Test de Cronos: The New Dawn – Tout brûler pour éviter de crever !

Vous aimez les jeux de type Survival Horror, que ce soit un bon vieux Dead Space ou un Resident Evil. De plus, vous aimez les titres de chez Bloober Team comme The Medium ou Blair Witch ? Et bien, je pense que vous êtes au bon endroit car on va parler de leur dernière titre barré et surtout très sombre, à savoir Cronos: The New Dawn.

Ces monstres aiment fusionner entre eux !

Cronos: The New Dawn nous balance direct dans un monde sombre, brutal, avec un mélange d’Europe de l’Est bétonnée et de techno rétro-futuriste rouillée. Pas de quartier, pas de tuto gentil, on est lâché dans un univers où l’on doit jongler entre présent et futur, gérer des failles temporelles et surtout… brûler tout ce qui bouge (ou plutôt ce qui ne bouge plus, histoire qu’il ne se remette pas debout en version XXL car les ennemis fusionnent avec les cadavres). Autant dire que le ton est donné : ici, survivre, c’est souffrir.

Ambiance pesante

Visuellement, ça marche très bien. La direction artistique a ce côté glauque et oppressant qui colle parfaitement au survival horror. Les jeux de lumière accentuent l’angoisse et donnent parfois l’impression qu’on va se faire attraper dans le coin de l’écran. Techniquement, c’est propre, avec un personnage qui rappelle un peu Dead Space : lourd, lent, mais crédible, comme s’il traînait une armure pesant trois fois son poids. La mise en scène et les cinématiques sont efficaces, sans fioriture mais avec de la tension.

Un petit côté Dead Space

Côté son, c’est du solide. Les musiques sont pesantes, les bruitages bien stressants et la spatialisation sonore fait qu’on se retourne plus d’une fois en croyant entendre un truc derrière soi. Les voix anglaises font le job et, bonne nouvelle, le jeu est bien sous-titré en français. Bref, un package audio-visuel qui fait son effet et qui colle au genre. Du bon boulot !

Pas de stresse

Le gameplay, lui, mise sur une formule connue mais efficace : TPS nerveux, armes lourdes qui claquent bien, et surtout une gestion de ressources qui rend chaque affrontement tendu. La mécanique des failles temporelles pour manipuler les environnements n’est pas révolutionnaire, mais elle ajoute une petite couche de stratégie bienvenue. Et puis il y a ce système de “moissonneuse d’âmes” qui corrompt peu à peu votre personnage : hallucinations visuelles, murmures, voix dans le casque… On est clairement dans le malaise psychologique en plus de la survie pure.

Un visuel qui fait très jeu Bloober

Mais c’est surtout le combat qui donne le ton. Les ennemis ne se contentent pas de mourir : s’ils ne sont pas brûlés, leurs potes les bouffent pour devenir des horreurs mutantes encore plus coriaces. Et là, on entre dans la vraie galère. Le combustible pour cramer les cadavres est ultra limité, obligeant à faire des allers-retours pour nettoyer les zones, ce qui devient vite un peu répétitif. On rage, mais on flippe tellement devant un monstre fusionné qu’on finit par trouver ça… presque malin.

Lui, il a une gastro non ?

Le souci, c’est que Cronos: The New Dawn n’a aucune pitié. Pas de mode facile, pas de petit filet de sécurité pour les joueurs qui veulent juste profiter de l’ambiance et de l’histoire. On meurt souvent, très souvent. On manque toujours de munitions, de vie, de combustible. Les affrontements sont haletants, mais aussi frustrants à force. Certes, on peut activer une aide à la visée, mais ça ne règle pas le vrai problème : ce n’est pas l’adresse qui fait défaut, mais le manque cruel de ressources.

Un bon vieux wagon lugubre

Au final, si on accroche et qu’on ne lâche pas la manette, le jeu tient 15 à 20 heures et offre une intrigue prenante, un univers fascinant et des mécaniques de survie bien pensées. Mais il faut avoir les nerfs solides et accepter de souffrir pour progresser.

Allez, pas le temps de glander

En conclusion, Cronos: The New Dawn est un bon titre, un survival horror efficace mais à ne pas mettre entre toutes les mains car malheureusement, le jeu est vraiment dur par moment et il n’y a pas de choix de difficulté. Si les développeurs m’écoutent, un petit patch avec un choix de difficulté, ce serait top, et cela ne dénaturerait pas le jeu pour ceux qui veulent le finir « à la dur » !