Test de Hidden Cats in Spooky Village – Même pas peur

Les chats cachés reviennent dans une aventure qui sent bon la citrouille, le sucre et les fantômes en papier mâché, et ce mystérieux village a tout du décor parfait pour quiconque aime scruter une image aussi minutieusement qu’un détective de série policière sous caféine. On y trouve plus de 1 200 objets dispersés comme si une horde de chats ninja avait décidé de redécorer sans autorisation municipale. Chaque découverte apporte une touche de couleur, une bribe de vie, et parfois même un petit sourire en coin quand un matou déguisé en sorcière surgit comme si de rien n’était, exactement le genre d’apparition qui ferait rigoler même Scooby-Doo s’il n’était pas trop occupé à trembler sous une table.

On cherche

Au niveau des graphismes, l’ensemble repose sur des illustrations noir et blanc ultra détaillées qui donnent envie de zoomer à fond juste pour se demander: mais qui a eu la patience de dessiner tout ça. L’apparition progressive de la couleur donne un petit frisson de satisfaction à chaque trouvaille: c’est un peu comme repeindre un mur sans lever le rouleau. Et au milieu des décors, on repère quelques références cachées, des clins d’œil à des films d’horreur qui semblent avoir été glissés par quelqu’un qui a vu trop de fois les vieux classiques. Dommage que les niveaux secondaires n’adoptent pas ce système de coloration progressive comme dans Hidden Cats in Christmas: une petite friandise visuelle en moins, et on aime les friandises.

Mignon

Concernant le gameplay, la formule reste simple et efficace: on cherche des chats, on clique sur des chats, on jubile en trouvant des chats. Le mode Normal déroule une expérience tranquille, un peu like chill avec des indices qui tombent généreusement, parfait pour ceux qui veulent se détendre en mode canapé. Le mode Avancé, lui, ajoute juste ce qu’il faut de difficulté pour faire croire que l’on devient soudain un expert en repérage félin. L’aléatoire des cachettes offre un semblant de rejouabilité, comme si les chats déménageaient discrètement entre deux sessions pour éviter qu’on prenne trop la confiance.

Mon poto !

Pour la bande-son, on est accueilli par un jazz mystérieux qui donne l’impression que chaque ruelle du village cache une affaire classée. Les petites touches sonores, notamment les miaulements furtifs, renforcent l’ambiance façon vieux dessin animé du dimanche matin. Rien de révolutionnaire, mais ça colle parfaitement à l’esprit Halloween cosy, un peu comme si Luigi’s Mansion avait décidé de prendre des vacances dans un coloring book.

Les autres niveaux sont moins détaillés

Concernant la durée de vie, elle s’étire tranquillement sur un grand niveau principal qui sert de porte vers dix niveaux plus courts, avant de déboucher sur un bonus final parce qu’on le mérite bien. Les 1 200 objets cachés tiennent suffisamment occupé, sans jamais donner l’impression qu’on escalade l’Everest. C’est du contenu raisonnable, calibré pour de petites sessions, même si l’absence d’évolution visuelle dans les niveaux secondaires enlève une petite étincelle d’émerveillement.

Pour conclure, ce village étrange offre un nouveau voyage léger, mignon et parfaitement adapté à ceux qui veulent se vider la tête sans avoir à mémoriser une combinaison de touches digne d’un combo de Tekken. Rien de neuf sous la lune d’Halloween, mais la formule fonctionne encore: chill, gratifiante et accompagnée de chats, ce qui est évidemment le meilleur argument marketing au monde.