Kusan: City of Wolves est un jeu que je surveillais du coin de l’œil. L’esthétique du jeu avec ses animaux anthropomorphiques dans une cité très cyberpunk, ça me titillait bien. Mais avoir le look coco, c’est bien, mais il ne faut pas confondre la classe et la coquetterie. Et c’est bien ce que compte nous montrer Jin, le héros du jeu !

Nous incarnons donc Jin, félin anthropomorphique au bras cybernétique et qui, après avoir été soldat, est devenu un mercenaire au grand coeur dans une cité où rode le mal au milieu des néons de la nuit qui cache le soleil ! On va donc être amené à sauver des femmes en détresse, à botter quelques culs, parfois l’inverse et tout ça dans des chapitres cools agrémentés de passage en mode BD pas vilains. En effet, 54 niveaux seront là pour tester nos capacités de mercenaires.

Car outre un univers vraiment sympa et badass, Kusan: City of Wolves est un jeu où il faut vider les niveaux de ses ennemis sans prendre de coup. Au moindre bobo, c’est le niveau à recommencer. Le fin du fin sera de vider le niveau en enchaînant les capacités et les morts pour faire du score en plus de survivre. Une recette que l’on connaît bien dans certains jeux et qui peut mettre nos nerfs à l’épreuve. Avec sa vue de haut, et son côté « une balle, tu meurs », ça m’a rappelé mes « exploits » dans The Hong Kong Massacre, un excellent titre du genre que j’avais apprécié. Ici, pas de bullet time en folie mais une folie du combat rapproché comme vous l’apprendra vos premiers niveaux. Jet de couteau et bras bionique pour aller trucider les ennemis avant de sortir l’artillerie lourde ou de se jeter sur un ennemi pour un bourre-pif mécanique. Le petit truc cool, c’est que l’on peut défoncer la porte et un ennemi au passage en entrant dans une pièce. Le jeu sera donc d’optimiser cette entrée fracassante pour neutraliser les ennemis les plus retors en premier avant de passer au menu fretin dans un enchaînement de coups. Mine de rien, Kusan: City of Wolves est suffisamment bien fait pour inciter à recommencer malgré nos échecs car tout va vite, tout explose et on est véritablement pris dans le jeu.

Et pour réussir tout ça, il faut de la concentration, des réflexes, un peu de moula par moment et surtout s’y reprendre à plusieurs fois. En effet, la réussite d’un niveau s’accompagnera souvent d’une poignée d’essais avant la victoire. Et parfois, ce sera même une victoire où l’on se dit que l’on est loin d’une bonne note un peu comme Théo à un examen de conduite. On passe au niveau suivant mais il y a encore du boulot pour être le mercenaire badass que l’on voit sur les interludes.

D’ailleurs, si les interludes sont sympathiques, dommage que les niveaux n’aient pas le même soin. Cela manque un peu de finesse et par endroit, le pixel est presque grossier, trop rudimentaire à l’instar de ses chiens robots qui ont pris du plaisir à me bouffer mes runs en se jetant sur moi plus vite que Riggs sur une assiette de brochettes boeuf fromage. Côté musique, on a une sorte de musique presque lounge électro. Un mélange qui pourrait contraster avec l’aspect nerveux du gameplay mais qui fonctionne à merveille.
En résumé, Kusan: City of Wolves est un shooter nerveux qui nous fera apprécier le fait de recommencer tant l’action est au rendez-vous et que la réussite libératrice. Certes, on aimerait plus de finesse dans les bastons et il faut aimer manger la poussière mais Jin a de quoi nous convaincre sans avoir à faire les gros yeux !
