
Je vais dans un premier temps raconter mon histoire avec ce jeu, son développeur et son éditeur. Je pense que vous le savez, chez XboxOrNot, on aime d’un amour profond 2Bad Games et Tony De Lucia. Lors d’une visite à un salon : le Ch’ti Salon du Jeu Vidéo, je m’en vais voir mon poto Tony. J’étais armé, comme il se doit, pour affronter la bête : bière et petites pâtisseries pour lui faire oublier, ainsi qu’à Mme Tony, les longues heures et la grisaille des Hauts-de-France. À côté de son stand, un petit bonhomme, seul, un peu perdu avec un jeu : Decline’s Drops.

Au premier regard sur le jeu, on ne pouvait que voir déjà la qualité intrinsèque du jeu. Des graphismes 2D magnifiques faits main avec une animation à tomber par terre mais disponible exclusivement sur Steam. Évidemment, on me propose de mettre les mains dessus, pas sur Moulin aux Bulles mais sur le jeu. Quand c’est un jeu que je ne connais pas du tout, j’ai toujours du mal dans un salon. J’ai peur que le bruit et les circonstances faussent mon jugement sur le jeu. Dès ce moment-là, 2Bad Games le prendra sous son aile et lui proposera de travailler de concert afin de publier le jeu sur nos consoles de salon. Il le travaillera au corps afin qu’il rejoigne son écurie, un peu comme un Riggs qui travaillera au corps un “ami” afin qu’il rejoigne la famille.


Deux ans se sont écoulés, votre Jingo a toujours le poil vif et brillant. Les désillusions se sont accumulées mais il peut enfin mettre la main sur ce Decline’s Drops dans des conditions optimales. L’histoire : notre Globule décide d’enfiler gants de boxe et sabots pour affronter un monde en déclin ravagé par la pollution et l’agressivité notoire des salamandres et autres poulets qui saccagent son monde. On ne peut qu’être touché par la dimension un peu écologiste de l’objet.

Visuellement, on pense tout de suite à Super Mario World 2 : Yoshi’s Island et à une grosse influence Rare/Nintendo. Notre but, c’est d’arriver à la fin du niveau et briser le cœur enfermé en récoltant les fragments de cœurs cachés ça et là dans le niveau. C’est un jeu de plate-forme classique avec une notion brawlesque : faire s’envoler les ennemis afin de les enchaîner quand ils redescendent et ainsi faire monter une jauge allant de D à S est monnaie courante. Si arriver à la fin du niveau est plutôt aisé, réussir à avoir tous les fragments de cœurs s’avère être un défi qui vous donnera du fil à retordre. Et cela dévoilera un niveau secret par monde : le niveau Vanitas, et là, vous allez roter du sang par les naseaux, comme dirait notre bon Taummax.


Les commandes répondent bien : un poing classique, un poing spécial, un dash, une course qui permet à un moment de partir tel une fusée et de casser des blocs spéciaux… un éventail varié qui répond au doigt et à l’œil. Juste un bémol selon moi : on ne peut jouer qu’au stick analogique et le D-pad permettant de faire bouger un peu la caméra afin de combler un angle mort. J’aurais personnellement associé un bouton d’une tranche et un des sticks et laisser la possibilité au joueur de choisir une des deux options.

Je n’ai pas parlé de la musique qui est un ravissement pour les oreilles. Tantôt jazzy, tantôt plus électro, on sent le soin apporté à l’univers qu’il soit auditif ou visuel. L’impact des poings est aussi satisfaisant, on vibre de tout son être à chaque ennemi battu. Cela donne du plaisir de découvrir chaque monde, chaque niveau… C’est pour cela que je le savoure comme un petit dragibus ! Un petit niveau de-ci de-là pour avancer et me délecter de l’œuvre.


Si on ajoute à cela des courses en fin de mission qui nous remémorent les niveaux bonus de Sonic, un deuxième personnage et la boutique de Serge qui nous permet de customiser son aventure et rendre moins âpre votre destinée, vous êtes face à un excellent jeu, un jeu qui permet encore une fois de dire que les solo devs en ont sous le pied ou sous les gants de boxe. Au-delà des teraflops et des déluges de photoréalisme, un jeu c’est aussi une œuvre qui vous permet de vous remémorer votre enfance, d’être comme chez mamie avec sa tarte aux fromages que vous aimiez tant, avec ce soupçon de modernité qui ne dénature pas votre souvenir.

Decline’s Drop est un bon jeu, une excellente surprise qu’il ne faut pas laisser sombrer dans les tréfonds d’un store d’un GAFAM ou d’un géant japonais. Soutenez Moulin aux Bulles et 2Bad Games afin que cette passion qu’ils ont pour le jeu vidéo et qu’ils essaient de nous transmettre ne se tarisse jamais…

Bon évidemment, si au prochain Ch’ti Salon du Jeu Vidéo, je pouvais être reçu avec cotillons, friterie VIP et jeunes filles dénudées dues au succès de Decline’s Drops et à l’entrée au CAC 40 de 2Bad Games Publishing, je prends. Oui, je veux être un vendu, comme certains influenceurs et que mes tests soient sponsorisés par Holy et Cyberghost VPN. Decline’s Drops est un gros coup de cœur.

