Nouveau titre de la nouvelle collection Console Archives de Hamster Corporation, Ninja Gaiden 3 est un choix logique après le second épisode où vous pouvez retrouver le test ici. Et à la différence de son aînée, celui-ci n’est pas disponible sur l’application NES de la console.
Volet sorti en 1991 au Japon et États-Unis mais pas chez nous. Cet épisode n’est pas vraiment une suite du 2 concernant l’histoire mais plutôt un entre-deux. Pour faire rapide sur ce scénario digne d’une bonne vieille série B. Point de kidnapping d’Iréne ici mais son meurtre. Et le coupable n’est autre que vous : Ryu Hayabusa ! Oui ce bon vieux Ryu, celui que vous suivez depuis tant d’années. Bon évidemment sans spoiler toute l’histoire, vous vous doutez bien qu’il y a un peu de mytho dans l’air et toute cette belle histoire sera racontée sous forme de cut scenes.

Alors que propose ce 3ème volet ? Nous avons toujours affaire à un jeu de plateforme action à défilement horizontal. La base de toute une pelletée de jeux NES de cette époque. À la différence que ce dernier est fluide, très fluide pour le hardware de la petite boîte grise. Ryu répond aux doigts et à l’œil. Surtout que tel Batman dans le titre de Sunsoft, un exemple de l’époque cultissime, le petit ninja peut s’accrocher aux murs. Mais pas que, maintenant nous pouvons aussi nous suspendre aux plateformes au-dessus de nous, pratique pour esquiver les tirs ennemis. Parlons-en des ennemis, ces derniers sont plutôt nombreux et variés mais ont pour quasi tous un design robotique. Il y a bien des humains armés et autres ninjas, mais moins nombreux que dans les précédents. Les boss eux sont relativement faciles et leurs patterns s’apprennent facilement.

Les 7 niveaux se laissent apprivoiser sans trop de grandes difficultés. Il faut dire que niveau armes vous êtes gâtés. Entre un katana un peu plus long qu’avant et toujours vos Ninpo de techniques spéciales qui s’additionnent en faisant haut et bouton tir. Étoile tourbillonnante, feu, boule de feu, roue de feu, doubles lames, etc… Pas mal ! Les 7 niveaux sont assez variés en décors aussi avec des scrollings dans le fond assez fous pour une 8 bits.
Non vraiment, rien à jeter dans cet ultime opus NES ! Mais il y a un petit couac quand même. Et ce couac c’est la difficulté. Je ne sais pas pourquoi, mais les développeurs ont jugé que la version japonaise était trop facile, donc ils ont rendu la version USA ultra dure, mais vraiment. Ces derniers ont : rajouté plus d’ennemis, plus de dégâts, changé la place des armes, supprimé des recharges d’énergie, passé de continues infinis à 5, etc… Et je ne vous parle même pas du recommencement bien en arrière dans certains niveaux après avoir perdu une vie. Non, faites la version jap, ça vaut mieux et les 2 sont dispos dans cette édition. À noter une superbe OST même si le thème de Ryu n’est hélas pas présent comme dans le second opus.
Pour les options nouvelle formule de cette édition Console Archives, c’est le minimum : filtres, sauvegarde, manuel et fond d’écran.

Très bon titre d’action pour la NES, ce 3ème volet clôt parfaitement la trilogie. Impressionnant visuellement, fluide, pas dispo dans le NSO, les 6,99 euros ne sont pas volés. Puis c’est toujours agréable de retrouver le pépère Ryu.