Test de Backrooms Level X – On level-up !

Dans un monde où une simple chute derrière un mur peut vous envoyer dans un enfer tapissé de moquette jaune, Backrooms Level X pose immédiatement l’ambiance: celle d’une VHS maudite retrouvée dans un tiroir poussiéreux, entre un vieux magnétoscope et des souvenirs que vous auriez préféré oublier. Le jeu vous propulse dans un labyrinthe sans fin où la logique a pris ses RTT, et où chaque néon clignotant semble se moquer de vous. On avance, on se perd, on sue, et très vite on comprend que sortir d’ici sera aussi simple que de retrouver la sortie d’un Ikea un samedi après-midi.

Allo?

Concernant les graphismes, le constat est assez brutal mais honnête: Backrooms Level X ne cherche clairement pas à impressionner la rétine. Les textures sont pauvres, parfois dignes d’un fond d’écran Windows 2000 sous anxiolytiques, et les couloirs se ressemblent beaucoup. Pourtant, il y a une vraie étrangeté visuelle qui fonctionne par moments, avec des décors presque psychédéliques, comme si quelqu’un avait mélangé un vieux creepypasta avec une crise existentielle. Ce n’est pas beau, mais c’est dérangeant, et finalement c’est un peu le but. Disons que le jeu préfère vous mettre mal à l’aise plutôt que de flatter votre carte graphique.

Ne pas tomber

Du côté du gameplay, Backrooms Level X assume pleinement son statut de walking simulator horrifique. On marche, on court quand ça sent le roussi, on éclaire avec une lampe torche et on prie pour que le monstre derrière nous ait oublié de faire ses étirements. Esquiver des entités, éviter des trous et mémoriser des couloirs devient rapidement une routine. Le tout fonctionne correctement, sans révolutionner le genre. On est loin d’un Amnesia sous stéroïdes, mais ça répond présent, un peu comme un plat surgelé: pas mémorable, mais ça nourrit l’angoisse sur le moment.

Il a joué à Poolrooms

Pour la bande-son, l’intention est bonne mais l’exécution laisse un goût d’inachevé. Bruits de pas, respirations inquiétantes, rires lointains ou pleurs étouffés composent l’essentiel de l’expérience sonore. De temps en temps, une musique surgit pour rappeler que vous êtes censé avoir peur. L’ambiance est là, oui, mais elle manque cruellement de variété et de finesse. On sent que le potentiel est énorme, mais que le travail s’est arrêté juste avant de devenir vraiment marquant, un peu comme un film d’horreur qui coupe la lumière mais oublie le jump scare.

VA TE COUCHER !

Concernant la durée de vie, le jeu ne cherche pas à vous retenir des heures. En une petite soirée, l’affaire est pliée, secrets inclus. Les plus téméraires feront peut-être un second tour pour fouiller chaque recoin, mais l’expérience reste courte. Heureusement, les sous-titres en français sont bien présents, ce qui permet de suivre l’histoire sans se battre avec un dictionnaire tout en fuyant des monstres invisibles.

On avance, allez!

Au final, Backrooms Level X s’en sort avec les honneurs si on le compare à Backrooms: Poolrooms, mais il reste un jeu très moyen qui mise tout sur son ambiance. Il fait le job, sans briller, et s’adresse surtout aux amateurs du mythe des Backrooms prêts à se perdre une soirée dans un cauchemar tapissé de jaune. Un titre correct, un peu fainéant, qui vous fera dire à la fin: bon, c’était bizarre… mais j’ai survécu.