Dark Steel Legends débarque sur nos consoles et je suis inquiet car Riggs semble sur le point de rendre son quart heure en bredouillant : « un jeu de combat digne de la PS2 ?? ». J’aime les jeux de combat et parfois, un emballage mal fagoté cache un jeu un peu fun. Mais comme on dit chez nous : « ou pas » !
Dark Steel Legends me propose de créer mon gladiateur façon combat médiéval (oui, on commence bien là) pour devenir le numero uno ! Chaque chapitre et sous chapitre est un ensemble de gars à taper afin de débloquer la zone suivante et de choper du loot. Loot qui va permettre d’équiper notre avatar et d’améliorer son équipement sachant que chaque combat, c’est aussi de l’expérience pour débloquer des compétences spéciales relatives à l’une des trois classes du jeu.

Un programme sans ambage dont les interfaces rappellent fortement un jeu mobile. Il ne faudra pas attendre cinématique ou autre, on tape, on choisi le combat suivant et basta. Visuellement, si Riggs a comparé à de la PS2, disons que c’est de la PS2 fatiguée ! Le genre de jeu qui fait passer Xena sur N64 pour un jeu magnifique. Je vous épargne les musiques qui sont aussi pauvre qu’une composition de notre éternel stagiaire Théo lorsqu’il trouve un xylophone. Les bruitages sont de vagues stock shots de grognements et de bruits de métal qui s’entrechoquent.

La technique est clairement à la rue et les animations vont dans le même sens avec des mouvements saccadées, des envolées des ennemis dans la stratosphère sur un coup final et on va dire que ça va avec la modélisation du jeu qui fait passer un jeu PS2 pour de la réalité augmentée ! Le gameplay part d’un bon sentiment : des frappes gauche/droite/estoc que l’on contrôle un peu mais dans les faits, j’enchainais frappe diagonale droite de bas en haut et frappe diagonale gauche de haut en bas sans réfléchir. Que mon adversaire ait un bouclier ou pas, cela ne changeait rien. Les trois classes sont d’ailleurs assez anecdotiques et sont là pour justifier les armures, armes et compétences. On a de l’agile assassin avec des dagues, du puissant guerrier avec une grosse arme et un chevalier qui peut porter un bouclier. On est censé avoir un rapport de force en triangle mais qui existe surtout sur le papier car il suffit de taper bêtement et d’avoir le meilleur matos.
Les fameuses compétences spéciales sont des coups imparables ou presque avec une animation d’une pauvreté si affligeante que vous aurez presque honte d’avoir exécuté votre compétences. Du coup, on erre en boostant son perso sans plus d’envie ou de panache et l’on se dit que l’on ferait mieux de lancer un autre jeu car ce Dark Steel Legend n’a de légendaire que sa médiocrité.