Alien est une licence a fait trembler des générations entières de spectateurs et donné des cauchemars à plus d’un joueur depuis les couloirs de Nostromo. Cette fois, Alien: Rogue Incursion Evolved Edition, qui après une version VR, nous promet une aventure réimaginée pour la Xbox, plus fluide, plus belle et plus nerveuse. On incarne Zula Hendricks, une ex-Marine coloniale envoyée sur Purdan, une planète où il ne fait clairement pas bon aller se promener sans fusil d’assaut. Évidemment, la société Weyland-Yutani a encore fait des siennes et une horde de xénomorphes a décidé de transformer la base en buffet à volonté. Armée, déterminée, et accompagnée d’un androïde qui n’inspire pas toujours confiance, Zula va devoir survivre, clé après clé, porte après porte.

Visuellement, le jeu tient la route. Les graphismes sont propres, bien que les textures aient ce petit côté un peu trop lisse, comme si la base entière avait été passée au polish industriel. Cela dit, l’ensemble reste agréable à l’œil, avec une direction artistique fidèle à l’univers d’Alien. Les couloirs sombres, les lumières vacillantes, les écrans verts rétro-futuristes : tout y est pour retrouver cette atmosphère oppressante si typique. Les xénomorphes sont bien modélisés et animés avec justesse, surtout quand ils décident de surgir derrière vous au moment le plus inopportun.

Le gameplay, lui, s’assume pleinement FPS. Les sensations de tir sont correctes, on prend vite ses marques et on se surprend même à apprécier les affrontements, du moins au début. Malheureusement, la boucle de gameplay devient rapidement répétitive : on cherche une clé, on ouvre une porte, on élimine une vague d’aliens, puis on recommence. Le schéma est clair comme le sang acide sur un sol métallique. Le jeu traîne aussi une habitude héritée de son passé en VR : les QTE, omniprésents. Appuyer frénétiquement sur un bouton pour ouvrir une trappe ou maintenir une gâchette pour activer une console, ça va cinq minutes, mais à la longue, on a l’impression de passer plus de temps à valider des actions qu’à survivre.

L’ambiance sonore, en revanche, est globalement réussie. Les musiques soutiennent bien la tension et les doublages anglais sont de bonne qualité. Les bruitages des armes, eux, manquent un peu de puissance. Quand on vide un chargeur sur un xénomorphe, on aimerait sentir un impact plus viscéral, un son qui fait vibrer la manette et nos tripes. Là, c’est un peu mollasson, ce qui casse un peu l’intensité des combats.

Le vrai souci du jeu, c’est son level design. Purdan est un véritable labyrinthe, et on se perd plus souvent que les stagiaires de Weyland-Yutani. Entre les couloirs identiques et les dizaines de portes à ouvrir, on passe un temps fou à tourner en rond, cherchant le bon accès, le bon badge ou la bonne ventilation. Le résultat, c’est qu’on finit plus stressé par la perspective de rater un embranchement que par la présence d’un xénomorphe. Ce n’est pas vraiment l’effet recherché.

Côté contenu, comptez environ cinq à six heures pour boucler la campagne. C’est plus court que la version VR car le jeu est plus rapide, plus vif, plus direct. On enchaîne les missions avec une certaine efficacité, même si le rythme est souvent brisé par cette satanée exploration confuse.
En résumé, Alien: Rogue Incursion Evolved Edition fait bien le boulot : c’est un shooter honnête, fidèle à la licence, avec une bonne ambiance et une mise à jour technique soignée. Mais entre la répétitivité, les QTE à rallonge et ce fichu labyrinthe spatial, on reste un peu sur sa faim. Alien: Rogue Incursion Evolved Edition est une adaptation Alien qui fera plaisir aux fans, mais ce n’est pas le jeu de l’année pour autant.