Red Art Games sont décidément pleins de surprises. Après des projets concernant des shoots, genre cher à nos petits cœurs de gamers (Macross, Sonic Wings, Psyvariar), un partenariat surprise avec Square Enix (Romancing Saga Minstel Song) , Konami pour la compilation Bomberman récemment ( test du chef ici ) et Sunsoft pour Ufouria et maintenant City Hunter. Tous ces éditeurs japonais historiques qui font confiance à l’éditeur ça fait plaisir ! Pas mal non ? C’est français !

City Hunter ou Nicky Larson chez nous, tout le monde connait. Série animé japonaise tiré d’un manga diffusé pendant les belles années du Club Dorothée chez nous entre 1990 et 1995. La série raconte les aventures de Nicky (Ryo Saeba au Japon) un détective privé et garde du corps hyper sérieux et foufou à la fois. Il aide surtout les jolies filles en détresse et fait équipe avec Laura (Kaori Makimura au Japon) pour résoudre tout un tas d’affaire. Gros classique de Sunrise, la série est encore multi rediffusée et disponible à peu près partout.
Curieusement et contrairement à ses petits copains de l’époque (Dbz, Ken, Tsubasa) le manga n’a eu qu’une seule adaptation vidéoludique sur la Pc Engine de chez Nec en 90 sur hucard. Nous n’avions revu ensuite Nicky que dans Jump Force sur Ps4/Xbox et le très bon Jump Ultimate Super Star sur Nintendo DS. Annonce surprise de la réédition du jeu Nec pendant le TGS du Japon en septembre, la nouvelle avait un peu surpris tout le monde et encore plus votre serviteur qui est très friand sur les anecdotes de gestion de droit vidéoludique. Pourquoi lui ? Pourquoi ce titre de Sunsoft ? Qu’importe, l’annonce avait fait son effet pour le meilleur et pour le pire… Le pire ? Oui, ce n’est un secret pour personne pour les plus âgés d’entre nous ayant eu une Nec ou jouant d’autre façon, le jeu ne jouit pas d’une bonne réputation. Tout comme le Batman de… Sunsoft côté Nec seulement, décidemment.

Jeu d’action assez sommaire où vous dirigez Nicky qui doit parcourir 3 enquêtes : Autant en emporte la fille, Mammouth a peur des chats et Nicky et Héléne en fuite. Pour débloquer ensuite un 4éme niveau, mais chut. Surpris par ces titres ? Nous y reviendrons après… Le jeu propose un gameplay 2D, un action shooter où le but sera de parcourir des étages et d’ouvrir les très (très) nombreuses portes, afin de trouver des objets pour ouvrir d’autre portes ou endroits du niveau. Ce n’est pas Rolling Thunder mais il y a un air. Evidemment des personnages bien connus du manga de Tsukasa Hojo vont vous fournir toutes sortes d’armes pour venir à bout des nombreux ennemis ou boss dispersé au long de ces niveaux et étages qui se ressemble plus ou moins tous. Mais genre beaucoup. Pour quelqu’un qui n’a pas le sens de l’orientation, je vous conseille de faire un petit plan, le bateau final, dur. Les boss ont quelques clins d’œil super sympa, entre le Sharivan et Shaider , les Metal Heroes bien connus de notre enfance.

Que contient cette réédition de Red Arts Games ? Tout d’abord le mode classique bien évidemment, mais aussi un mode original et hard. Le mode original est vraiment top avec un gameplay plus fluide, des corrections de bug voir de lag, Ryo bouge mieux et peut changer d’arme plus facilement aussi. Le mode hard porte bien son nom, ennemis plus nombreux et boss plus dur. De quoi bien rallonger la durée de vie. Evidemment comme dans toutes les compilations de ce genre, un rewind est bien présent avec sauvegarde à la volée, ainsi que les filtres qui vont bien.
Un juke box est aussi présent ainsi qu’un mode galerie avec plein de photos de l’animé et la possibilité de faire joujou avec la boite et notice de l’époque. Tous les menus sont fluide et très bien fait. Mais le gros plus de cette nouvelle version du jeu, est le travail et l’amour porté tout autour de la licence. En effet, pour la version française 2 choix s’offre à vous : le mode City Hunter avec les noms japonais et un style sérieux et le mode Nicky Larson avec les noms VF et les fameuses répliques comme : boulette, bobo et panpan qui nous aurons fait bien sourire à l’époque, monsieur Sarfati on pense à vous. Ensuite vient l’OST et son énorme surprise. En effet, si vous lancer la version Nicky, BIM ! Le bon vieux générique FR de toute une génération interprétée par Jean Paul Césari est bien là ! La version City Hunter ? BIM ! Le cultissime opening Get Wild de TM Network est là aussi ! Nous sommes gâtés. Il y a de l’amour et un maximum d’engagement pour honorer ce titre et ça se sent. Alors que faire ? Le titre est disponible pour 24,99 euros, c’est un tarif un peu élevé au vu de la durée de vie du titre et sa re jouabilité très limitée. Surtout quand ce genre de titre oscille entre 15 et 20 euros généralement. Mais il a bien fallu payer les nombreux ayants droit. Si vous le permettez je vais utiliser la carte achat militant. Le titre malgré ses défauts reste une curiosité et quelque part une pièce de collection, sa place est dans un musée. Oui ! vous pourriez prendre n’importe quelle machine d’émulation et le plier « gratos » rapidement. Mais ne nous mentons pas, à qui s’adresse ce titre ? A nous, les « vieux « qui lisaient Player One ou Joypad. Et nous devons parfois payer pour ce genre de prise de risque d’édition. Un achat militant je vous dis, et n’y voyez pas un quelconque partenariat avec l’éditeur. Votre serviteur à préco day one la magnifique édition collector à sortir en septembre avec ses petits stands acrylique top entre autres. Si vous voulez voir plus de réédition surprenante, foncez ! Qui sait, peux être une compilation Gremlins ou Batman de Sunsoft sortiront un jour s’il y a une demande.

Oui city Hunter est un jeu moyen, court mais avec une durée de vie rallongé grâce au nouveau mode Hard. Oui ça aurait pu être mieux. Surtout face à certains titres de l’époque. Difficile de nos jours d’évaluer cette ressortie. Mais il y a de l’amour et une vraie passion dans ce projet, foncez si vous êtes un historien des jeux vidéo. Sinon, dites vous que vous financerez surement d’autres beaux projets qui vous parleront peux être un peu plus.