Aquamarine, jeu Dolores Entertainment sorti fin février est un jeu qui intrigue à la rédaction. Riggs m’a dit « un mix de plusieurs jeux, à toi de le découvrir ». J’ai donc lancé le jeu et le truc qui m’a sauté aux yeux, c’était le Moebius style !
En effet, si vous aimez l’auteur/dessinateur Jean Giraud aka Moebius, les graphismes d’Aquamarine vont forcément vous rappeler le travail de l’auteur à qui l’on doit Blueberry, L’Incal ou les 1001 contributions de Moebius à Métal Hurlant ou même au cinéma (Dune, Tron…). Bref, un énorme Monsieur et Aquamarine n’est pas le premier à puiser dans le style onirique de l’auteur comme Chants of Sennaar qui a avait séduit notre poète de la rédaction Zayow.

Bref, Aquamarine nous place dans le futur et après nous être écrasé sur une planète inconnue, il va falloir se dépatouiller pour survivre et découvrir les mystères de la planète. Un pitch plutôt simple qui permet de nous plonger dans le jeu et même de plonger littéralement puisque pour survivre, notre personnage pourra compter sur une vaisseau en forme de bulle qui va permettre d’explorer les fonds marins.
Mine de rien, on se laisse embarquer par le côté apaisant des graphismes qui n’oublie pas le côté survie pour autant. Si vous voulez juste profiter du voyage, rien ne vous empêche de désactiver les paramètres liés à la survie. Dès lors, nous aurons une exploration plutôt poétique dans l’absolu.

Mais il faudra passer outre le côté un peu hybride du jeu : à moitié survie, à moitié exploration façon point & click sans vraiment l’être. Plus d’une fois, nous serons devant des obstacles qui demanderont d’avoir explorer ceci ou combiner cela. Et comme il n’est pas toujours facile de se repérer ou de voir ce qui se cache derrière un élément de décor, on pourra avoir un peu de tension liée à notre survie qui semble se réduire à cause d’une broutille de design car ne pouvant bouger la caméra, je me retrouve à ne pas voir comme il faut ce qui semble devant moi. Cette tension pouvant également générer une certaine frustration qui est du coup un peu antinomique avec les graphismes et les musiques qui ont quelque chose d’envoutant et d’apaisant à la fois.

Et c’est dommage car on sent que le gameplay est le truc qui vient casser notre rêverie. Les manipulations ont une certaine lourdeur, on nous balance 1001 instructions au début et basta. Les actions de déplacement et autres manquent de fluidité surtout pour un jeu qui veut nous faire explorer un monde aquatique.
En résumé, les graphismes et l’univers pousseront les joueurs à avancer, Aquamarine nous invite au voyage et rappelle de grandes oeuvres de la bande dessinées. Mais la jouabilité viendra nous freiner et c’est dommage car avec un gameplay plus fluide et moins frustrant, cela aurait été parfait pour se détendre à 200%.
