Vous connaissez Vesper ? Non c’est normal et non ce n’est pas non plus Alucard malgré la similitude visuelle. Vesper est une « Stalkers », c’est-à-dire un membre d’un groupe déterminé à vaincre les créatures qui surgissent chaque nuit depuis l’apparition d’un siècle démoniaque. Pas ouf l’histoire non ? Enfin classique comme on dit généralement dans le bayou. Mais l’essentiel ne se situe pas là, mais dans l’aventure proposé par Moonlight Games.

Medhram , le monde du jeu, est sombre et peu accueillant. Tout comme le petit didacticiel disponible pour se faire la main dès le début du jeu. En effet, vous êtes jeté dans un château à apprendre à tirer avec vos grenades, flingues et autres joyeusetés comme faire apparaitre des plateformes en tuant vos ennemis. Vous aimez les roulades ? Ça tombe bien, le jeu propose une mécanique de roulade limitée par une jauge violette sur le côté gauche de l’écran. Voila pour le début avant d’être lâché dans le monde, dur et impitoyable que propose le titre.
Car il va falloir s’accrocher dans Hunt The Night. En effet, Vesper est dotée d’armes de mêlée à distance limitée et les armes à distance, elle, ne font que très peu de dégâts. De plus, vos balles ne se rechargent que à certains points de sauvegarde ou après avoir enchainé quelques coups sans se faire toucher. Les armes se manient un peu comme un shoot grâce à une barre contrôlée avec votre stick droit. Pas très précis d’ailleurs en passant. Les combats sont nerveux et un peu stressants, surtout quand votre barre d’esquive est vide. Oui bien sur il y a des armes à trouver et des pierres de lune qui peuvent être équipé par 2 pour améliorer votre vie ou des tas de petits bonus. Au bout d’un petit moment Vesper pourra aussi invoquer une ombre qui lui permettra de traverser des endroits ou d’activer des mécanismes à distance, pratique !

Pour vous aider dans votre progression vous trouverez des petites statues qui rechargeront munitions et santé, et sera le lieu de votre résurrection quand vous aurez été terrassé par tous les ennemis. Ennemis assez variés par ailleurs et dans le thème du jeu, il y a beaucoup de Castlevania dans ce titre. Et l’esthétique en passant est mignonne comme tout avec son mix 8/16 bits. De plus, le jeu est vraiment varié au niveau des décors. Campagne, mont enneigé, château, tout y passe et même les villages sont kawai comme disent les fans de KPOP.
Oui Hunt The Night est un petit jeu indé plaisant à jouer, mais l’expérience est hélas un peu gâchée par des attaques d’ennemis vraiment punitives et je ne vous parle même pas des boss qui sont d’une difficulté assez prononcée. Et non ce n’est pas l’âge car ici ont fini les Ninja Gaiden ou autres Shinobi moderne mais autre chose…En effet le jeu a, je trouve, un input lag des enfers, mais genre vraiment ! Le temps d’action à l’écran entre la pression d’un bouton et les coups portés, est vraiment prononcé pour les vieux briscards comme moi. Même encore pire avec les armes lourdes. Et comme le jeu demande beaucoup d’agilité car les ennemis arrivent de toutes parts comme dans un Vampire Survivors par exemple, cela n’aide pas. C’est vraiment dommage car le jeu est sympathique comme tout entre ses quêtes secondaires, ses personnages et l’histoire qui se dévoile au fur et à mesure en trouvant des plumes ou des carnets. Mais tout cela à un prix, celui de la patience. Impossible de finir ce test en oubliant de vous parler des musiques composées par le talentueux Hiroki Kikuta, LE compositeur de la série des Mana. Oui oui, celui à l’origine du thème : Rising Sun ! Rien qu’un des plus beaux thèmes de JV au monde ! Ses compostions n’atteigne pas le summum de la série de Square, mais elles restent très chouettes.

Hunt The Night est mignon tout plein, toujours stimulant et super prenant. Mais hélas, la fête est gâchée par un input lag des enfers qui j’espère sera un jour corrigé. Et aussi une difficulté en dent de scie qui pourra rendre fou la plupart d’entre vous. Dommage, ça aurait pu se pavaner en haut de la montagne des indés avec les copains.