L’autre jour, notre chef Riggs est venu vers moi pour un test d’un jeu indé qui s’appelle Lovish. Ho cool, un p’tit jeu indé style pixel NES qui a l’air charmant et inoffensif : monumental erreur ! Sous ses airs de petit jeu, se cache un titre particulièrement retors, surtout quand on veut atteindre le 100%…

C’est Matt Kap avec son studio Labs, déjà sur le très sympathique Castle In The Darkness, qui a décidé de s’associer à l’éditeur Japonais Dangen afin de distribuer ce titre plein de surprise.
Sire Solomon et ses potos, partent du château Cornelius pour aller libérer la princesse Tsuna des griffes du maléfique Seigneur démoniaque ! Mais Solomon est pris d’une crise d’angoisse. Et si un de mes compagnons de route décidait de sortir avec ma future nana, voir pire, si elle tombait amoureux de l’un deux. Ni une, ni deux, notre chevalier abandonne sa troupe et se lance dans sa quête solo, comme Han.

Le principe est simple, un donjon à parcourir afin d’arriver tout en haut. Plus de 50 niveaux avec un boss tous les 10. Solomon peut sauter, frapper mais aussi mourir au moindre coup. Vous avez exactement 200 cœurs/vies de base, et une fois que le compteur est à 0, vous passez en négatif. Ce qui jouera sur votre score final et la fin du jeu. Chaque niveau se joue sur un seul écran, point de scrolling ici. Ce dernier comporte des pièces pour la boutique, des couronnes à gagner pour ouvrir des niveaux cachés et autres surprises. A la fin de chaque niveau, une petite cinématique humoristique se met en place, interactive ou pas. Honnêtement chaque scénette est vraiment rigolote et en VF en plus. Seul hic, vous ne pouvez pas passer celle déjà vu.
Les stages sont vraiment bien pensés et vous demanderont tel un shoot, d’analyser les paterns des ennemis et des pièges. Les ennemis ne sont vraiment pas nombreux en revanche.

De nouvelles mécanique comme des miroirs téléporteurs, viennent un peu apporter de la diversité tous les 10 niveaux. Qui dit pièces dit boutique, et vous pourrez acheter toute une panoplie d’objets pour vous faciliter un peu la tâche. Comme un dash , une attaque vers le bas tel Picsou dans Duck Tales sur NES et même le droit à se faire toucher une fois sans mourir. Il y a même une Game Boy jouable avec une copie de Zelda, ainsi que d’autres surprises.
Les clins d’œil sont multiples et il y a de bonnes refs jusqu’aux musiques avec un thème ressemblant fortement à Bombman de chez le robot bleu de Capcom. Le jeu n’est pas très long, mais tout trouver et débloquer vous demandera vraiment de la persévérance. Ici j’ai mis 3 ou 4h pour arriver au dernier boss. Pour débloquer certaines couronnes, on vous demandera de finir un niveau sans toucher un ennemi par exemple. Oui ! Il vous faudra du temps pour tout ça.
A noter que le chara designer du jeu n’est autre que Ryusuke Mita, le mangaka de Dragon Half, et ouais !

Ne cherchez pas plus loin, Lovish est une réussite pour peu que vous aimiez le principe des salles de tortures en pixel art à franchir. C’est bien simple, j’ai eu la chance d’avoir le jeu à 16h, je n’ai arrêté que pour le repas à 21h la première journée. Fun et addictif, toujours envie d’aller plus loin, que du bon ! Même si certaines salles vous rendront fou : MIAM !