Test de Blades & Battles – C’est de la camelote ! 

Le retour en grâce des beat’em all a été amorcé par DotEmu avec son Streets of Rage 4 et les Tortues Ninja. Depuis, c’est la foire à la saucisse : chacun y va de son beat’em all. Je te rajoute du rogue par-ci, je te rajoute des esquives et des contres à la Bloodborne par-là, du pixel, du pas pixel, de la 2,5D… 

Plein de Skelettor

Et personnellement, j’adore ce style de jeu. Cela me rappelle mon enfance et, s’il se joue à deux ou trois, cela me permet de faire une session de cassage de bouches avec Mini Jingo et Jingorette ! Les moments en famille, y a qu’ça de vrai ! 

Voyons ce que QUByte a à nous proposer. 

Même la carte est sombre

Incarner les héros de la légende arthurienne n’est pas nouveau. Capcom nous avait déjà fait le coup en 1991, en pleine période Final Fight. Et comme Capcom aime par-dessus tout le recyclage… 

Il fallait trouver un successeur beau, coloré et capable de parler aux Américains, aux Européens et aux Asiatiques. Un coup de génie. Un jeu qui restera gravé dans la mémoire des fans d’arcade comme seuls Capcom et SNK peuvent le faire. 

Lancelot, comme Richard… Il gére

La version 2026 de QUByte ? Vous enlevez tout le côté positif du paragraphe juste au-dessus et vous prenez son contraire. 

Se prendre pour Arthur ou Lancelot, c’était cool… Là, c’est juste chiant. 

La montagne… Ca vous gagne ou pas !

Deux personnages jouables en coop locale à deux, alors que Knights of the Round était jouable à trois. On a la possibilité d’optimiser les graphismes entre « super pixelisé vomitif », « pixelisé dégueulasse » et « 2,5D qui provoque des hauts-le-cœur ». 

On dirait que je me regarde dans la glace

Attaque légère, attaque forte, combinaisons de touches, esquives… Au moins, les commandes répondent bien. C’est déjà ça. 

Huit stages, cela paraît beaucoup, mais quand la pénombre et l’obscurité occupent plus de la moitié d’entre eux, c’est long et rébarbatif. 

J’avais l’impression de passer une heure dans une salle de cinéma projetant Resident Evil, avec d’un côté Taummax et de l’autre Rockman, avec la tension que l’un des deux, voire les deux, allaient me mettre la main sur la cuisse. 

Une bouillie de pixels

Horrible comme sensation. Un cauchemar éveillé. 

Bien sûr, vous enchaînez les combos et les ultis qui font penser aux Maîtres de l’Univers. Vous verrez des boss assez imposants, et les pourfendre de part en part avec votre Excaliburne reste un plaisir. 

Les maitres de l’univers

Pour atteindre Morgana la sorcière, comptez une heure en facile, donc environ deux heures pour boucler l’affaire. 

Question pour un champion : Est-ce qu’une bouillie de pixels avec une gradation plus ou moins forte, dans des environnements aussi inspirés qu’un scénario de Fabien Onteniente, qui se termine en deux heures et qui vous videra votre bourse de l’équivalent de 5 cl de diesel, c’est-à-dire 15 €, peut rivaliser avec une œuvre majeure du beat’em all trouvable sur le store Xbox via Capcom Arcade Stadium 2 pour 0,99 € ? Pour moi : non, non, non et encore non. 

Equipé d’Excaliburne, les ascenceurs… tu mets ton doigt où tu habites