Prêt pour un petit voyage dans le temps sans bouger de ton canapé ? Aujourd’hui, on s’attaque à 4PGP, un titre qui lorgne très clairement du côté des années 90. Si tu as passé tes jeunes années à user tes pouces sur des jeux de course en simili-3D avec des gros pixels qui piquent les yeux, tu vas immédiatement te sentir chez toi. Inutile de chercher des textures en 4K ou des reflets ultra-réalistes, le studio mise tout sur une esthétique brute et épurée. Les développeurs ont choisi de bousculer nos souvenirs pour nous offrir une aventure qui transpire la passion du bitume à l’ancienne.

Dès les premières secondes, on prend une immense baffe de nostalgie. Visuellement, le titre adopte un style rétro absolument fantastique. C’est coloré, c’est cubique, et cette vibe « polygonale » rappelle immédiatement les grandes heures des premières simulations de course en arcade ou sur consoles 16 et 32-bits. La direction artistique est un vrai régal pour les yeux des vieux briscards. Le jeu s’efforce de reproduire ces sensations d’antan avec une fluidité moderne qui fait plaisir à voir. C’est propre, dynamique, et la bande-son chiptune qui accompagne tes dérapages finit de valider ce superbe ticket retour vers le passé. C’est une expérience franchement rafraîchissante au milieu des productions actuelles.

Manette en main, le gameplay se veut immédiat mais cache un sérieux piège. On est sur de l’arcade pure : tu accélères, tu freines, et tu essaies de négocier tes virages au millimètre. Le problème, c’est que la difficulté s’avère parfois très mal dosée. Tu peux enchaîner deux circuits sans sourciller, pour ensuite te manger un mur de frustration sur le tracé suivant à cause d’une IA devenue subitement ultra-agressive ou d’un virage à la physique piégeuse. Ces pics de difficulté pointent le bout de leur nez sans crier gare et brisent un peu le plaisir immédiat. Il va falloir s’accrocher et accepter de recommencer plusieurs fois pour espérer monter sur le podium.

C’est là qu’on touche au point faible qui fait un peu grincer les dents : le contenu. On a malheureusement très vite fait le tour de ce que le jeu a à offrir. Le nombre de circuits est très limite comparé au nombre de véhicules disponibles.Les modes de jeu reste assez minimaliste. Après quelques sessions intensives, un sentiment de répétitivité s’installe. Si tu espérais passer des dizaines d’heures à débloquer des tonnes de bonus ou à peaufiner des réglages mécaniques poussés, tu risques de rester sur ta faim. C’est le genre de titre idéal pour des petites sessions rapides entre deux gros jeux, mais pas un monstre de profondeur sur lequel tu vas t’investir tout l’été.

4PGP est un titre imparfait mais diablement attachant. Si tu es un amoureux de la grande époque et que la vibe rétro te fait vibrer, la proposition reste très honnête et rafraîchissante. Malgré une difficulté parfois injuste et un contenu un peu trop léger qui fait qu’on en voit vite le bout, le jeu assume pleinement son statut de petit projet indé sans fioritures. Une jolie lettre d’amour visuelle aux jeux de course d’autrefois, parfaite pour s’offrir un shoot d’adrénaline à l’ancienne.
Configuration de test PC: Core Ultra 9 285K / 64 Go de RAM / RTX 5070 Ti
