Dragon Ruins est le KEMCO de la rentrée ! Sorti début septembre, j’ai eu le plaisir de l’explorer avant de vous en parler et je dois dire que la recette change du « classique » KEMCO avec une ambiance RPG pixel, humour et design façon animé !
Dans la capitale d’Isigwere, d’anciennes ruines sont présentes et personnes n’en ai revenu pour en parler. Encore moins pour dire si le légendaire dragon s’y trouve ! Du coup, vous allez monter une équipe de 4 héros parmi les 12 classes disponibles et aller voir ça !

Le scénario ne file pas un mal de crâne mais au moins, c’est efficace : des ruines à explorer. Par contre, le pitch où on ne revient pas, c’est à moitié vrai dans le sens où pour monter de niveau ou améliorer son matos ou juste reprendre son souffle, il faut sortir du donjon. Mais bon, on ne va pas chipoter, on est là pour explorer !
Dragon Ruins est original dans son approche car on est en vue première personne pour explorer, chaque avancée permet de mettre à jour sa carte automatiquement et même les combats sont automatiques. On est dans la gestion d’équipe où on leur dit où aller et on décide quand rentrer. Un côté old school mais avec un côté auto-battle qui mine de rien fait son effet car on n’a pas envie d’affronter à chaque fois un vieux gobelin ou un rat pouilleux.

On explore donc et on se laisse prendre au jeu malgré une technique qui semble s’être échappé d’un vieux PC de 1990 ! C’est rugueux, ça pique et les déplacements sont bien haché… Mais, ça le fait car on veut explorer chaque pièce, on veut découvrir ce qu’il y a au bout du couloir… Et on s’attache à son groupe qui pourtant ne dit rien, n’a pas de nom ou autre. La composition du groupe vous appartient et on reconnaît les classes des jeux de rôles avec des mages, des guerriers ou des archers roublards. Mais on a aussi des valkyries, des gnomes ou encore un bagarreur qui semble s’être échappé d’un ring de boxe. Mine de rien, on peut y arriver avec toutes les équipes mais il faudra plus ou moins s’accrocher.

Surtout qu’à chaque run, les ennemis vont aussi apprendre, et qu’il faudra de plus en plus s’enfoncer dans les ruines. Mais avec son côté aléatoire, chaque partie sera différente. De même, on a deux modes de jeux qui honnêtement se ressemblent tellement que j’ai dû mal à expliquer la différence. En tout cas, c’est peu visible et on ne perd rien en plaisir.
Dragon Ruins est un jeu qui ne paye pas de mine et qui est presque dissuasif en apparence. Mais il se révèle très plaisant et c’est le genre de plaisir coupable où l’on ne voit pas le temps passer.