Faites vos valises direction Tokyo, mais oubliez les temples bondés et les distributeurs de ramen : ici, la vraie attraction, ce sont des centaines de chats planqués comme des ninjas en RTT. Cats and Seek : Tokyo vous propose une chasse au trésor féline dans des décors doux comme un mochi, où chaque ruelle cache un matou prêt à tester votre sens de l’observation. L’expérience est simple, presque zen, à tel point qu’on pourrait croire que le jeu a été approuvé par un maître Jedi en pleine séance de méditation.

Au niveau des graphismes, le jeu joue la carte du minimalisme intelligent. Pas de débauche d’effets spéciaux façon blockbuster Marvel, mais une direction artistique claire et lisible qui met parfaitement en valeur les chats disséminés dans les décors. Les cerisiers en fleurs, les lanternes et les petits coins urbains respirent la tranquillité, un peu comme une version vidéoludique d’une carte postale Instagram… mais sans les filtres douteux. Ce choix fonctionne à merveille puisqu’il évite la surcharge visuelle et permet de garder les yeux rivés sur l’essentiel : ces satanés félins qui se fondent dans le décor comme des pros du camouflage.

Côté gameplay, on reste sur du classique avec une exploration minutieuse à la recherche de chats cachés, et clairement, ça fait le job sans prise de tête. La maniabilité est impeccable, que vous soyez plutôt manette ou souris, et les options d’accessibilité viennent ajouter une vraie touche de confort. Ajuster les couleurs pour mieux repérer un chat, c’est un peu comme activer un cheat code légal, et franchement, personne ne va s’en plaindre. On retrouve aussi des petits bonus comme le mode photo et peinture, parfaits pour ceux qui veulent jouer les artistes après leur session de chasse, ou faire croire à leurs amis qu’ils ont un vrai talent (spoiler : non).

Pour la bande-son, c’est un festival de douceur auditive. Les musiques feutrées accompagnent parfaitement l’ambiance relaxante, au point qu’on pourrait presque oublier qu’on est en train de chercher des chats pendant 30 minutes. C’est l’exact opposé d’un FPS sous caféine, ici on respire, on prend son temps, et on profite. On est plus proche d’un épisode de Lo-fi Beats to Study To que d’un concert de métal enragé, et franchement, ça fait du bien.
Concernant la durée de vie, le jeu se termine assez rapidement, en une soirée tranquille si vous avez l’œil affûté. Avec un peu plus de 200 chats à trouver et un mode Speedrun pour les chasseurs les plus pressés, il y a de quoi s’occuper, mais on reste loin d’une épopée à la Elden Ring. Cela dit, ce format court fonctionne parfaitement pour une expérience détente : on lance une partie, on se relaxe, et on passe à autre chose avec le sourire. Parfois, pas besoin de 100 heures pour marquer le coup.

En conclusion, Cats and Seek : Tokyo est une petite bulle de calme dans un océan de jeux bruyants et exigeants. Sans révolutionner la formule, il offre exactement ce qu’on attend de lui : une chasse aux chats apaisante, bien pensée et agréable du début à la fin. Au final, c’est le genre de jeu qu’on lance pour se détendre… et qu’on quitte en se demandant s’il ne serait pas temps d’adopter un chat. Ou 200.
