Ereban: Shadow Legacy est un jeu SelectPlay sorti pour la mi-avril. Quand je vois l’affiche classe et le côté furtivité qui s’en dégage, j’en déduis que Riggs veut tester mon habilité à me fondre dans l’ombre et faire mes attaques en loucedé. A moins, que ce soit une invitation à la prochaine raclette qui dit : au lieu de bosser dans l’ombre, vient manger avec nous. Dans tous les cas, je lance Ereban: Shadow Legacy !

Nous sommes dans une monde futuriste avec des êtres capables de se fondre dans l’obscurité et une société apparemment bien normée où vous avez votre place. Enfin… jusqu’à ce que la boss tente de vous la faire à l’envers et que vous deviez vous échapper grâce à une aide providentielle et votre talent. Ereban: Shadow Legacy a un côté un peu sibyllin de prime abord mais on se laisse embarquer dans l’aventure. Nos débuts, au sein même de la structure qui veut notre peau, sera l’occasion de se familiariser avec les contrôles et de profiter de se tuto bienvenu pour comprendre les bases.

Et celles-ci sont assez simple : notre héroïne doit la jouer furtivité. Pas question d’aller jouer les matamores et à tournoyer dans tous les sens. Ici, on se planque, on observe, on agit. Le petit truc est notre affinité avec l’ombre car nous pouvons nous fondre. Le jeu furtif avec l’ombre m’a rappelé Aragami, un jeu qui faisait la part belle au jeu dans l’ombre et aux pouvoirs. Ici, notre héroïne peut naviguer dans l’ombre pour passer à travers des structures, glisser dans les murs pour atteindre certains points ou encore dans le sol pour se placer habillement. C’est classique mais cela fait son effet.

Surtout qu’Ereban: Shadow Legacy est agréable à l’œil et son jeu de couleurs vives vient appuyer le contraste avec les ombres que nous cherchons avidement dès que nous débarquons dans une nouvelle zone. Le truc plus frustrant pour moi vient du gameplay car si les bases se comprennent bien, la réalisation est parfois plus hasardeuse à cause de la caméra qui ne nous suit pas toujours bien ou de la précision de nos sauts surtout quand on doit y mêler les pouvoirs des ombres. Cela donne des moments un peu frustrant de plateformes ou parfois des infiltrations manquées qui ne sont pas entièrement de notre fait. De même, je regrette que nos pouvoirs soient si limités et que leur apprentissage ne soit pas plus fluide. Ici, on va devoir collecter tel ou tel truc pour finalement un pouvoir pas si spectaculaire que cela.

Cela n’empêche pas Ereban: Shadow Legacy d’être un jeu agréable et on a envie de suivre les aventures de notre héroïne. 8 chapitres pour quasiment autant d’heures selon vos capacités sont à prévoir. Un résultat honnête pour un petit jeu et surtout un titre à l’esthétique agréable qui plairait aux amateurs de furtivité.