Test de Cyber Clutch: Hot Import Nights – De l’arcade comme on aime ?

Imaginez Blur qui aurait troqué ses carrosseries réalistes contre un look cyberpunk flashy, le tout pimenté avec un soupçon de Ridge Racer pour les dérapages forcés. Voilà à peu près Cyber Clutch: Hot Import Nights. Ici, pas question de filer droit comme un gentleman : on dérape, on balance des missiles, on perce des boucliers et on enchaîne les coups bas pour franchir la ligne en tête. Le jeu alterne entre un mode solo à progression classique, des courses rapides et un multijoueur compétitif (quand on trouve du monde sur la grille de départ).

Visuellement, ce n’est pas du triple A, mais ça tient la route – et parfois même la rampe. Les circuits sont variés et globalement agréables à parcourir : villes baignées de néons, autoroutes suspendues et zones industrielles bourrées de pièges. On sent que les développeurs ont voulu rendre chaque tracé nerveux et piégeux, et ça marche… la plupart du temps.

La sensation de vitesse est bien là. Quand ça envoie, on le ressent manette en main, surtout en plein boost après un long dérapage. Car oui, la conduite repose sur l’art du drift : bouton A enfoncé, pneus qui crissent, jauge qui se remplit, puis un gros coup de boost. C’est un hommage assumé à Ridge Racer, et ça fonctionne plutôt bien.

Côté armement, on jongle entre l’arme fixe intégrée à la voiture et les bonus aléatoires ramassés sur la piste façon Mario Kart. Ajoutez à cela une gestion de la vie et du bouclier (réparables en route) et vous obtenez un cocktail de baston mécanique assez jouissif… jusqu’à ce que la physique parte en vrille.

Car oui, la physique est capricieuse : collisions lunaires, voitures qui partent en freestyle après un choc, armes qui vous immobilisent comme si vous aviez coupé le moteur… Et en ligne, c’est pire : quand une arme vous cloue au sol, vous perdez tellement de temps que la course est pliée. À cela s’ajoutent des bugs dans les menus, comme ce grand moment où le jeu exige de gagner une coupe… pour débloquer le tutoriel. Logique inversée, vous avez dit ?

Sur le contenu, on compte une douzaine de voitures réparties en trois classes (léger, moyen, lourd), un peu de customisation cosmétique, sept circuits (jouables en reverse), et quelques modes solos ou multi en ligne. Pas énorme, mais suffisant pour varier un peu les plaisirs… du moins avant la lassitude.

Enfin, la bande-son, elle, ne fait pas dans la variété : une seule et unique musique pendant toutes les courses, quel que soit le mode. Sympa au départ, mais au bout de la dixième boucle, on a plus envie de couper le son que de fredonner en conduisant. Les bruitages, eux, se contentent du service minimum.

En conclusion, Cyber Clutch: Hot Import Nights est un jeu de course arcade sympa qui fera le job quelques soirées. Rien de mémorable, mais il a le mérite de remettre sur le devant de la scène un genre qu’on ne croise plus beaucoup : la course arcade débridée à la Blur ou Ridge Racer.