Test de Duskfade – Sora, c’est toi ?

Ah ! Le voilà le fameux Duskfade, celui dont tout le monde parle depuis quelques jours, semaines et qui a l’air de plaire à pas mal de monde. Développé par la jeune équipe de Weird Beluga et distribué par Fireshine Games, le petit jeu « frais » débarque enfin et ce, sur tous les supports disponibles. Le test fut effectué sur une belle Series X toute neuve pour le meilleur et, pour le pire…

Le jeu suit les aventures de Zirian, un jeune garçon qui vit dans la ville de Haute-Aiguille, un lieu plutôt cool où le grand-père de notre héros était l’inventeur le plus actif de ce lieu avant de passer le relais à la sœur de Zirian. Le problème est que cette dernière est assez casanière et passe son temps enfermée dans son atelier à faire toutes sortes de choses. Un beau jour, alors que Zirian lui apporte des BN avec un verre de jus d’orange, car il passe son temps à la nourrir à travers la porte, une explosion retentit. Après avoir repris conscience, notre héros vient de se réveiller dans un monde super étrange et, ni une ni deux, s’empare de la Keybla.. euh Minutero, une épée qui appartenait à son feu grand-père. En se baladant dans ce nouvel environnement, il va découvrir des habitants qui ont changé, voire disparu, pour ensuite faire la connaissance de Coucou, un oiseau mécanique fabriqué par sa sœur qui se trouve disparue. Aucun souci, Zirian va partir à l’aventure pour sauver son monde et surtout sa sœur en réparant la tour de l’horloger, lieu et noyau central de la ville qui est maintenu en otage par des lumières bleues, qu’il faudra détruire pour la libérer.

Vous l’avez compris, chaque lumière bleue sera le théâtre d’un monde, à commencer par celui du feu. Chaque monde regorge d’ennemis propres à son univers, comme des ennemis qui jettent des barils de feu dans ce 1er monde. Alors, comment se joue ce jeu de plateforme action ? Vous voyez Kingdom Hearts ? Eh bien, c’est exactement la même chose, le côté RPG en moins. Zyrian fait les mêmes roulades que Sora, les mêmes coups d’épée, la même façon de sauter sur les plateformes et l’hommage sera même rendu jusqu’au petit cri poussé avant d’attaquer. Hommage ou pompage ? À vous de voir, mais après tout, chaque jeu sorti n’est-il pas pour certains une repompe de celui d’avant ? Passons outre et intéressons-nous à la structure des niveaux. Ces derniers sont assez grands et aucun radar ne sera disponible, la seule façon de retrouver votre chemin sera de voir où se trouvent des étoiles à récupérer pas déjà acquises ou de taper sur une cloche qui vous montrera le chemin. Zirian répond plutôt bien et chaque saut sur une plateforme devra souvent être accompagné d’une roulade dans les airs pour être atteinte. Évidemment, des zones cachées dans les mondes vous permettront de récupérer des objets comme des potions ou des engrenages afin d’augmenter vos capacités ou celles de Coucou. Il y a, par exemple, ces téléporteurs à réparer qui vous ramèneront dans le hub central : la ville. Là, vous pourrez y faire vos upgrades et emplettes. Certains objets seront très utiles comme le classique grappin, afin de redonner un autre souffle à l’aspect plateforme. Car oui, des combats il y a, mais peu il y en aura. Les ennemis ne seront pas si nombreux sur votre chemin et ce ne sont pas les demi-boss ou même boss qui vous donneront beaucoup de fil à retordre. Ce qui est dommage, car ils restent cool dans l’ensemble avec du lock d’ennemis comme dans Ocarina Of Time (décidément), des renvois de tirs ou attaques de votre oiseau mécanique.

Graphiquement, le jeu est plutôt joli et les environnements sont assez variés. Il est à noter que malgré son aspect lumineux, certains passages sont extrêmement sombres et la visibilité en sera fortement réduite, voire illisible pour certains combats. Mais s’il y a un sujet qui fâche, ce sera le framerate, quelle honte. Il y a très souvent des ralentissements intempestifs ! Pas forcément pendant les combats, mais simplement en marchant à travers les mondes et ça, en 2026, c’est un peu difficile à accepter, surtout au vu de la puissance des machines. J’ose espérer un patch dans pas longtemps pour remédier à tout ça. Comptez une quinzaine d’heures pour finir le jeu, voire un peu plus si vous souhaitez récupérer tous les échos. Ces souvenirs qui traînent dans les mondes et qui vous dévoileront une partie de l’histoire. Petit big up à la musique qui est vraiment belle, mais sans la présence de la reine Shimomura, dommage, l’hommage aurait été jusqu’au bout.

Duskfade, malgré ses défauts un peu contraignants, est une jolie petite sucrerie. Disponible à 29,99 euros sur tous les supports, le jeu se laisse parcourir avec un certain plaisir en nous remémorant une époque de ces jeux AA sur 360 ou PS3, la rigidité en moins. Vif et varié, le jeu vaut le coup et son coût.