Fruitbus, petit jeu indé que j’ai lancé cet été et qui avec un nom comme ça vous rappelle les smoothies au bord de la plage ou les mojitos ! Mais il peut aussi vous rappelez une bonne courante ou une gueule de bois. Où se situe le niveau de qualité de ce Fruitbus ? Faut-il appeler Etchebest ou Norbert ?

Vous êtes dans un monde d’animal anthropomorphique et vous êtes un ours ! Cool ! Jingoro est déjà à la page chez nous mais ici, vous n’êtes pas un adorable testeur mais un adorable apprenti cuisinier qui va reprendre l’affaire familiale et surtout le bus de mamie ours qu’elle vous a légué. Bon, au départ, le bus a connu des jours meilleurs comme le montre le tuto mais cela va être à vous d’aller redonner ses lettres de noblesse aux bonnes salades de fruits que proposent votre bus. Un scénario mignon et touchant à la fois, cela change des grosses brutes et cela fait du bien d’un côté même si Fruitbus n’oublie pas que le monde n’est pas tout rose.

D’ailleurs, cela doit être pour ça que le jeu est autant taillé à la serpe ! Non ? Les graphismes sont colorés, on reconnaît bien chaque élément que l’on peut utiliser mais c’est anguleux, ce n’est pas fin et je me suis retrouvé parfois bloqué dans des morceaux de décor suite à des manipulations de base mal vécues par le jeu. Côté bande-son, rien de fou, on pose une musique discrète mais mignonne et voilà… Rien de sensationnel.

Le gameplay m’a davantage marqué car nous faisons tout en vue intérieure en contrôlant chaque main avec les gâchettes. Le jeu nous accompagne quand même un peu pour ne pas rendre les manipulations fastidieuses mais même comme ça, Fruitbus demeure imprécis et même parfois, il a du mal à reconnaître la réussite d’un objectif. Le client a son bol devant lui mais il ne le prend pas et attend que vous le serviez… Les déplacements sont assez brusque également et je vous épargne les rares moments de conduite qui renforcent l’impression que notre ours carbure à l’hydromel.

En résumé, Fruitbus part d’une idée mignonne et sympathique mais se perd dans une technique hachée et surtout imprécise qui rend le tout assez lourd. Un peu comme si vous aviez bu en plein soleil sans mettre de chapeau.
