Il existe une tonne de jeux de simulation de conduite, mais celui-là se différencie des autres car il va vous permettre d’avoir de vraies leçons de conduite pour le permis B, mais pas que. En effet, il propose également de passer le permis BE (remorque), ainsi que le meilleur des permis : le permis D. Suis-je objectif sur ce dernier permis, sachant que je le possède ? Pas du tout !
Quand vous commencez votre aventure, vous aurez donc le choix entre les leçons, la conduite libre et les paramètres. Chose importante à savoir : dans les paramètres, vous pourrez choisir entre la conduite à droite ou à gauche, ainsi que l’affichage de la vitesse en miles/h ou en kilomètres/h, ce qui est plutôt appréciable lorsqu’on parle de simulation.

La conduite libre vous permet de choisir votre pays et de vous balader librement dans la ville. En soi, c’est cool, mais ce n’est pas vraiment le but du jeu à mon sens.
La partie leçons, la plus intéressante, vous permet donc de suivre des leçons de conduite, comme son nom l’indique. Vous commencez avec un didacticiel de 12 leçons, auquel s’ajoutent en bonus le trajet du Père Noël (12 leçons également), ainsi que des leçons de conduite sur lac gelé (18 leçons) afin de jouer avec la physique des véhicules. L’idée est sympa, mais la conduite peut parfois s’avérer laborieuse.
Une fois ce didacticiel ultra complet terminé, vous enchaînerez avec les leçons du permis B. Sur le même principe, vous aurez 12 leçons dans 8 pays différents, soit près de 84 leçons, toutes plus ou moins longues, dans des environnements très variés. Entre la conduite de jour en Californie, où tout paraît simple, et la conduite de nuit en Norvège sous la neige, où le freinage et la tenue de route sont totalement différents, j’ai vraiment apprécié ces différences. Cela permet d’oublier un peu la redondance, même si les 12 missions par pays peuvent finir par lasser.

Pour ce permis, vous pourrez débloquer 20 voitures bien différentes, avec des puissances et des gabarits variés, ce qui peut aussi modifier le gameplay des leçons. Pour les débloquer, deux choix s’offrent à vous : être patient et les obtenir gratuitement, ou bien payer directement le véhicule souhaité. Personnellement, j’ai voulu griller les étapes et, une fois la monnaie réunie, j’ai acheté un autocar et un véhicule avec remorque afin de voir si les différences de gabarit et de conduite étaient bien prises en compte.
Concernant le permis BE, vous aurez 8 pays avec une moyenne de 6 leçons chacun. La conduite est différente au début, car il faut prendre en compte la remorque, mais hormis lors des manœuvres ou des virages serrés, cela ne change pas énormément par rapport au permis B. Vous n’aurez accès qu’à 4 véhicules, mais les 4 remorques sont différentes et la conduite s’en ressent.

Pour le meilleur des permis, le D, vous aurez le choix entre 4 véhicules plus ou moins longs et hauts, répartis, comme pour le permis précédent, sur 8 pays avec une moyenne de 6 leçons chacun. Car Driving School Simulator a bien pris en compte les difficultés liées à la conduite de ce type de véhicule, notamment la longueur, le poids, les démarrages en côte et les distances de freinage, des éléments que j’ai particulièrement appréciés.
Nous avons le choix entre une vue extérieure et une vue cockpit, qui change totalement la façon de jouer. Chaque véhicule possède un intérieur différent, ce qui est vraiment sympa.
Maintenant, parlons des choses qui fâchent. S’il y a bien un point qui m’a rendu fou, c’est le comportement de l’IA sur la route. Entre les voitures qui grillent les feux et les stops, celles qui s’arrêtent en plein milieu d’une voie rapide, ou encore les véhicules bloqués dans des travaux où vous n’avez pas d’autre choix que de les toucher pour passer (ce qui ruine votre notation) autant dire que j’ai pété un câble plus d’une fois.

Le système de notation est bien pensé, mais pas suffisamment. Vous mettez vos clignotants, vous vous arrêtez aux feux et aux stops, tout va bien. En revanche, si vous anticipez légèrement un feu et passez pourtant bien au vert, vous perdez des points. Ou encore, si vous oubliez de couper vos essuie-glaces, bim : −20 points. Ajoutez à cela les automobilistes débiles contrôlés par l’IA, et le jeu peut vite devenir frustrant au point de donner envie de lâcher.
Techniquement, le jeu n’est pas fou. Les graphismes sont dépassés, les sons des véhicules peu convaincants. Lors d’un accrochage, aucune trace de dégâts, et la physique des éléments du décor, comme les plots de chantier, est inexistante. Clairement, ce n’est pas pour ce genre de détails que vous jouerez à Car Driving School Simulator.

Car Driving School Simulator, c’est un bon élève… mais pas un major de promo. Malgré une vraie richesse de contenu et une physique de conduite convaincante, le jeu se tire trop souvent une balle dans le pied à cause de son IA catastrophique et de sa technique datée. Une simulation intéressante pour les passionnés de conduite et de permis, à condition d’avoir de la patience, des nerfs solides… et de ne pas trop regarder dans le rétro.