Before Exit : Supermarket est un jeu qui a laissé Riggs dubitatif : « j’ai pas tout compris, mais à mon avis tu feras carrière à Intermarché ». Cela me rappelle mes années étudiantes où j’ai travaillé dans le Leclerc de ma ville faisant même le job qui faisait rêver tous les gamins (au grand dam de leur maman), le job où des femmes hurlaient mon nom pour que je vienne les voir. Le truc où tu peux te la donner, c’est à dire roller ! Oui, le gars sur ses patins en train d’aller chercher les prix ! Du coup, en terme de roller, on peut dire que j’étais pro avec un contrat et tout mais sans être le roi du skatepark. Du coup, avec Before Exit : Supermarket, je renoue avec mes années en supermarché mais est-ce que ce n’était pas mieux avant et surtout en vrai ?

Dans Before Exit : Supermarket, vous êtes un employé lambda qui doit faire la fermeture du magasin. Le truc souvent ingrat mais ici, vous n’aurez pas à compter/vérifier votre caisse. Par contre, tout le reste, c’est pour vous : vérifier que tout est bien rangé, éteindre les lumières, retourner le panneau « ouvert/fermé »… Chaque soir, c’est plus d’une trentaine de trucs qui ont été laissé ça et là dans le magasin. Vous devez même vérifier les toilettes et Jingo vous dirait que ce n’est pas vraiment le truc glamour que vous pourrez sortir à un premier rendez-vous (ni un deuxième).

Ironie du sort, à la sortie des employés, votre boss est en général là et il va vous dire que vous avez oublié X trucs à faire. Et après paf, retour case départ ! Sympa, il ne vous aide pas, le jeu vous punit et vous revoilà à chasser les bacs restés ouverts, les paquets de céréales au sol ou autre. Une boucle punitif et frustrante qui rappelle des jeux comme The Exit 8 mais en moins fun et travaillé.
En effet, Before Exit : Supermarket ne brille pas par sa réalisation, c’est daté, figé et on sent que la modélisation est assez brute de fonderie. Cela pourrait participer à une ambiance flippante mais le jeu reste sur sa dimension classique au final. Idem niveau sonore où le jeu oscille entre doux minimalisme et absence pure et dure.

Au final, on ne peut pas forcément parler de fiasco mais Before Exit : Supermarket est assez peu palpitant, daté et donnera envie d’aller faire ses courses en heures de pointe.
