Test de A Dream About Parking Lots – Elle est où ma bagnole ??

A Dream About Parking Lots vous propose une expérience pour le moins… inhabituelle : errer dans des parkings labyrinthiques à la recherche de votre voiture, armé uniquement du bip de votre clé. Plus vous vous approchez, plus les phares clignotent et le klaxon vous rappelle que oui, quelque part, votre bolide vous attend. Entre deux rondes de bip-bip, vous discutez avec votre thérapeute de ce rêve récurrent où votre voiture vous échappe, et de ce que cela dit sur votre rapport à la perte et à la création. Un walking simulator introspectif, façon cure psy sur bitume, enrobé de graphismes rétro et de musiques au piano.

Le gameplay ? Simple, voire simpliste. On n’arrête pas d’appuyer sur la clé pour trouver la voiture en avançant doucement dans des parkings en forme de labyrinthe. La mécanique est claire mais répétitive, et la seule vraie variation, ce sont les dialogues avec le psy. Malheureusement, ces échanges prennent un temps fou à se terminer, ce qui casse complètement le rythme. On finit par presser le bouton de la clé comme un malade, juste pour en finir et espérer que la séance de papotage se termine avant la fermeture du parking. D’ailleurs, on peut se barrer et quitter le niveau avant que le psy ne finisse son speech.

Côté ambiance sonore, les musiques au piano sont plutôt jolies, avec parfois des airs connus qui titillent l’oreille. Le problème, c’est qu’elles accompagnent un rythme général aussi nerveux qu’un dimanche après-midi pluvieux dans une salle d’attente. Même la narration, pourtant au cœur de l’expérience, se traîne au point qu’on a parfois l’impression que le jeu teste notre patience plus que notre sens de l’orientation.

Visuellement, c’est le service minimum : textures pauvres, couleurs ternes, brume omniprésente… le tout taillé à la serpe. Pas d’animations marquantes, pas de détails qui accrochent l’œil. On est dans un style rétro, certes, mais ici, le charme du pixel art laisse place à un parking grisâtre qui aurait bien besoin d’un coup de peinture… et peut-être d’un rayon de soleil.

La durée de vie tourne autour de 30 minutes, ce qui, au vu du prix de 4,99 €, n’est pas vraiment un scandale (quoique). Le problème, c’est que la sensation d’ennui arrive bien avant la fin, et qu’on peine à s’investir émotionnellement dans ce voyage introspectif. On note aussi quelques choix d’ergonomie douteux : j’ai eu le malheur de sortir du jeu en ayant fait une pause et j’ai perdu ma sauvegarde, j’ai du recommencé la séance de psy depuis le début…

Au final, A Dream About Parking Lots a un concept original sur le papier, mais le rythme trop lent, la répétitivité du gameplay et l’ambiance visuelle tristoune finissent par peser plus lourd que l’envie d’en savoir plus sur notre subconscient automobile. En gros, on vit le cauchemar d’un mec qui ne retrouve pas sa voiture sur le parking du Lidl et qui a peur qu’on lui ait volé. Mais en fait, dans ce jeu, on lui a surtout volé son temps.