Dès les premières minutes, j’ai senti que Echoes of the End voulait m’embarquer ailleurs. Les paysages glacés et volcaniques, baignés de lumière nordique, m’ont donné l’impression de marcher dans un conte islandais. On y incarne Ryn, une héroïne prête à braver ses limites pour retrouver son frère. Le scénario n’invente rien, mais il a ce petit quelque chose qui me pousse à continuer, surtout grâce à l’ambiance unique du monde qui l’entoure entre magie et parcours.

Le jeu se construit autour d’un mélange assez simple : des combats, des énigmes et de l’exploration. Les affrontements demandent de jongler entre l’épée et la magie. Au début, c’est un peu raide : l’esquive est lente, les coups ne claquent pas toujours. Mais une fois que les pouvoirs magiques s’installent, attirer, repousser, manipuler l’environnement ou aspirer l’énergie de l’ennemi, ça devient beaucoup plus vivant. Les batailles finissent par trouver un rythme plaisant, même si la caméra et l’IA viennent parfois gâcher le plaisir.

Entre deux combats, les énigmes apportent une vraie respiration. Elles ne cherchent pas à être impossibles, mais elles m’ont forcé à bien observer et à expérimenter. Manipuler un rocher flottant, créer un chemin avec un pouvoir de gravité, ou actionner des mécanismes en duo avec Abram, c’est ce genre de petits moments qui donnent du relief et m’empêchent de tomber dans la monotonie.

En effet, l’aventure avec Ryn se fera aux côtés, souvent, d’Abram. Ce vieil homme viendra vous prêter main forte à plusieurs reprises. Outre vous aider en combat il sera disponible pour vous aiguiller dans votre périple. Ce n’est pas un champion d’arène mais il se débrouille très bien. En revanche, je ne l’ai jamais vu mourir. Je pense que votre binôme est immortel pour fluidifier l’aventure.

Cependant, l’aventure est difficile. Après le deuxième chapitre, j’ai baissé la difficulté pour mon bien-être. On est loin d’un Dark Souls et la mécanique de combat est très bien foutu, mais j’étais toujours en dehors du tempo et je préfère profiter que de galérer. Donc, si vous cherchez un poil de défi, ce jeu en propose une dose suffisante.

Visuellement, c’est superbe. Certains panoramas m’ont arrêté net, le temps d’admirer les aurores ou une coulée de lave figée. Mais ce beau tableau est parfois gâché par des bugs, des baisses de framerate, ou des animations qui manquent de naturel. On sent que la technique n’est pas toujours au niveau de l’ambition artistique. Ça ne m’a pas empêché d’apprécier, mais ça m’a rappelé que le studio est encore jeune. C’est leur première œuvre et elle est déjà incroyable.

En fin de compte, Echoes of the End m’a séduit par son atmosphère et son univers plus que par son gameplay. Les combats fonctionnent, les énigmes divertissent, mais c’est surtout la direction artistique qui m’a marqué. Un premier pas imparfait, mais prometteur, qui laisse espérer de belles choses pour la suite.
