Test de Habitat Shapes: The Tropical Journey – Tournez manège

Préparez-vous à enfiler votre plus beau chapeau de touriste et à partir pour un voyage tropical… où votre seule mission consiste à ranger des formes comme si votre vie en dépendait. Habitat Shapes: The Tropical Journey vous invite à créer des petits habitats mignons pour des créatures tout aussi mignonnes, en les plaçant soigneusement sur une grille. Sur le papier, c’est relaxant, presque méditatif, un peu comme un épisode de L’île de la tentation mais sans cris ni drames. En pratique, c’est surtout un puzzle game qui essaye de vous apaiser tout en vous regardant galérer avec des formes qui refusent obstinément de coopérer. Oui, on est loin du voyage de rêve.

C’est peu attirant visuellement

Au niveau des graphismes, le mot « tropical » semble avoir pris des vacances. Les couleurs sont fades, les environnements manquent de personnalité et l’ensemble donne l’impression d’observer un aquarium mal entretenu. On nous promet des biomes enchanteurs, mais on se retrouve avec des décors qui évoquent davantage un vieux fond d’écran Windows qu’une carte postale des Caraïbes. Même les créatures ont l’air de regretter d’avoir signé pour ce projet, et franchement, on les comprend.

Ennui !!!

Concernant le gameplay, on retrouve exactement la même base que les précédents épisodes : choisir une forme, la faire pivoter et la placer correctement sans créer de chaos. Sur le papier, ça pourrait fonctionner comme un Tetris zen, mais en réalité, c’est un peu comme essayer de ranger sa chambre dans le noir avec des meubles qui bougent. Les manipulations sont répétitives, parfois maladroites, et on passe plus de temps à corriger ses erreurs qu’à ressentir une quelconque satisfaction. Le fameux système qui rejette les pièces mal placées devient vite plus agaçant qu’amusant, un peu comme ce pote qui critique tout ce que vous faites.

Pour la bande-son, on a droit à une ambiance jazz club qui n’est pas désagréable en soi, mais qui colle à peu près autant au jeu qu’un épisode de Fast and Furious avec un ukulélé en fond sonore. Ça s’écoute tranquillement les cinq premières minutes, puis ça tourne en boucle jusqu’à devenir un bruit de fond qu’on subit plus qu’on apprécie. Les effets sonores, eux, en rajoutent une couche avec des petits clics et bruitages qui finissent par taper sur les nerfs, comme une notification incessante qu’on oublie de désactiver.

On est où là ?

Concernant la durée de vie, le jeu propose 30 niveaux répartis sur différents environnements, ce qui pourrait sembler correct… sauf qu’ils se ressemblent tous. Le manque de variété finit par rendre l’expérience monotone assez rapidement. On avance, on place, on corrige, on recommence, et on se demande au bout de combien de temps on pourra enfin passer à autre chose. Le côté relaxant annoncé est rapidement remplacé par une lassitude bien réelle, malgré les 2000G qui tenteront d’attirer les chasseurs de succès comme des moustiques sur une lampe.

Au final, Habitat Shapes: The Tropical Journey ressemble à un séjour all-inclusive où la piscine est vide et le buffet fermé. L’idée de base avait du potentiel, mais l’exécution transforme tout ça en expérience molle, répétitive et visuellement peu engageante. Même en mode détente, difficile de trouver son compte face à un jeu qui semble lui-même fatigué d’exister. Si vous cherchez une évasion tropicale, mieux vaut lancer un vieux Far Cry ou regarder Vaiana, vous y gagnerez au change.