MAVRIX by Matt Jones si l’on veut être précis avec ce jeu de Cascade Interactive où Matt Jones est la star ! Autant je connais Tony Hawk, Dave Mirra et un certain nombre d’athlète, autant j’avoue que je ne connaissais pas Matt Jones jusqu’à ce que je regarde quelques vidéos de lui en me disant : « ah mais en fait je le connais et il est balèze ». J’avais bien aimé le voir en action et là, comme dirait Riggs : »prend ton vélo, rider !!! » car cela va être à moi de jouer.

Dès les premiers tours de pédale au milieu de la forêt, je ne peux pas m’empêcher de penser à Riders Republic (c’était là) qui proposait aussi de la descente à vélo à vive allure et des tricks (en plus de ses autres activités). Comme MAVRIX se dédie entièrement au vélo, j’attends donc de cette partie beaucoup de chose car si l’on se spécialise sur une discipline, on est censé être meilleur que le voisin qui en propose sept.
Côté « histoire », c’est surtout nous et la montagne. On explore, on fait des courses ou on glandouille à notre rythme. A l’instar de Riders Republic, on est libre de se balader et de faire les défis comme on veut. Un côté que j’apprécie beaucoup dans ce type de jeu à l’instar d’un Forza Horizon (ici pour le test du 5) dans le genre automobile. Un bon point dans l’absolu mais il faut aussi que la technique et la jouabilité suivent.

Pour la technique, si la bande son énergique est appréciable, MAVRIX n’est pas le premier de la classe visuellement. Si l’on regarde au loin, ok mais on note les textures ternes, l’aliasing un peu partout, une modélisation globalement en retrait et un peu datée par rapport aux mastodontes cités plus haut. La personnalisation de notre avatar est super limitée et il faut également noter que si l’on veut des trucs cools, il faudra du temps et/ou passer à la caisse. C’est monnaie courante de nos jours et cela me fait toujours tiquer tout de même.

Côté gameplay, MAVRIX se complique un peu la vie pour la réalisation des tricks. A croire que chaque jeu veut définir LA façon de faire alors que les bases efficaces sont déjà là depuis longtemps. Sans compter que la précision laisse un peu dubitatif car quand on lance des rotations, en général, notre rider part pour une série infinie ou presque et pour le stopper, c’est un peu pénible. Vous pensiez lancer un petit backflip ? Vous partez pour trois tours ! Les grabs ne sont pas en reste car s’ils sont contrôlables à souhait, ils ne sont pas variés ou plus dingue que cela. Par contre, j’ai apprécié la vue intérieure pour la partie descente et vitesse. C’est rude pour les tricks comme souvent dans les jeux de ce genre mais pour la partie descente, c’est plutôt cool. Dommage que notre rider soit si sensible à la moindre racine, au moindre fanion ou autre car, selon moi, il a tendance à tomber un poil facilement.

En résumé, MAVRIX part d’une bonne intention mais sa technique et sa jouabilité sont en deçà des standards. Le jeu peut encore changer avec le temps mais en aura t’il les moyens et le temps ?