Test de Bomb Kitten – Bomberchiant

Bomb Kitten, c’est l’histoire d’un petit chat noir à cape rouge qui décide de résoudre des labyrinthes en faisant ce que tout félin normalement constitué ferait: tout faire exploser. Le jeu reprend une formule rétro façon action-réflexion où tu balances de la dynamite pour ouvrir des passages, éviter des pièges, déjouer des ennemis et espérer trouver l’échelle salvatrice parmi 50 niveaux. Un programme explosif sur le papier, censé évoquer un Bomberman minimaliste avec une petite touche puzzle du vieux temps.

Les 12 téraflops

Et maintenant, parlons vrai. Bomb Kitten, c’est un peu comme découvrir une boule de poils toute mignonne… qui ne fait que dormir. Et ronronner. Pendant 7 heures. Le jeu tente d’emprunter à Bomberman, mais c’est une version au rabais, jouable uniquement en solo, où ton objectif se réduit à rejoindre la sortie en faisant sauter des murs et les rares ennemis qui traînent. Sur le papier, c’est simple mais efficace. Dans les faits, c’est mou du genou au point que même un escargot asthmatique le doublerait.

Changement de décor

La musique midi n’arrange rien. Elle essaie vaguement d’être dynamique, mais elle a surtout ce charme involontaire des jeux d’action de l’époque Amstrad CPC 464. Tu sais, ce moment où tu te demandes si le compositeur a posé son clavier sur un radiateur. Elle tourne, elle tourne, et elle finit par se graver dans ton cerveau comme une mauvaise alarme incendie.

Des pièges partout

Graphiquement, difficile de parler de prouesse. La vue de haut est là, les blocs sont là, les couloirs sont là. Le tout évoque Bomberman, mais en version stage vide et budget fauchage de pelouse. Pas de bonus, pas de multi, aucune variété, rien pour pimenter les sessions… juste du vide sidéral où tu places tes bombes par habitude, plus que par plaisir.

Côté gameplay, c’est jouable, oui, mais tellement lent que tu pourrais presque faire ta liste de courses entre deux explosions. Le personnage glisse un peu, l’inertie est réelle, et tu te contentes de répéter la même boucle: avancer, poser de la dynamite, reculer pour pas mourir, recommencer. Le chat n’est pas bombé, il est blasé.

J’ai envie de changer de jeu

Même les 50 niveaux finissent par ressembler à un couloir de bureau un lundi matin. Aucun twist, aucun sursaut, rien qui relance la machine. On enchaîne, on soupire, on explose des trucs, on soupire encore.

Pour faire simple, Bomb Kitten est un mauvais jeu qui a au moins le mérite de transformer le concept de Bomberman en un titre soporifique et chiant. C’est fort !