Bienvenue dans Hex Park, ce parc d’attractions miniature où les manèges sont remplacés par des tuiles hexagonales qui ne savent se déplacer qu’en ligne droite, un peu comme moi avant mon café du matin. Le principe est simple: aligner, pivoter, éjecter. Le jeu te balance 150 puzzles qui ont visiblement été conçus par quelqu’un qui s’est levé en disant: aujourd’hui, je vais rendre un joueur heureux et légèrement fou. Les niveaux sont conçus avec une logique de flèches intuitives Clés/serrures, tuiles mystères, bombes, compteurs de glace et autres surprises astucieuses. Au boulot !

Au niveau des graphismes, on est dans le minimalisme le plus assumé: un fond bleu ciel, des tuiles colorées, un plateau gris et basta. Le jeu ne cherche clairement pas à rivaliser avec un AAA, et honnêtement, il n’essaie même pas. En jouant, j’avais l’impression de regarder un panneau d’affichage de métro propre et bien éclairé: lisible, fonctionnel, mais jamais particulièrement excitant. Ce côté dépouillé fonctionne pourtant, parce que ça évite que ton cerveau soit distrait quand tu te demandes pourquoi cette fichue tuile refuse d’avancer parce qu’une autre l’empêche, tel un PNJ coincé dans une porte dans Skyrim.

Concernant le gameplay, c’est la simplicité même: tu pointes, tu fais pivoter, tu envoies valser les tuiles hors du plateau. Les bonus comme la TNT ou la perceuse apportent un petit côté nettoyage de printemps, et le curseur répond suffisamment vite pour que tu ne te mettes pas à questionner l’existence humaine entre deux clics. Le jeu est chill, vraiment chill, du genre à faire apparaître un succès juste parce que tu as respiré dans la bonne direction. Toutefois, sous ses airs de jeu tranquille, il sait te piéger avec des orientations forcées et des mécaniques qui regardent ton cerveau et lui disent: allez, encore un petit effort.
Pour la bande-son, on est sur de la musique lounge façon bar d’hôtel où personne ne commande vraiment de boissons mais tout le monde fait semblant d’être détendu. C’est doux, c’est cosy, c’est agréable… pendant dix minutes. Ensuite, c’est comme écouter la même piste dans un ascenseur coincé: pas désagréable, mais ton cerveau commence à envoyer des signaux d’alarme. On aurait apprécié un peu plus de variété, mais bon, ce n’est pas comme si les tuiles dansaient au rythme de la musique, donc ça passe.

Concernant la durée de vie, entre les 150 niveaux et les mécaniques qui se renouvellent juste assez pour maintenir ton intérêt, tu as largement de quoi t’occuper un bon moment. Ce n’est pas le type de jeu que tu vas binge jusqu’à 3 heures du matin, mais plutôt celui que tu lances chaque jour comme ta petite routine mentale. C’est le jeu parfait pour vider le cerveau sans le mettre en mode écran bleu.
Pour conclure, Hex Park n’invente absolument rien, mais ce qu’il fait, il le fait avec un calme olympien et une efficacité redoutable. Son esthétique minimaliste, son gameplay carré et ses petites touches explosives en font un casse-tête chill idéal pour souffler entre deux sessions plus intenses. On ne va pas écrire des poèmes dessus, mais c’est le genre de jeu qui s’invite facilement dans ton quotidien, comme cette appli que tu n’admets jamais utiliser mais que tu ouvres tous les jours.
