Test de GreedFall: The Dying World – Le monde est stone !

GreedFall: The Dying World ou Greedfall 2: The Dying World pour les intimes. J’avais kiffé le premier Greedfall et son DLC malgré une technique pas toujours nickel qui me donnait presque la migraine. Mais le cadre, la classe de mon perso avec son flingue et son épée… Bref, j’attendais la suite avec impatience et Nacon a répondu à mon attente (pas que la mienne j’imagine).

Et la suite est une préquelle ! En effet, 3 ans avant les événements de Greedfall, nous voilà dans la peau d’un ou d’une natif/native du coin qui cherche à comprendre les colons qui ont débarqué avec leur culture différente de la votre mais pas que puisqu’un mal semble ronger nos nouveaux amis. Un mal bien connu des amateurs de Greedfall mais GreedFall: The Dying World ne vous laisse pas en plan et vous allez vite comprendre. Ainsi, après le tuto, vous voilà à explorer les environs du village et à sympathiser avec les braconniers du coin et à savourer les délices d’un lac contaminé ! De quoi prendre en main le jeu et comprendre que notre héros va avoir du pain sur la planche. L’histoire est sympa et les dialogues seront intéressants car vos talents de négociateur et vos choix vont peser dans la balance.

Qui a touché à ses frites ?

Visuellement, on sent que GreedFall: The Dying World a un monde d’écart avec son prédécesseur. Tout est plus propre, plus net, les animations sont mieux faites notamment lors des dialogues et ces derniers sont aussi nombreux qu’importants. Les voix sont d’ailleurs très bien et collent bien à l’univers du jeu. Par contre, niveau exploration, nous aurons toujours des zones limitées et il ne faudra pas trop regarder côté animation dans ces lieux (forêts, plaines…) ou même du côté des villes et villages. Mais l’ensemble sera suffisamment propre pour être sympathique si l’on ne regarde pas trop près. En effet, même si ce nouvel épisode est mieux que son aîné et qu’il ne me file pas la migraine, les textures sont inégales et parfois, ce n’est pas foufou pour autant. Nous aurons tout de même ce petit plaisir de la découverte et les musiques seront là pour tenter de pallier les insuffisances que l’on y verra graphiquement.

Prendre soin des arbres !

Le vrai changement pour moi dans GreedFall: The Dying World vient du gameplay. Dans le premier jeu, nous étions sur un gameplay et un rythme de jeu proche d’un Souls like avec les esquives, les sorts et frappes à gérer. Cela contrastait avec la partie plus posée des dialogues qui pouvaient changer nos angles d’attaques, nos points de vue… Ici, nous sommes dans un jeu qui m’a rappelé Dragon Age Origins. Un jeu que j’ai adoré du temps de la 360. La vue de base du jeu est donc plus lointaine. On choisit des compétences pour notre avatar et nos compagnons et on peut enregistrer jusqu’à 5 actions pour chacun. De quoi planifier des attaques coordonnées et de jouer sur les différents sorts et capacités. On a une vue plus proche et des compagnons plus indépendants mais le sel du jeu vient de son mode de base nommé justement « tactique ». Les combats prennent une autre saveur et la gestion du groupe également.

Tu connais Ungawa ?

Ainsi, nous allons bichonner et personnaliser nos compagnons et notre personnage au gré de l’expérience gagnée et du loot. De base, nous avons 8 « classes » possibles mais nous pouvons débloquer les arbres des spécialités pour être plus complet si l’on veut ajouter un peu de magie ou un peu d’esprit guerrier à notre perso. On peut également choisir de renforcer nos spécialités. C’est ce que j’ai fait pour mon « guide », un personnage mêlant corps à corps et sorts de soin. Une sorte de paladin à la sauce Greedfall si l’on veut.

Côté personnalisation, je regrette de ne pas pouvoir avoir de barbe pour mon avatar. Certes, je comprends la cohérence avec l’univers du jeu quant aux looks proposés mais j’aurais aimé davantage de choix. Cela dit, j’ai quand même apprécié mon personnage car il a compensé avec ses compétences. Ainsi, le plaisir du mode tactique rend les combats appréciables même si on peut leur reprocher le manque de spectacle et d’effet. Un bémol qui a sûrement expliqué pourquoi la saga Dragon Age a pris un chemin plus action et spectacle dès son épisode 2. De même, la partie exploration sera limité de part son côté vide même si GreedFall: The Dying World tente de pimenter tout ça avec les capacités diverses liées à l’exploration comme la survie, le crochetage ou encore la diplomatie. J’ai d’ailleurs apprécié cette partie car les dialogues sont en effet, un côté sympathique du jeu et contribuent à donner du corps à cet univers.

Rap battle !

En résumé, GreedFall: The Dying World est un bon petit RPG qui sait utiliser l’univers de Greedfall comme il faut et qui donne même envie de relancer ce dernier. L’angle proposé avec notre avatar est sympathique et contribue à l’attachement que l’on avoir avec cette série qui n’a pas eu peur de changer son approche pour le gameplay pour nous offrir des moments de tactiques qui n’égalent que l’attachement que nous aurons pour notre groupe et notre avatar.