à sauter de pièges en pièges et à réfléchir à la meilleure stratégie. Mais parfois la difficulté est telle, qu’on meurt, encore et encore (x20). Et quand… oh miracle on arrive à passer il y a derrière un autre passage ardu. Et on meurt encore et encore, et il faut tout recommencer, on finit par s’énerver, perdre complètement le côté fun de l’action. Dommage pour ce déséquilibre, car la difficulté est très en lien avec une répartition inégale des points de sauvegarde.

D’autant plus dommage que le gameplay est simple et fluide.  Les commandes sont parfois rappelées sur les rochers, ce qui permettra à tous de jouer. Il ne demande qu’un tout petit ajustement des caméras qui parfois, en se plaçant mal, ajoutent une difficulté inattendue. Sans parler des bugs qui trainent ici et là et finiront de vous achever.

L'eau sera ton ennemi

Quand vous en aurez marre de rouler « cheveux au vent » passez en mode golems, trois formes viendront vous aider à passer les énigmes. Plutôt bien vu, ils apportent de la variété au gameplay et viennent renforcer le scénario.

Par contre, l’éditeur a sûrement voulu ajouter un coté quête à Skully en parsemant les niveaux de clochettes jaunes à ramasser. Mais on ne comprend pas bien pourquoi des fleurs, à quoi ça sert et aucun bonus de vie ou de pouvoir à l’horizon… donc pourquoi j’irais risquer mon crâne pour ça, hein ??!

La version du crane version Golem

On note aussi la voix de la divinité en VO mais sous-titré en VF (sans faute, sans problème de doublage !) qui est plutôt joviale et se marie très bien avec la musique entrainante et stimulante. Ce plateforme-game a aussi l’avantage d’être un jeu que l’on peut mette entre toutes les mains, car en dehors de l’aspect morbide du crane qui roule, aucune violence, aucune vulgarité et pas une goutte de sang. Il faudra juste venir en aide lors des passages ardus.

Golem un jour, trio de Golem toujours

En bref, ce jeu édité par Modus Games et développé par Finish Line Games Inc (aussi auteur du jeu Maiz, dont le test est ici ) vous propose à travers 7 univers différents de vous creuser les méninges et… de casser sa manette d’énervement. Skully est un jeu simple avec de bons points mais qui aurait mérité un meilleur développement pour assurer une qualité à tous niveaux, dommage.

Skully Note XboxOrNot

sur 100

  • Un gamplay facile
  • Un univers coloré
  • Musique motivante
  • Des passages injouable
  • Des bonus peu motivants
  • Difficulté inégale
  • Notre barême en détail
Cirriana
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