Test de City Bus Manager – Gérer une société de bus comme si vous y étiez

Après une grosse journée de travail, notre cher Riggs a eu la bonne idée de de me faire tester City Bus Manager. Du coup, après avoir conduit un car pendant 8h, me voilà à gérer une société de bus à la maison. Autant dire qu’avec mon expérience, j’allais forcément être tatillon… et autant vous dire que la surprise fut grande !

City Bus Manager vous met dans la peau d’un directeur de dépôt dans la ville de votre choix. Oui oui, vous pouvez utiliser votre propre ville, avec les arrêts que vous prenez tous les jours pour aller en cours ou au travail. Rien que ça, le jeu marque déjà de gros points, et ça m’a clairement facilité la vie pendant le test.

Pour commencer, vous aurez le choix entre 5 scénarios avec des objectifs prédéfinis pour développer votre dépôt. Deux d’entre eux se déroulent dans la ville de votre choix, les trois autres à Berlin, Jackson et Croydon.

Ouais, bon… j’ai fait une petite retouche sur le nom de ma société.

Ces scénarios sont relativement simples, mais certains objectifs prennent du temps, parfois beaucoup, à être atteints. Par exemple, transporter 25 000 passagers ne se fait pas en 5 minutes, surtout quand on ne possède que 4 lignes au maximum au début.

Vous trouverez également un mode bac à sable où tout est possible, sans contrainte ni objectif particulier.

Le principe de City Bus Manager est simple, mais peut vite se compliquer si vous ne connaissez pas les bases du fonctionnement d’un dépôt. Le premier scénario sert justement de tutoriel, et croyez-moi, il y a de quoi faire.

Dans un premier temps, vous devez créer votre compagnie : choisir un nom, une localisation et un emplacement sur la carte. Perso, je n’ai pas fait dans l’originalité : j’ai sélectionné ma ville et placé le dépôt à son emplacement exact, histoire de ne pas être dépaysé.

Eh ben, ça en fait du bus qui tourne !

Ensuite, il faut construire votre dépôt avec un outil de création assez simple, mais parfois limité. Vous devrez ajouter :

  • un accueil pour les clients qui viennent acheter leurs billets ou se plaindre des tarifs/retards,
  • un hall avec vestiaires, sanitaires, cuisine, salle de repos,
  • un centre de recherche pour débloquer des améliorations pour vos véhicules, vos bâtiments, et pour agrandir votre zone de couverture, afin de créer de nouvelles lignes toujours plus éloignées.

Vient ensuite l’étape du recrutement : chauffeurs, mécanos, agents d’entretien, chercheurs… chacun a son rôle.

Les chauffeurs, la base des bases, peuvent être recrutés en stagiaire, novice ou expert, avec des salaires variables selon leurs compétences. Au fil du jeu, il faudra réévaluer leurs salaires pour maintenir leur motivation. Plusieurs jauges sont à surveiller :

  • l’amabilité (impacte la relation client),
  • la satisfaction,
  • l’expérience de conduite (influence les retards et la note donnée par les passagers).

Autant dire qu’il vaut mieux bien gérer vos équipes ! Comme tous les employés, vos chauffeurs peuvent être augmentés et envoyés en formation pour améliorer leurs compétences et renforcer votre compagnie.

Vous devrez également investir dans un atelier, une station-service et un centre de lavage avant de pouvoir acheter vos premiers bus. Dommage que les marques réelles n’aient pas été intégrées (les modèles ressemblent, mais restent fictifs), mais ce n’est pas dramatique.

Un bus propre, c’est la base… sinon tu perds des passagers à chaque arrêt.

Ensuite, City Bus Manager vous laisse tout gérer de A à Z : tarifs, création de lignes, organisation du réseau. Le but est de desservir un maximum de localités pour satisfaire les maires, qui vous accorderont alors des subventions. Autant dire que pour faire grossir votre société, ça aide ! Chaque matin, vous devrez aussi jouer le rôle de régulateur : attribuer les lignes, affecter les véhicules, gérer le carburant et l’état général des bus. Sur le papier, c’est simple… mais après quelques heures de jeu, ça peut vite vous arracher les cheveux !

Pour casser la routine, le jeu propose aussi des missions spéciales appelées “billets collectifs”. Exemple : un établissement scolaire vous demande d’emmener des élèves au parc d’attractions. À vous d’adapter chauffeurs, trajet et véhicule en fonction du jour, de l’heure et du nombre de passagers.

Côté finances, ce n’est pas trop difficile si vous gérez bien. Mais si vous dépensez sans compter et ne pouvez plus payer vos employés, il faudra contracter un prêt pour éviter la faillite.

Techniquement, le jeu est propre et fluide. Je n’ai rencontré aucun gros problème, à part un crash unique en une dizaine d’heures de jeu.

L’accueil des clients, c’est sympa… sauf quand on tire la carte Théo

En conclusion, City Bus Manager est un excellent jeu de gestion qui vous met dans la peau d’un directeur de dépôt où il y a toujours quelque chose à faire. On peut facilement y passer des heures sans s’en rendre compte.Si vous aimez les jeux de gestion, je ne peux que vous le conseiller. Et le fait de pouvoir gérer une société de bus dans votre propre ville est clairement un petit plus non négligeable !