Hypercar Racing nous promet de la vitesse, du spectacle et des courses arcade sans prise de tête à plus de 200 Mp/h. Sur le papier, on parle de bolides survoltés, de circuits internationaux, de modes variés et même d’un multijoueur local à 4. Bref, un cocktail qui sent bon l’arcade à l’ancienne. Manette en main, en revanche, le voyage est beaucoup moins grisant que prévu.

Premier constat après quelques tours de piste : le contenu est maigre. Six circuits seulement, répartis entre USA, France, Italie, Allemagne, Brésil et Canada. Et encore, circuits est un bien grand mot, puisque le jeu repompe sans vergogne des tracés iconiques de la F1, version raccourcie, avec en bonus l’ovale de Daytona pour la version américaine. Si tu as déjà regardé un Grand Prix dans ta vie, tu reconnaitras les virages en deux secondes, sans jamais être surpris.

Visuellement, c’est franchement douloureux. On est sur un rendu qui évoque une Xbox première génération, mais en plus fin et avec des couleurs bien trop criardes. L’herbe ressemble à un tapis vert fluo posé à la va-vite, le sable pique les yeux, et l’ensemble manque cruellement de finesse. Même à pleine vitesse, difficile d’oublier que l’on roule dans un décor qui semble tout droit sorti d’un prototype jamais finalisé.

Côté gameplay, Hypercar Racing assume un virage arcade très appuyé. Le problème, c’est que la physique est complètement pétée. Les collisions sont catastrophiques, avec des arrêts nets dignes d’un mur invisible, et une gestion des chocs totalement incohérente. Le moindre contact peut ruiner une course, sans logique ni indulgence. On ne parle même pas de réalisme, mais juste de sensations correctes, et ici, elles ne sont clairement pas au rendez-vous.
L’IA en rajoute une couche dans le grand n’importe quoi. Elle est tout simplement naze. Dès qu’un adversaire met une roue dans l’herbe, il reste bloqué comme s’il avait oublié comment tourner un volant. Résultat : des courses sans véritable tension, où l’on gagne plus par abandon collectif que par talent de pilotage.

Heureusement, tout n’est pas à jeter. La sensation de vitesse est plutôt réussie, surtout dans les longues lignes droites, et la bande son fait le boulot. Les musiques electro collent bien à l’ambiance arcade, et la voix off façon Daytona apporte un petit cachet sympathique. En revanche, les bruitages sont une catastrophe, en particulier les collisions, qui sonnent faux et renforcent encore le côté cheap de l’ensemble.
Au niveau des modes de jeu, on trouve un mode Arcade où il faut terminer une course dans un temps imparti, un mode Championnat avec deux coupes de trois circuits chacune, et un Time Trial pour tenter de claquer le meilleur chrono sur trois tours. Rien de honteux, mais rien de vraiment motivant non plus. Le multijoueur local jusqu’à 4 joueurs est présent, mais il ressemble plus à une séance de torture collective qu’à une vraie soirée fun entre amis.

Hypercar Racing est un jeu d’arcade qui est plutôt vilain manette en main, avec pas mal de bugs de collision et une IA complètement à la ramasse. Alors oui, la musique est correcte et on peut souffrir en local à 4, mais sinon, globalement, c’est un jeu de merde. Un titre qui voulait aller vite, mais qui s’est surtout pris le mur à pleine vitesse.